Skip to main content

UN GROUPE SOCRATIQUE AU QUÉBEC: EST-IL NÉCESSAIRE?

Introduction

            Socrate (c. 470-399) est reconnu comme un des penseurs les plus importants de l’histoire de l’humanité, pas autant pour les théories qu’il aurait posées, que pour la manière dont il aborder des questions difficiles que notre vie terrestre nous présente. Il y a plusieurs aspects de la pensée de Socrate qui interpelle ceux, même aujourd’hui, qui ont un intérêt pour la vérité. Premièrement, Socrate nous démontre ce qu’on pourrait appeler l’humilité intellectuelle par le fait qu’il approche la vérité avec beaucoup de caution. Socrate, contraire à beaucoup de ses contemporaines, ne prétend pas connaître la vérité. Sa déclaration lors de son procès devant l’assemblé d’Athènes est devenu est connu même par ceux qui n’ont jamais étudié Socrate. Socrate explique que l’oracle de Delphi aurait dit que Socrate était l’homme le plus sage qui était présentement en vie.[1] Socrate était surpris par une telle affirmation et s’est demandé pourquoi l’oracle aurait dit une telle chose.[2] Il est arrivé à la conclusion suivante : « Je suis plus sage que cet être humain-là. Nous risquons tous deux de ne rien savoir d’admirable et de bon, mais lui croit savoir quelque chose alors qu’il ne le sait pas. Pour ma part, de même que je ne sais pas, je ne crois pas non plus savoir. Il est vraisemblable que je sois à tout le moins un peu plus sage que lui, dans la mesure où les choses que je ne sais pas, je ne crois pas non plus les savoir. »[3] Cette réalisation a poussé Socrate vers la recherche perpétuelle de la vérité, une recherche qui aurait conduit le restant de sa vie, et qui est la raison pour lequel on l’a tué.[4] Après avoir expliqué son parcours de vie, par lequel il parler avec tous ceux qu’il trouver pour essayer de comprendre la vérité, il donne sa conclusion concernant son expérience, « Alors que, citoyens, c’est le dieu qui risque d’être réellement sage et de dire par son oracle que la sagesse humaine vaut peu de choses, ou même rien. Et quand il parle de Socrate, il apparaît se servir de mon nom afin de me donner en exemple, comme s’il voulait dire : ‘Celui d’entre vous, humains, est le plus sage qui, comme Socrate, a compris qu’en vérité il ne vaut rien quant à la sagesse.’ »[5]

            Le deuxième aspect de Socrate qui inspire ceux qui aime la vérité est le fait que Socrate suivait la vérité là où la vérité le dirigé. Il n’arrêter pas sa recherche pour le simple fait d’avoir trouvé quelque chose qui était réconfortant. Au contraire, toutes les positions devaient être examinées de manière critique. Angus Menuge fait remarquer que pour Socrate, « les véritables forces et faiblesses d’un point de vue ne deviennent claires que lorsqu’il est développé sous un examen profond et critique. L'expérience n’est pas toujours agréable, et peut révéler que les convictions profondes de quelqu'un sont des préjugés sans fondement. Mais il y a, aussi, bien des avantages. On peut apprendre l'humilité, se rendant compte que quelqu'un avec un point de vue opposé à un meilleur argument qu’on aurait pensée. On a l'occasion de raffiner ou de modifier nos points de vue pour surmonter les objections. On peut enfin rejeter une idée qui ne se maintient pas lorsqu’on le critique et accepter une idée longtemps rejetée. Comme Aslan, la méthode socratique n’est pas ‘sans danger’. Mais il est bon, si notre objectif est de faire de notre mieux pour trouver la vérité. »[6] Le troisième aspect de la pensée de Socrate qui inspire ceux qui sont à la recherche de la vérité est la méthode socratique qui était développée par Socrate pour l’examen critique des positions qu’il rencontré lors de sa poursuite de la vérité.

            Socrate, alors, est devenu quasiment un symbole de la poursuite constant, honnête, et humble, de la vérité. On sait qui est Socrate, et ce qu’il représente pour nous aujourd’hui, mais qu’est-ce qu’un groupe Socratique? Dans ce qui suit, je vais présenter l’histoire du premier groupe Socratique. Je vais, deuxièmement, démontrer que nous avons besoin d’un groupe de cette nature au Québec, et spécialement à SEMBEQ. Finalement je vais présenter une proposition pour le fondement d’un tel groupe.


