Skip to main content

LA POSITION PRÉSCIENCE SIMPLE DE L’ARMINIANISME CLASSIQUE

L’Arminianisme est une position théologique qui a perdu beaucoup de popularité chez les théologiens protestants au cours des dernières années, en raison principalement de la mauvaise rhétorique et des fausse représentations de cette positions théologique qui était propagé et popularisé par des néo-calvinistes tel que Jonathan Edwards, Charles Hodge, B. B. Warfield, A. H. Strong, Louis Berkhof, James White, John Piper, John MacArthur, Don Carson, etc.[1] Ceci étant dit c’est probablement la position la plus populaire dans les églises protestant du mouvement qu’on appelle « les église libres », ce qui inclut toutes les dénominations des baptistes, des frères, des anabaptistes, etc. Le but de ce survol de la position préscience simple est de corriger quelques erreurs de pensées concernant la position Arminian. Pour le théologien Arminian, la souveraineté divine et le libre arbitre humain sont compatibles.

Il faut commencer par écarter une première fausse représentation concernant la position Arminian sur la Souveraineté divine et la liberté de l’homme : Il n’y a pas un seul position Arminian. Des théologiens Arminians ont, historiquement, adhérer autant à des positions molinistes, thomistes, etc., qu’à la position de la préscience simple.[2] Même la position du théisme ouverte peut être liée (avec raison) à des théologiens Arminian Libérales (quoi que ce ne soit pas une conséquence nécessaire de la position Arminian – contraire à ce que certaines ennemies de la position Arminian laissent entendre.). La raison pour lequel on voit autant de positions possibles chez les théologiens Arminians est que leur position était développée, au début, plus sur la négation de certaines croyances Calviniste que sur le développement d’une position positive. Comme tel ils ont recherché de l’aide dans le thomisme, le molinisme, etc. Ceci étant dit, c’est la position de la préscience simple qui est la plus associé avec la théologie Arminian.

Dans ce qui suite nous allons donner un survol introductoire à la position Arminian de la préscience simple concernant la relation entre la liberté humaine et la volonté divine, suivi par quelques pensées concernant des difficultés possible qui pourrait ressortir des déclarations donner ici. Avant de continuer je vous invite de lire les autres publications introductoire dans cette séries : Introduction 1, Introduction 2, et les positions Calviniste, Moliniste, théiste ouverte et Thomiste . Pour notre exposition de la position de la préscience simple nous utiliserons, essentiellement, à des écrits de Gregory A. Boyd et Roger Olson. D’autres auteurs qu’on pourrait consulter pour voir une position semblable inclure Jacobus Arminius, John et Charles Wesley, John Miley, Thomas C. Oden, Richard Watson, William Burton Pope, Henry Thiessen, etc. C’est intéressante à noter, qu’avec raison ou non, Olson affirme que cette manière de comprendre la souveraineté divine et la liberté de l’homme est la position qui peut être trouver, « implicitement, si non explicitement, chez les pères de l’église ancien grec, la plus part des philosophes et théologiens chrétiens médiévales, les Reformeurs radicales (les Anabaptistes), Arminius et les Remonstrants, John Wesley et les Méthodistes, et plusieurs autre chrétiens à travers l’histoire. »[3]


La Souveraineté Divine

            La position de la préscience simple se base sur une compréhension d’un Dieu qui accentue le fait que Dieu est personnel.[4] La position de la préscience simple affirme sans équivoque que Dieu est absolument souverain.[5] On explique la souveraineté divine de la manière suivante : « L’Arminianisme Classique va bien au-delà de la croyance en la providence générale  pour inclure l'affirmation de la participation intime et directe de Dieu dans tous les événements de la nature et de l'histoire…Dieu gouverne l'univers entier et toute l'histoire. Il n’y a rien du tout qui peut arriver sans la permission de Dieu, et beaucoup de choses sont spécifiquement et directement contrôlé et causée par Dieu. Même le péché et le mal ne s’échappent pas à la gouvernance providentielle de Dieu, dans la théologie Arminian classique. Dieu les permet et les limites sans les vouloir ou les causer. »[6]

Olson explique que selon la position de la théologie Arminian classique on distingue entre la providence générale et particulière,[7] et le divise en trois catégories. (1) « La soutenance souverain de Dieu est son maintenance providentielle de l'ordre créé. »[8] (2) « L'assentiment de Dieu est son consentement et coopération avec les décisions et les actions des créatures. Aucune créature ne pourrait décider ou agir sans la puissance concordante de Dieu. »[9] (3) « Gouvernance ... pour la plupart des théologiens de pièces considérer la gouvernance comme d'aller plus loin dans les détails particuliers des affaires de créature et humaines ... Dieu peut et doit exercer un contrôle, mais pas à l'exclusion de la liberté humaine et non pas dans une telle manière à rendre lui l'auteur du péché et du mal. »[10]