Qu’est-ce qu’un Groupe Socratique

Le fondement de la première groupe Socratique

            Le premier groupe socratique a commencé sur le campus de l’université d’Oxford en Angleterre, et a vu ses meilleurs jours sous la direction de C. S. Lewis. Christopher Mitchell raconte ce qui s’est passé pour que le club socratique d’Oxford soit fondé. Il nous explique que l’idée du club est venue lorsqu’un nouvel étudiant à Somerville Collège (un collège pour les femmes à Oxford), Monica Shorten, a approché, en 1941, la Mademoiselle Stella Aldwinckle pour le faire remarquer que « personne ne semble prêt à discuter sérieusement des questions les plus profondes qui sont soulevées par les agnostiques et les athées. ‘Les sermons et les clubs religieux prennent comme acquis que les difficultés réelles sont résolues—des choses comme l'existence de Dieu, la divinité du Christ et ainsi de suite.’ »[7] La Mademoiselle Aldwinckle a fait des recherches pour découvrir qu’il y avait beaucoup d’autres filles à son collège qui avait ces mêmes questions.[8] Aldwinckle a décidé d’organiser une première rencontre pour tester les eaux. La première rencontre avait beaucoup de participants, et à la deuxième rencontre le local était tellement plein qu’il n’y avait plus d’espace pour s’asseoir.[9] La décision était prise qu’il fallait commencer, officiellement, « un forum ouvert pour la discussion des difficultés intellectuelles liées à la religion en général et le christianisme en particulier. »[10] C’est à ce moment qu’Aldwinckle a approché C. S. Lewis, dû à ses qualifications particulières, pour qu’il préside aux rencontres du club.[11] La première rencontre officielle du club socratique à Oxford a eu lieu le 26 janvier 1942.[12]


Ses Buts et ses participants

            Le but du club socratique d’Oxford était, en résumé, de créer « un forum ouvert pour la discussion des difficultés intellectuelles liées à la religion en général et le christianisme en particulier. »[13] Dans l’article que Lewis a écrit concernant la fondation du club Socratique il dit que « Socrate avait exhorté les hommes de ‘suivre l'argument partout où il les conduisit’: le Club a vu le jour pour appliquer son principe un objet en particulier—les pour et les contres de la religion chrétienne. »[14] Il explique l’importance d’un tel club lorsqu’il dit que « Dans une communauté  qui est aussi grande et bavarde qu’une université, il y a toujours le danger que ceux qui pensent de même vont graviter ensemble dans des coteries où, désormais, ils rencontreront l'opposition seulement dans la forme émasculée de la rumeur de ce que les étrangers disent ceci ou cela. Ceux qui sont absents sont facilement réfutés, le dogmatisme complaisant prospère, et les différences d'opinions sont aigries par l’hostilité des groupes. Chaque groupe n’entend pas le meilleur, mais le pire, que l'autre groupe peut dire. »[15] Le but, alors, du groupe socratique d’Oxford était de créée un dialogue au sujet du Christianisme dans lequel les meilleurs représentatives du Christianisme, l’Athéisme et l’Agnosticisme venaient pour présenter leurs points de vue sur des sujets qui rangé entre des arguments en faveur de l’agnosticisme à l’importance de la prière dans la démarche chrétienne.

            Les participants du club étaient un groupe varié. Il y avait des athées fervents, des chrétiens fervents, des chrétiens qui douté de leur foi chrétienne et chercher des raisons pour persévérer dans leur foi, et des personnes qui n’étaient que curieuses.[16] Il y en avait des spécialistes ainsi que des novices en philosophie, théologie et d’autres domaines de recherche qui assisté fidèlement aux réunions.[17] Les personnes qui auraient fait des présentations dans des réunions du club (qui était dirigé par Lewis de 1942-1954) inclus quelques-uns des plus grands philosophes, théologiens et scientifiques de ce temps, y compris, « les philosophes Elizabeth Anscombe, J. L. Austin, A. J. Ayer, Renford Bambrough, Brand Blanshard, Frederick Copleston, Michael Dummett, Antony Flew, Peter Geach, R. M. Hare, C. E. M. Joad, John Lucas, Basil Mitchell…P. H. Nowel-Smith, H. H. Price, Gilbert Ryle, Stephen Toulmin, Bernard Williams and John Wisdom; les scientifiques Jacob Bronowski, Conrad Lorenz et Michael Polanyi…et des théologiens tels que Christopher Dawson et Austin Farrer. »[18] En effet, Lewis explique qu’ils avaient littéralement demandé à tous les athées les plus connus et plus intellectuellement honnêtes de venir présenter leurs arguments contre le christianisme.[19]


Sa manière de fonctionner

            Le dernier point à considérer dans cette section est la manière dont le club Socratique fonctionné. Le club socratique se rencontrait chaque lundi soir de 20h15-22h30, avec une assistance régulière d’entre 60-100 personnes.[20] Chaque rencontre du club Socratique procédé de la manière suivante. La soirée commençait avec une présentation par un orateur qui avait était invité pour présenter sa position sur un sujet relié à la Christianisme. Cette présentation était suivie par une réponse formelle d’un interlocuteur qui tenait une autre position, sur le même sujet, que celle du premier orateur. L’orateur et son interlocuteur devaient être de la même qualité académiquement parlant. C. S. Lewis avait la responsabilité de, et c’était attendue qu’il allait, défendre la foi chrétienne. Après que les deux orateurs auraient fait leurs présentations, il y aurait l’opportunité donnée à la salle d’interagir avec les deux orateurs, et il y aurait une discussion ouverte pour le reste de la soirée.[21] Selon Walter Hooper l’interlocuteur recevait la rédaction du premier orateur à l’avance, pour qu’il soit en mesure d’interagir, de manière plus profonde, avec la position du premier orateur.[22] De cette manière le groupe socratique a créé une ambiance civile et neutre où on pourrait discuter des sujets reliés au Christianisme. Menuge explique que « L'exclusion du piétisme signifie que les appels à l'expérience religieuse intérieure et des témoignages personnels, si précieux quand partagé parmi les croyants n’avaient pas de place dans le socratique. Par sa nature même, le Club devait offrir un champ de concurrence équitable à la fois pour les croyants et pour les non-croyants…comme dans une cour de justice, le socratique s’est limité à ce qui était évident pour l’homme commun et à l'argumentation rationnelle qui pourrait être évaluée par toutes les parties intéressées. »[23]


Pourquoi un Groupe Socratique au Québec?

L’importance de la pensée critique en générale

             Celui qui demande pourquoi on devrait faire quelque chose, apprendre quelque chose, pratiquer quelque chose ou croire quelque chose, cherche une raison qui serait suffisante pour lui convaincre qu’il devrait entamer cette action, apprendre cette sujet, pratiquer cette habilité, ou croire cette affirmation. Une réponse à la question pourquoi est, alors, une raison pour faire l’action en question, ou pour croire l’affirmation en question. En 1 Pierre 3 :15, l’apôtre Pierre nous explique que c’est la responsabilité du croyant (on ne parle pas ici du pasteur—Paul dit ailleurs que le pasteur à la même responsabilité) de « sanctifiez dans vos cœurs Christ le Seigneur; soyez toujours prêts à vous défendre contre quiconque vous demande raison de l’espérance qui est en vous. »[24] Le contexte de ce verset nous explique que la personne, qui demande au croyant pour une raison, aurait déjà vue le bon témoignage du croyant—on l’a vu souffrir avec paix et persévérance à cause de notre espérance. On veut savoir maintenant, pourquoi as-tu cette espérance? Quelle est la raison de ton espérance? Le croyant devrait être capable de répondre. Il y a, alors, une raison biblique qui devrait encourager tous les croyants à vouloir être en mesure de bien « raisonner »--avoir une pensée critique. Jude exhorte les croyants en disant qu’il les a écrits parce que « je me suis senti obligé de le faire, afin de vous exhorter à combattre pour la foi qui a été transmise aux saints une fois pour toutes. »[25] Ce combat n’est pas fait par la force de nos bras ou de nos armes, mais par les raisons qu’on donne. L’exemple parfait est Paul qui, selon l’auteur des Actes des Apôtres, « selon sa coutume. Pendant trois sabbats, il eut avec eux des entretiens, d’après les Écritures; il expliquait et exposait que le Christ devait souffrir… »[26] Le mot entretiens, dans le Grec, est diéléxato, qui a comme sens, de dialoguer, discuté ou d’engager dans la dialectique (qui est un mot français qui trouve ses racines dans ce mot grec).  L’idée est que Paul raisonné avec ceux qui étaient dans le temple. Dans ce qui suit, je vais donner plusieurs raisons pour lequel on devrait, en générale, essayer de développer une pensée critique.         

            Premièrement, celui qui n’a pas une pensée critique est crédule, étant facilement ébranlé dans ce qu’il/elle pense sur n’importe quel sujet. Pour qu’on ne soit pas ébranlé dans notre foi, dans ce qu’on croit concernant Dieu, la Bible, et ce monde il faut développer une pensée critique qui va nous permettre de faire attention et éviter les fausses philosophies et vaines tromperies des hommes.[27] Deuxièmement, celui qui développe une pensée critique va avoir une meilleure capacité d’ordonner ses propres pensées, et rendre ses propres pensées cohérentes.

            Troisièmement, développer la pensée critique va nous aider à être des meilleures personnes. Si tu penses que la moralité se base sur la nature divine, et que Dieu nous a expliqué dans sa parole comment bien agir, alors si tu développes une pensée critique, tu vas être plus en mesure de comprendre la parole de Dieu, et, alors, de mieux savoir comment agir. Si tu penses que la moralité humaine se base sur la nature humaine, et alors qu’on peut savoir comment agir en réfléchissant sur ce qui est bon pour un être humain, alors si tu développes une pensée critique, tu vas être plus en mesure de savoir comment agir dans les circonstances qui te sont présenté dans ta vie. Peu importe quelle théorie morale est vraie, si nos pensées sont illogiques nos actions vont être irrationnelles. En général les actions irrationnelles ne sont pas bien, et, souvent, ils sont mauvais. Donc, de développer la pensée critique nous aide à devenir des meilleures personnes.