La souveraineté divine et la préscience divine vont ensemble. Pour la position de la préscience simple on dit que « Dieu connait d’avance tout le cours de l'avenir ainsi que sa fin…Chaque proposition vraie est connue de manière exhaustive et infailliblement par Dieu. »[11] On nie que le fait que Dieu connait l’avenir nécessite que ce soit déterminé (et, donc, que l’homme ne soit pas libre dans ses choix).[12] Olson explique que « Le simple fait que Dieu ‘voit’ l'avenir ne signifie pas qu'il est déterminé. La préscience simple est, tout simplement, la vision de l'avenir. Il est mystérieux pour les humains, mais c’est un pouvoir divin et une prérogative attestée dans les Écritures. »[13]


La Liberté de la volonté

            La position de la préscience simple se base sur la notion de liberté qu’on appelle le libre arbitre libertaire (la même position du Molinisme et du théisme ouverte).[14] Olson décrit le libre arbitre libertaire comme « la croyance que seules les personnes exercent le libre choix ou la liberté de décision et d'action quand ils pourraient faire autrement qu'eux. »[15] Olson explique que « En fait, les Arminians ne conteste pas l’idée que Dieu ‘dirige’ les choix et actions humaines. La seule chose que les Arminian contestent est la croyance que Dieu contrôle les choix humaine—surtout les choix mauvais et pécheresse. »[16]

Concernant la raison pour lequel les Arminians adhèrent au libre arbitre libertaire, Olson dit que « Des théistes [de la position] classiques chrétiens [sur la] libre volonté fondent leur croyance en la liberté libertaire non sur l'intuition ou la raison, mais sur la révélation divine. »[17] Il faut faire attention avec une telle déclaration parce que le fait qu’on peut trouver des soutiens bibliques pour une position, et le fait que la Bible est la source de cette position sont deux affirmations différentes. Toutes les positions que nous avons vues présente du soutien biblique pour leur position, certaines de ces positions ont plus ou moins du soutien biblique, mais ce n’est pas clair que la Bible affirme une position à la négation des autres (ce qui rend cette discussion encore plus difficile).[18]


La position Préscience simple sur la souveraineté divine et le libre arbitre

            Comment, alors, est-ce que les positions sur la liberté de l’homme et la souveraineté divine, qui sont tenu par les Arminians classique, se mettre ensemble ? L’homme est dite libre parce que étant donné n’importe quel circonstance dans lequel il a plusieurs options d’action (A, B, C, D…n), l’homme est réellement capable de choisir n’importe quel des choix. Il n’est pas du tout déterminé vers un choix au lieu des autres. Est-ce que Dieu peut être souverain quand l’homme peut faire ce qu’il désire ? Celui qui tient cette position dirait, « Absolument. » L’Arminian dirait qu’il n’y a aucun raison de croire que Dieu n’est pas souverain à moins que tous les évènements du monde, et tous les choix, actions et même pensées personnelles des individuels soient tous déterminé par Dieu. Au contraire, celui qui adhèrent à la position de la préscience simple dirait que Dieu permets l’être humain de choisir et d’agir selon sa propre volonté, mais qu’il dirige subtilement, sans enlever le libre arbitre des êtres humaines, tous les évènements du monde pour que l’ensemble des évènements du monde arrive comme il le désire.

On dirait que ceci démontre non-seulement que Dieu est absolument souverain et tout puissant, mais, de plus, qu’il nous aime. L’amour de Dieu est démontrer non-seulement par le fait qu’il a envoyé son fils mourir pour nos péchés, mais aussi parce qu’il ne détermine pas qui va être sauvé et qui va être envoyé en enfer. On nous expliquerais que le principe de l’amour est qu’on ne peut pas obligé celui qu’on aime de nous aimer, s’il/elle ne veut pas nous aimer. Celui qui se force sur une personne qui ne l’aime pas n’est pas vu comme une bonne personne, mais comme un criminel. Dieu ne se force pas sur nous, il ne fait que nous offrir son amour, il nous invite (nous appelle) à l’aimer (on pourrait même dire qu’il fait tout pour qu’on l’aime), mais il ne nous détermine pas. Il n’oblige personne à l’aimer. Il n’oblige personne de le rejeter et de le haïr.