Quatrièmement, celui qui développe une pensée critique va être plus en mesure de communiquer ses pensées comme il faut. Tout le monde veut être compris. Si nos communications ne sont pas cohérentes, alors ils ne sont pas compréhensibles. Si quelqu’un réussit à comprendre une communication qui est incohérente, ça va être parce qu’il aurait lu entre les lignes, ou interpréter la communication en question basée sur ce qu’il connaît de la personne qui parle. Il y a déjà beaucoup de barrières à la communication, comme des langages différents, des accents différents, des distances, des cultures différentes, des visions du monde différentes. Même la différence d’âge peut brimer la communication. Plusieurs de ces barrières ne peuvent pas être enlevées. Avec autant de barrières à la communication, s’il y a quelque chose qu’on pourrait faire pour augmenter nos chances à bien communiquer, il faut le faire. Une pensée critique nous aide à communiquer de façon claire et précise, donc, si on veut être compris, on devrait développer une pensée critique. Pour un chrétien l’évangélisation – la prédication de l’évangile à ceux qui ne la pas entendues – devrait être une priorité. Quand on évangélise on essaie de transmettre un message qui, si c’est vrai, à des conséquences énormes. Si nous avons développé une pensée critique, et sont capable de bien raisonnée, nous allons pouvoir présenter l’évangile de façon cohérente et compréhensible. En Romains 10 :14-15 Paul pose des questions à laquelle la question devrait être évidente. « Comment donc invoqueront-ils celui en qui ils n’ont pas cru? Et comment croiront-ils en celui dont ils n’ont pas entendu parler? Et comment entendront-ils parler de lui, sans prédicateurs? Et comment y aura-t-il des prédicateurs, s’ils ne sont pas envoyés? » On pourrait poser une autre question, et comment comprendront-ils ce que les prédicateurs enseigne si c’est illogique, incohérente, et, donc, incompréhensible. Ceci devrait être une bonne motivation pour que des pasteurs et dirigeants chrétiens apprendre à bien raisonné. Pour enseigner quelqu’un il faut que tu sois capable de communiquer les connaissances que tu as acquises pour que l’autre le comprendre. Si tu es incohérent dans ta communication, tu diminues les chances que tu sois compris. Donc la connaissance de la logique, et une bonne pensée critique sont nécessaires pour la prédication, l’enseignement, l’évangélisation et toute autre communication qu’on voudrait faire.

Cinquièmement, de pouvoir bien raisonné, et d’avoir une pensée critique, nous aide à mieux comprendre la communication des autres. Si on veut bien comprendre ce qu’un autre cherche à dire, il faut qu’on comprendre comment le langage fonctionne, comme la relation entre les termes dans une phrase, et la relation entre les propositions. La logique est ce qui nous enseigne ces connaissances importante et pratique. Donc, que tu veuilles lire la lettre de ton amoureux, un traité philosophique, scientifique, théologique, ou la Bible, si tu connais comment utiliser la logique, si tu as développé une pensée critique, tu vas être plus en mesure de comprendre la communication des autres, que si tu ne connais pas la logique. Ceci va autant pour les écrits qui ne sont qu’humains, que pour les écrits qui sont inspirés par Dieu (c'est-à-dire la Bible).

Il y a beaucoup d’autres raisons qui pourraient être données, mais nous allons arrêter avec 5. On pourrait dire que, si toutes les humaines (surtout les croyants) devraient développer une pensée critique, et si des pasteurs sont des humains, alors tout ce qu’on vient de dire s’applique autant aux pasteurs qu’aux humaines en générale. Ceci étant dit, il y a des raisons supplémentaires à ceux-ci pour lequel tous les pasteurs devraient non seulement développer une pensée critique, mais devrait même apprendre comment utiliser la logique. Regarder quelques raisons pour lequel c’est important pour les pasteurs de développer une pensée critique.


L’importance de la pensée critique pour les Pasteurs

            Il y a, au moins, 3 raisons supplémentaires pour lequel les Pasteurs devraient vouloir développer la pensée critique, et, même, apprendre utiliser la logique : une raison biblique, une raison relationnelle, et une raison pédagogique.

Nous retrouvons le texte clé pour la raison biblique en Tite 1 :9 où Paul explique à Tite qu’une des qualifications pour être un « pasteur » ou ancien dans une église locale est que l’homme devrait être « attaché à la parole authentique telle qu’elle a été enseignée, afin d’être capable d’exhorter selon la saine doctrine et de convaincre les contradicteurs. » Un des rôles du pasteur d’une église locale est non seulement de veiller à ce que les enseignements qui sont donnés dans l’église soient fidèles à la doctrine chrétienne et d’encourager les chrétiens dans l’église locale selon la doctrine chrétienne, mais, aussi, de convaincre les contradicteurs. Cette dernière tâche à une connotation apologétique. C'est-à-dire, un des qualifications pour être un ancien dans l’église locale est qu’on doit être en mesure non seulement de défendre l’évangile contre ceux qui l’attaque, mais, aussi de convaincre ceux qui s’opposent à l’évangile. La tâche de défendre une position et de convaincre une autre personne de cette position nécessite la pensée critique. Autrement dit, si la présentation de l’évangile (ou une doctrine chrétienne) est cohérente, bien réfléchis et raisonné, compréhensible et raisonnable, alors la personne qui entends cette présentation va être plus prône de le considérer, voir même l’accepté. De l’autre côté, si la présentation de l’évangile (ou une doctrine chrétienne) n’est pas cohérente, étant mal réfléchis, mal raisonné, confus, mal organisé, à peine compréhensible ou raisonnable, alors la personne qui entends cette présentation va être plus prône de la rejeté avant même de le considéré. Le développement de la pensée critique, et la capacité d’utiliser la logique nous aide à mieux réfléchir et raisonner et mieux formuler nos paroles pour que nos présentations soient cohérentes, compréhensible et raisonnable. Alors, notre capacité de convaincre les autres, et de défendre l’évangile, dépends de notre capacité de bien raisonné. De développer une pensée critique (voir même savoir comment utiliser la logique) va nous aider à bien raisonné. Alors, si on veut être qualifié pour être pasteur ou ancien, alors il faut qu’on développe une pensée critique.

            Il y a, aussi, ce qu’on pourrait appeler une raison relationnelle. Un des rôles d’un ancien ou pasteurs est de donner des conseils à des membres et adhérents de son église. Ces conseils pourraient être en rapport avec des décisions que la personne doit prendre pour l’avenir, ou en rapport avec ce qui doit être fait face à des mauvaises décisions qui était pris dans le passé. Ces conseils pourraient aussi être en rapport avec des relations brisées, ou des circonstances difficiles. Dans chacun de ces cas les pasteurs vont être appelé à discerner ce qui est le bon conseil à donnée selon la situation, la personne en question, et ce que la Bible enseigne (entre autres). Le pasteur qui aurait développé une pensée critique va être plus en mesure (que celui qui n’a pas développé une pensée critique) de bien peser les éléments de chaque situation, et de donner des conseils qui sont sages. Comme nous avons mentionné ci-haut, une pensée critique nous aide, comme individu, à mieux saisir ce qu’on devrait faire sur le plan morale, de la même manière, une pensée critique va aider les pasteurs a mieux saisir quel conseil qu’ils devraient donner à ceux qui cherchent leur aide.

            La dernière raison que nous allons mentionnée, qui devrait vraiment encourager les pasteurs à développer une pensée critique est ce que je vais appeler une raison pédagogique. Cette dernière raison s’applique non seulement aux pasteurs et anciens, qui ont souvent (dans les églises traditionnelles) la responsabilité d’enseigner l’église au sujet de Dieu, sa Parole, etc., mais à ceux dans l’église qui ont le don d’enseigner et qu’on appelle les docteurs ou enseignants de l’église. En Jacques 3 :1, on nous avertit, « Ne soyez-pas nombreux à vouloir être docteurs, mes frères, car vous savez que nous subirons un jugement plus sévère. »[28] Ceux dans l’église qui enseignent, et ceci inclus les pasteurs et anciens, sont tenu responsable devant Dieu pour ce qu’ils enseignent à l’église. Étant donné qu’ils ont le pouvoir, par leurs enseignements, de changer des vies (pour le meilleur ou pour le pire) et de changer les pensées (vers la vérité ou l’erreur), ils vont être jugés plus sévèrement. Ceci devrait motiver ceux qui enseignent à vouloir être davantage sûr et certain de la vérité de ce qu’ils enseignent. La plus que nous avons une pensée critique (et l’étude de la logique va beaucoup aider avec ceci), la plus que nous allons être en mesure de critiquer nos propres enseignements pour vérifier que nous sommes en train d’enseigner la vérité. Ceux qui n’ont pas une pensée critique ne sont pas capables de porter un regard critique sur leurs propres enseignements et vont être plus en danger d’enseigner l’erreur. Alors, pour leur propre bien devant le jugement de Dieu il serait sage que les pasteurs développent une pensée critique, voir même apprendre comment utiliser la logique pour les aider dans leurs recherches et dans la critique de leurs propres enseignements.


La Besoin au Québec

            On vit, présentement, dans une société qui est à la fois post-catholique et postmoderne. Quand on dit post-catholique on veut dire que la population, qui était, voilà 50-60 ans, quasiment toute catholique, ne veut plus rien savoir concernant des choses qui sont dites chrétiens. Ils tiennent en horreur des églises Chrétiens, la religion organisée, la Bible, Jésus, et toute autorité religieuse. Ça ne veut pas dire que les Québécois ne sont pas religieux, seulement qu’ils ne veulent rien savoir de ce qui ressemble au Catholicisme qui régné au Québec au début des années 1900. Quand on dit postmoderne on peut faire référence à l’idée qu’il n’y a aucune vérité objective, et que toute est subjective; mais on fait aussi référence à la notion qu’on ne peut pas jeter un regard objectif sur le monde autour de nous—nécessairement on interprète, à travers un système d’interprétations qu’on accepte comme vrai, tout ce qui se présente à nous dans le courant de nos vies. Cette notion d’interprétation rend toute relative à celui qui interprète; mais, on nous dit, c’est comme ça la réalité. Une personne pourrait avoir une interprétation différente qu’un autre des évènements, mais il n’y a aucune manière de déterminer quelle interprétation a raison. Nous voyons, aussi, l’impact de l’existentialisme nihiliste sur notre société et dans nos églises, l’influence du pragmatisme qui s’insère subtilement partout. Comment rejoindre une telle société avec l’évangile? L’évangile parle de Jésus comme étant une véritable personne historique. On explique que son histoire, qui a réellement eu lieu, se trouve dans la Bible—un document qui est historiquement fiable. Son évangile est prêché par l’église, et sans lui nous sommes non seulement condamnés à une vie sans but, mais à une éternité sans Dieu. On enseigne que la Bible est vraie, et que Jésus est la seule voie à Dieu. Nous voyons, alors, que l’évangile est absolument tout ce que notre société québécois cherche à éliminer. Non seulement est-ce qu’on doit contourner l’hostilité de notre société, mais on est aussi obliger de confronté de nombreuses présuppositions philosophiques qui empêche nos interlocuteurs à même comprendre notre message. Comment aborder une société qui est non seulement païenne (comme dans le temps de Paul), mais qui a déjà (selon eux) gouter à l’évangile (ils étaient élevés dans l’Église catholique), et qui a vomi l’évangile à terre en jurant de ne plus jamais le toucher? On ne parle pas d’un champ missionnaire qui est « vierge », mais un champ missionnaire qui était noyé dans un faux évangile pendant des centaines d’années, pour finir à s’en sortir (enfin), et qui ne veut plus retourner dans le bain.