On pourrait illustrer l’interaction de la souveraineté de Dieu et le libre arbitre de l’homme dans l’univers et l’histoire de l’homme en faisant remarquer comment les parents dans une famille sont souverains sur leur maison et leurs enfants, ou comme le roi d’une nation est en contrôle de tout ce qui se passe dans sa nation. Dans ces deux exemples nous voyons quelqu’un qui est en contrôle (ce qu’il désire c’est ce qui se passe. Si on le désobéit, alors on est punis. Quand on l’écoute on reçoit des récompenses, etc.), et des personnes qui doivent se soumettre à la règne de celui qui est en contrôle, mais qui ont la liberté de rejeté son règne et d’agir contre lui (par exemple, Satan, les anges déchu, l’anti-christ, chaque humain qui pèche, etc.). Celui qui est en contrôle peut choisir de laissé les circonstances ce déroulé naturellement ou d’intervenir et changer les circonstances. Le fait de permettre une mauvaise action n’est pas un signe qu’il est d’accord avec cette action, et il n’est surtout pas l’auteur de cette action. Il le permet d’arriver parce que de l’empêché serait d’enlever le libre arbitre de celui qui agis. On pourrait continuer, mais nous voyons l’idée.[19]

Est-ce qu’il y a des difficultés avec cette position ? Premièrement, dû au fait que cette position accepte, en générale, la liberté libertaire cette position tombe proie aux même difficultés que j’ai soulevé ailleurs concernant la liberté libertaire. Deuxièmement, ce position, par sa notion de préscience, semblerait rendre Dieu dépendant des êtres humaines, et la création en générale, pour sa connaissance des êtres-humaines et la création. C'est-à-dire, on dit que Dieu connaît toute ce qui va arriver dans l’avenir parce qu’il « voit » tout ce qui va arriver à l’avance. Lorsque je vois un accident de voiture, ma connaissance de ce que j’observe dépend de ce que je vois. De la même manière, si la préscience divine n’est que l’observation divine de l’avenir, alors la connaissance divine de l’avenir dépend de ce qui arrive dans l’avenir. Alors Dieu est dépendant sur la création.

Une troisième difficulté avec cette position est, justement, la cause de toutes les théories sur ce sujet. (1) S’il y a un être qui est toute connaissant et qui ne peut pas être en erreur, et si cet être sait qu’à un certain temps dans l’avenir un certain évènement va avoir lieu, alors cet évènement va avoir lieu, et ce n’est pas possible que cet évènement n’arrive pas (parce que si l’évènement n’arrivait pas, alors l’être en question serait soit en erreur, ou il ne serait pas tout connaissant, ou les deux). (2) Dieu est un être suprême et toute connaissant qui sait tout ce qui va arriver dans mon avenir. (3) La connaissance divine ne peut pas être en erreur. (4) Donc, si Dieu sait que dans 10 jours je vais choisir de prendre 1 thé (au lieu du café que je prends d’habitude) avec mon déjeuner, alors dans 10 jours je vais choisir de prendre 1 thé (au lieu du café que je prends d’habitude) avec mon déjeuner. Je ne pourrais pas choisir autrement, parce que si je choisirais autrement Dieu serait en erreur. Mais si je ne peux pas choisir autrement, comment est-ce qu’on pourrait dire que je suis libre de choisir, et que je ne suis pas déterminé dans mes actions ? On dirait qu’on est poussé vers une contradiction important. De répliqué, comme Olson, que c’est juste un fait que (1) tu peux choisir autrement, (2) que Dieu est tout connaissant et sans erreur, mais que c’est un mystère qu’on ne peut pas comprendre, n’est pas une solution, et ne nous sorte pas de la contradiction.




[1]Cf. Richard E. Olson, Arminian Theology: Myths and Realities (Downers Grove, IL: InterVarsity Press, 2006), 115-116.

[2]Il faut noter qu’on retrouve, aussi, des théologiens Calvinistes qui, sur ce sujet, acceptent la position thomiste, ou moliniste au lieu de la position qu’on dirait est proprement Calviniste.

[3]Roger E. Olson, « The Classical Free Will Theist Model of God, » dans Perspectives on the Doctrine of God: 4 views, éd. Bruce A. Ware (Nashville, TN: B & H Academic, 2008), 149. Traduction le mien. En Anglais on lit, “implicitly if not explicitly in the ancient Greek church fathers, most of the medieval Christian philosophers and theologians, the radical Reformers (Anabaptists), Arminius and the Remonstrants, John Wesley and the Methodists, and many other Christians throughout history.”

[4]Ibid., 170.

[5]Ibid., 165. Cf., Olson, AT, 116.