            L’auteur des Actes des Apôtres, dans le chapitre 17, nous démontre Paul en train d’engager deux groupes de personnes différents. En Actes 17 :1-4, Paul s’en va dans la synagogue juive, et il prêche l’évangile aux Juifs. Qu’est-ce qu’il fait? Il ne commence pas en citant Jean 3 :16. Le texte nous informe qu’il a commencé dans l’Ancien Testament en les démontrant que leur Messie allait venir pour mourir, et qu’il allait être ressuscité. Après avoir démontré ces faits à partir de l’Ancien Testament, il déclare que Jésus est ce Messie, qu’il est l’accomplissement des prophéties, et que le salut se trouve en lui seul. Lorsqu’il aborde les Juifs, il commence avec une autorité qu’il accepte et qu’ils acceptent—l’Ancien Testament. Il bâtit sur cette autorité qui leur est commune pour finir par leur présenté avec l’évangile.

En Actes 17 :16-34, Paul adresse des païens et des philosophes à Athènes. On l’entend enseigner la résurrection de Jésus dans le marché et on le demande de présenter son enseignement dans l’aréopage—devant les penseurs grecs. Nous remarquons que lorsqu’il adresse son audience il ne mentionne pas le nom de Jésus. Il commence en expliquant qu’il n’y a qu’un seul Dieu qui a créé le monde, et toute créature. Cet enseignement n’était pas surprenant ni scandaleux pour les penseurs grecs parce que les plus grands penseurs grecs (Socrate, Platon, Aristote, etc.) avaient déjà démontré ces faits. Paul a continué à expliquer que ce Dieu allait juger le monde par un homme qu’il a ressuscité de la mort. C’est lorsqu’il est arrivé à la question de la résurrection que la foule l’a interrompue. Paul commence avec, et utilise à travers sa prédication, des vérités et des autorités qui étaient accepté par les penseurs grecs. Il faisait appel à des vérités que les philosophes grecs avaient déjà démontrées, et il a cité des poètes grecs qui disaient des choses vraies.

            Notre société n’accepte pas l’autorité de la Bible – ni l’Ancien Testament ni le Nouveau Testament – alors on commence avec quoi? Est-ce qu’il y aurait une autorité à laquelle on peut faire appel pour rejoindre notre société avec l’évangile? Oui, mais il va falloir être créatif, et vif d’esprit avec une bonne pensée critique et une capacité d’analyser les pensées et dires de nos interlocuteurs. Dans notre société les questions qu’on se fait demandé le plus souvent sont : Y-a-t’il de vérité? Dieu existe-t-il? Si Dieu est si bon, pourquoi est-ce qu’il y autant du mal dans le monde? La Bible est-elle fiable? Jésus est-il Dieu?  On se fait confronter par les attaques suivantes : il n’y a pas de vérité objective! Dieu n’existe pas! La Bible n’est que la parole des hommes utilisés pour contrôler la société! L’idée de Dieu n’est qu’une béquille pour les faibles. Pour faire face à ces questions et attaques, il va falloir être en mesure de bien réfléchir. Si on veut entrer en dialogue avec notre société c’est nécessaire qu’on apprendre à penser, et qu’on développe une pensée critique. L’encouragement de C. S. Lewis parle directement à notre situation présente au Québec : « « D’être ignorants et simples maintenant—de ne pas être en mesure de rencontré les ennemis sur leur propre terrain—seraient de déposer nos armes, et de trahir nos frères non instruits qui n’ont, sous Dieu, aucune autre défense que nous contre les attaques intellectuelles des non-croyants. La bonne philosophie doit exister, même si ce n'est que parce qu’on doit donner une réponse à la mauvaise philosophie. »[29]


Le fondement d’un Groupe Socratique

            Une des manières qui nous est disponibles pour nous aider à développer une pensée critique, pour donner une réponse à la mauvaise philosophie et les mensonges de notre société, et pour former les leaders de l’église pour qu’ils soient réellement en mesure de faire face à la société qui est à nos portes, est la création d’un groupe comme le club socratique d’Oxford que C. S. Lewis à diriger pendant tant d’années. Dans ce qui suit, je vais donner un bref survol d’un plan pour la création d’un groupe Socratique au Québec.


Nos buts

            Les buts proposés du club socratique d’Oxford étaient d’examiner les pour et les contres de la Christianisme. Un des buts de notre regroupement, suivant l’exemple de C. S. Lewis va être d’approfondir des sujets relier à la Christianisme pour mieux les comprendre, et pour mieux comprendre les nuances de ces sujets ainsi que les arguments positif ou négatif concernant la Christianisme. Un but secondaire, qui va être accompli par l’accomplissement du premier but, est d’aider les chrétiens de Québec, et tous ceux qui s’intéressent à ces soirées, de développer une pensée critique pour qu’ils vont être en mesure de donner une réponse lorsqu’on les demande au sujet de l’espérance qui est en eux (1 Pie. 3 :15).


Notre manière de fonctionnée

Nous allons imiter la manière de fonctionnement du club Socratique de Lewis. Nous allons commencer avec un groupe de personnes qui est choisi parce qu’il s’intéresse à l’explication rationnelle du Christianisme et des sujets connexe et ils sont capables de participer de manière appropriée dans des discussions profondes. Ceci est important parce qu’il se peut que nos convictions profondes soient mise sous la lumière pour être examiné en ce qui concerne leur cohérence et vérité. La raison pour lequel nous allons commencer avec un groupe restreint de personnes est parce qu'il faut que l'ambiance de ce type de soirée soit établie avant d'inviter d'autres personnes.

La première soirée va être plus informelle, commençant avec une période d'explication—touchante sur les buts de ces rencontres, et comment nous allons procéder. Cette explication va être suivie par une présentation, et une discussion au sujet de la présentation. Les soirées normales de cette rencontre vont procéder de la manière suivante : une personne qui présente leur recherche sur un sujet en particulière. Après leur présentation leur travail va être subi à l’examen critique d’un ou deux interlocuteurs. Après l’examen critique, on va permettre à tous ceux qui sont présents de poser des questions et d'interagir avec les participants principaux, en restant sur le sujet de la soirée.

Un horaire va être créé, et publier, au début de chaque session scolaire. Les sujets vont être déterminés et affichés longtemps d'avance (avec une liste de ressources qui pourrait être consultée sur ce sujet), pour que tous ceux qui se présentent puissent être en mesure d'interagir avec les sujets de manière intelligente. Les sujets vont être au sujet de la théologie, la philosophie et l'apologétique chrétiens.



[1]Platon, « Apologie de Socrate 20e, » dans Euthyphron et Apologie de Socrate, trad. Frédérick Têtu et Bernard Boulet (Québec : Collection Résurgences, 1995), 27. Toutes les autres références à l’apologie de Socrates vont utiliser cette édition française, et les citations vont inclure seulement le chiffre et lettre de la citation.

[2]Apologie 21b.

[3]Ibid., 21d.

[4]Socrate avait nié l’existence des dieux Grecs. Sa compréhension de la divinité se rapproché plus à la monothéisme.

[5]Apologie 23a-b.

[6]Angus Menuge, Socrates in Service to Christ: The Formation of an Apologist (http://www.phc.edu/UserFiles/File/_Other%20Projects/Global%20Journal/7-2/Menuge%20Socrates%20in%20Service%20to%20Christ.pdf, accéder le 20/02/2015), 2. Traduction le mien. En anglais on lit, “the true strengths and weaknesses of a viewpoint only become clear when it is developed under close critical scrutiny. The experience is not always pleasant, and may reveal that someone's deeply held convictions are unsubstantiated prejudice. But there are benefits as well. One may learn humility, realizing that someone with an opposing view has a better case than one thought. One has the opportunity to refine or modify one's views to overcome objections. One may finally give upon an idea that simply holds no water and embrace an idea one long rejected. Like Aslan, the Socratic method is not 'safe.' But it is good, if one's goal is to do one's best to find truth.”

[7]Christopher Mitchell, “University Battles: C. S. Lewis and the Oxford University Socratic Club”, dans C. S. Lewis: Lightbearer in the Shadowlands, éd. Angus Menuge (Wheaton, IL: Crossway Books, 1997), trouver sur www. cslewisinstitute.org/node/46, accede le 11/02/2015). Traduction le mien. En Anglais on lit, “no one seems ready to seriously discuss the deeper questions raised by agnostics and atheists. 'The sermons and the religious clubs just take the real difficulties as solved--things like the existence of God, the divinity of Christ and so on.'”

[8]Ibid. Cf. Menuge, SSC, 3.

[9]Ibid.

[10]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “for the discussion of the intellectual difficulties connected with religion in general and with Christianity in particular.”

[11]Ibid. Cf. Menuge, SSC, 3.

[12]C. S. Lewis, “The Founding of the Oxford Socratic Club”, in God in the Dock, ed. Walter Hooper (Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans Publishing, 1970), 126fn3. Cf. Menuge, SSC, 4. Mitchell, UB.

[13]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “for the discussion of the intellectual difficulties connected with religion in general and with Christianity in particular.”