[6]Olson, AT, 116. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Classical Arminianism goes far beyond belief in general providence to include affirmation of God's intimate and direct involvement in every event of nature and history...God governs the entire universe and all of history. Nothing at all can happen without God's permissio, and many things are specifically and directly controlled and caused by God. Even sin and evil do not escape God's providential governance in classical Arminian theology. God permits and limits them without willing or causing them.”

[7]Ibid., 117.

[8]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “God's sustaining sovereignty is his providential upholding of the created order.”

[9]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “God's concurrence is his consent to and cooperation with creaturely decisions and actions. No creature could decide or act without God's concurring power.”

[10]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Governance...for the most part theologians regard governance as going further into the particular details of creaturely and human affairs...God can and does exercise control, but not to the exclusion of human liberty and not in such a way as to make him the author of sin and evil.”

[11]Olson, CFWTMG, 156.

[12]Ibid., 157.

[13]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Just because God 'sees' the future does not mean it is determined. Simple foreknowlede is simply future vision. It is mysterious to humans, but it is a divine power and a prerogative attested in Scripture.”

[14]Ibid. Dans les pages qui suivent cette déclaration Olson donne les raisons pour lequel il pense que la Bible enseigne la liberté libertaire.

[15]Ibid., 150. Traduction le mien. En Anglais on lit, “the belief that persons only exercise free choice or liberty of decision and action when they could do otherwise than they do.”

[16]Olson, AT, 98. Traduction le mien. En Anglais on lit, “In fact, Arminians do not object to the idea that God ‘directs’ human choices and actions. All Arminians object to is belief that God controls human choices—especially evil and sinful ones!”

[17]Olson, CFWTMG, 157. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Classical Christian free will theists base their belief in libertarian freedom not on intuition or reason but on divine revelation.”

[18]Olson reconnait ceci sur la page 158.

[19]Parfois on demande au Roi d’intervenir (la prière?), des fois il intervient, des fois non. Parfois on ne demande pas mais il intervient de tout manière, c’est une liberté qu’il a comme Roi.

Popular posts from this blog

How Kant’s Synthesis of Empiricism and Rationalism resulted in Agnosticism

Immanuel Kant, presented with the extreme empiricism of Hume and the extreme rationalism of Liebniz, which he discovered through the writings Wolff, sought to take a middle road between these two extreme philosophical positions. I would submit that Kant’s synthesis of these two views leads to an agnosticism about what Kant called “the thing-in-itself”, and ultimately to the philosophical positions known as Atheism, determinism, and nihilism.


Kant’s Sources
First of all, Kant was influenced by Hume’s empiricism and Newton’s physics. He saw that the physical sciences, in contrast to rationalistic metaphysics, were actually making advances. They were making discoveries, and building a system of knowledge that accurately described the world of our sense perceptions. Rationalistic metaphysics, on the other hand, was floundering amidst the combating systems that the philosophers were erecting. It did not provide new knowledge, and only led to unacceptable conclusions, such as the Absolute Mon…

LEISURE: THE BASIS OF CULTURE – A BOOK REVIEW

Leisure: The Basis of Culture & the Philosophical Act. Josef Pieper. Translated by Alexander Dru. 1963. Reprint, Ignatius Press, 2009. 143 pp. $12.99. ISBN 978-1-58617-256-5.
            This book is composed of two articles written by the German philosopher Josef Pieper. Though the two articles are intimately connected, they form two distinct works; as such, this book review will begin by giving a brief introduction to the works in question, followed by and exposition of each of the works individually. The two articles that are included in this book, Leisure: the Basis of Culture and The Philosophical Act, were both published in 1947, and, as such, were written during the cultural crisis in Germany that followed the Second World War. Not only did Pieper have the cultural crisis in mind when he wrote these articles, but he was also writing in light of the works of the most well-known German philosopher of the time – Martin Heidegger. As such, any reader who is familiar with Heidegg…

IDENTITY AND DIFFERENCE by Martin Heidegger

I don’t propose to attempt any sort of reply to Martin Heidegger in this article. The purpose of this article is to explain Martin Heidegger’s thoughts, as they are found in the book, Identity and Difference. Martin Heidegger is a difficult thinker to understand, and requires a lot of work to fully appreciate his arguments. My primary goal in this article is to introduce the reader to two very important articles written by Heidegger, and, I hope, to properly explain Heidegger’s views on Being and beings.
            This book is composed of two articles written by Martin Heidegger and translated with an introduction by Joan Stambaugh. The first article, The Principle of Identity, is “the unchanged text of a lecture given on the occasion of the 500th anniversary of the University of Freiburg im Breisgau, for the faculty day on June 27, 1957.”[1] The second article The Onto-theo-logical Constitution of Metaphysics, is “the explication that concluded a seminar during the wint…