[14]Lewis, FOSC, 126. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Socrates had exhorted men to 'follow the argument wherever it led them': the Club came into existence to apply his principle to one particular subject-matter--the pros and cons of the Christian Religion.”

[15]Ibid., 127. Traduction le mien. En Anglais on lit, “In any fairly large and talkative community such as a university there is always the danger that those who think alike should gravitate together into coteries where they will henceforth encounter opposition only in the emasculated form of rumour that the outsiders say thus and thus. The absent are easily refuted, complacent dogmatism thrives, and differences of opinion are embittered by group hostility. Each group hears not the best, but the worst, that the other group can say.”

[16]Menuge, SSC, 3.

[17]Lewis, FOSC, 127.

[18]Menuge, SSC, 7.

[19]Lewis, FOSC, 128.

[20]Menuge, SSC, 4.

[21]Cf. Menuge, SSC, 7. Robert C. Stroud, « The Socratic Club: Religious Debate at Oxford University », www.scriptoriumnovum.com/l/club.html, (accéder le 11/02/2015).

[22]Walter Hooper, “Preface”, in God in the Dock, ed. Walter Hooper, (Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans, 1970), 9. Cf. Walter Hooper, « Oxford’s Bonny Fighter, » dans C. S. Lewis at the Breakfast Table and Other Reminiscences, ed. James T. Como (New York: Macmillan, 1979), 140.

[23]Menuge, SSC, 6. Traduction le mien. En Anglais on lit, “The exclusion of pietism meant that appeals to inner religious experience and personal testimonies, however valuable when shared among believers, had no place in the Socratic. By its very nature, the Club had to offer a level-playing field to both believer and unbeliever...Like a court of law, the Socratic confined itself to public evidence and rational argument which could be assessed by all interested parties.”

[24]1 Pie. 3 :15.

[25]Jude 1 :3.

[26]Actes 17 :2-3.

[27]Col. 2 :8.

[28]Jac. 3 :1.

[29]C. S. Lewis, « Learning in War-Time », in The Weight of Glory, ed. Walter Hooper (New York: Harper Collins, 2000), 58. Traduction le mien. En Anglais on lit, “To be ignorant and simple now—not to be able to meet the enemies on their own ground—would be to throw down our weapons, and to betray our uneducated brethren who have, under God, no defence but us against the intellectual attacks of the heathen. Good philosophy must exist, if for no other reason, because bad philosophy needs to be answered.”

Popular posts from this blog

How Kant’s Synthesis of Empiricism and Rationalism resulted in Agnosticism

Immanuel Kant, presented with the extreme empiricism of Hume and the extreme rationalism of Liebniz, which he discovered through the writings Wolff, sought to take a middle road between these two extreme philosophical positions. I would submit that Kant’s synthesis of these two views leads to an agnosticism about what Kant called “the thing-in-itself”, and ultimately to the philosophical positions known as Atheism, determinism, and nihilism.


Kant’s Sources
First of all, Kant was influenced by Hume’s empiricism and Newton’s physics. He saw that the physical sciences, in contrast to rationalistic metaphysics, were actually making advances. They were making discoveries, and building a system of knowledge that accurately described the world of our sense perceptions. Rationalistic metaphysics, on the other hand, was floundering amidst the combating systems that the philosophers were erecting. It did not provide new knowledge, and only led to unacceptable conclusions, such as the Absolute Mon…

A Short outline of Charles Taylor's: The Malaise of Modernity

CHARLES TAYLOR’S THE MALAISE OF MODERNITY[1]
            This is simply an outline of Taylor’s basic argument in this short work written by Charles Taylor. The idea of this outline is to help the reader understand the book by providing a simple outline of the basic argument that Taylor is presenting here. The book, which is essentially the manuscript is the fruit of a series of presentations that Taylor made at the Massey Conferences which are hosted by Massey College and Radio-Canada, is divided into 10 chapters. In the first chapter Taylor essentially proposes three causes (recognizing that there may be more) of the Malaise of Modernity: (1) Individualism or the Loss of Sense, (2) The Primacy of Instrumental Reason or the Loss of Ends, and (3) The effect on society and politics in general of the loss of sense to an inauthentic individualism and the domination of instrumental reason, or, the loss of true freedom. Taylor considers the first Malaise in chapters 2 to 8, the second in c…

LEISURE: THE BASIS OF CULTURE – A BOOK REVIEW

Leisure: The Basis of Culture & the Philosophical Act. Josef Pieper. Translated by Alexander Dru. 1963. Reprint, Ignatius Press, 2009. 143 pp. $12.99. ISBN 978-1-58617-256-5.
            This book is composed of two articles written by the German philosopher Josef Pieper. Though the two articles are intimately connected, they form two distinct works; as such, this book review will begin by giving a brief introduction to the works in question, followed by and exposition of each of the works individually. The two articles that are included in this book, Leisure: the Basis of Culture and The Philosophical Act, were both published in 1947, and, as such, were written during the cultural crisis in Germany that followed the Second World War. Not only did Pieper have the cultural crisis in mind when he wrote these articles, but he was also writing in light of the works of the most well-known German philosopher of the time – Martin Heidegger. As such, any reader who is familiar with Heidegg…