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LES PRÉSUPPOSITIONS ET PRÉALABLES QUI SONT NÉCESSAIRES POUR LA POSSIBILITÉ DE LA THÉOLOGIE CHRÉTIENNE - partie 1

            Il y a, comme nous allons voir, plusieurs choses qui doivent exister pour qu’une communication divine soit possible (Je vais faire appelle à deux théologiens Calviniste, et deux théologiens Arminian, pour l'élaboration de cette sujet). Pour qu’il y ait une communication venant de Dieu (nous pourrions définir une communication ou révélation comme une communication volontaire avec un contenu intelligible qui a comme but de transmettre des vérités), il faut (1) que Dieu existe (2) que Dieu soit capable de communiqué avec l’homme (3) que Dieu désire communiqué avec l’homme (4) que l’homme soit, de nature, capable de recevoir et comprendre une communication divine. Finalement (5) pour bâtir une vraie théologie systématique, basée sur la Bible, il faut que la Bible soit la véritable parole inspirée de Dieu. Autrement dit, si la Bible n’est pas la parole de Dieu, alors toute théologie systématique qui se base sur la Bible va être, nécessairement, fausse. Donc, quand on utilise la Bible comme source pour la théologie, nous sommes en train de présupposer la vérité de ces 5 propositions. C’est pour ça qu’un théologien, qui prend la Bible comme source, doit, nécessairement, croire que la Bible est la parole inspirée de Dieu.[1] Il y a, donc, un sens dans lequel celui qui fait la théologie systématique chrétienne prend comme acquis qu’un seul Dieu existe, que le seul Dieu qui existe est le Dieu trinitaire de la Bible, que Dieu à communiquer avec l’homme dans la Bible – sa parole inspirée, et que l’homme est capable de le comprendre.[2]

Ce fait n’empêche pas que la théologie systématique commence avec une justification (ou démonstration) des vérités qui doivent être présupposées dans le reste de l’exercice de la théologie systématique (que Dieu existe, que Dieu soit capable de communiqué avec l’homme, que Dieu désire communiqué avec l’homme, que l’homme soit, de nature, capable de recevoir et comprendre une communication divine); et, en effet, c’est de cette manière que les théologiens chrétiens orthodoxes (dès le début de l’église jusqu’au temps contemporain) ont toujours fait la théologie chrétienne. Nous allons, maintenant, regarder les pensées de quelques théologiens chrétiens importantes qui affirment la même chose.

 B. B. Warfield note, premièrement, que « Comme toutes les autres sciences, par conséquent, la théologie, pour son existence même en tant que science, présuppose la réalité objective de l'objet qu’elle étudie. »[3] Il continue en expliquant qu’il y a trois présuppositions nécessaires pour la théologie, « (1) l’affirmation que la théologie est une science présuppose l'affirmation que Dieu est, et qu'il a une relation avec ses créatures. »[4] Warfield démontre l’importance de cette présupposition de la manière suivante, « S'il n'y avait pas de Dieu, il ne pourrait pas avoir de la théologie; il ne pourrait pas, non plus, avoir une théologie si, quoi qu’il existât, il existait sans aucune relation avec ses créatures. Le corps entier de l'apologétique philosophique [ce qui est le terme que Warfield utilise pour décrire la théologie naturelle] est, par conséquent, présupposé en, et sous-entendus par, la structure de la théologie scientifique. »[5]

La deuxième présupposition de la théologie systématique est, « L'affirmation que la théologie est une science présuppose l'affirmation que l'homme a une nature religieuse, c'est-à-dire, une nature qui est capable de comprendre non seulement que Dieu est, mais aussi, dans une certaine mesure, ce qu'il est. »[6] La troisième présupposition de la théologie systématique est, selon Warfield, « L'affirmation que la théologie est une science présuppose l'affirmation selon laquelle il y a des moyens de communication par lesquels Dieu et les choses divines sont présentés à l'esprit des hommes, qu'ils peuvent les percevoir, et en les percevant, les comprendre. »[7]

Warfield résume ce point en disant ceci, « Des présuppositions nécessaires, sans lesquels aucune théologie n’est possible – l'existence et la nature essentielle de Dieu, la nature religieuse de l'homme qui lui permet de recevoir une révélation de Dieu, la possibilité d'une révélation et sa réalisation effective dans les Écritures. »[8] Nous voyons, alors, que Warfield, un des théologiens réformés de Princeton la plus influente, se mettre totalement d’accord avec ce que nous avons dit ci-haut. Non seulement est-ce que la théologie chrétienne systématique doit présupposer que Dieu existe, que Dieu soit capable de communiqué avec l’homme, que Dieu désire communiqué avec l’homme, que l’homme soit, de nature, capable de recevoir et comprendre une communication divine, mais, de plus, c’est la tâche de la théologie naturelle (Warfield utilise le terme « apologétique philosophique") de démontrer la vérité de ces présuppositions.

Quoiqu’Erickson ne le nomme pas comme une présupposition pour la théologie systématique, l’observation suivante est bonne (et pas assez souvent exprimé), « La façon dont nous interprétons les Écritures seront touchés par la façon dont nous concevons de Dieu. »[9] Autrement dit, notre façon de comprendre Dieu, avant de faire la lecture et interprétation de la Bible, va avoir un impact sur comment nous interprétions les Écritures (y compris ceux qui parle de Dieu, sa nature et ses actions). Nous imposons notre compréhension de Dieu sur les écritures quand on les lit, et ceci, souvent, sans le savoir. On pourrait dire la même chose concernant nos conceptions de ce que c’est un être humaine, ainsi que des termes importants comme nature, essence, corps, esprit, action, etc. Concernant la relation entre la théologie naturelle et la révélation écrite, Erickson explique que, « Quoique la révélation spéciale (préservé pour nous dans la Bible) et la révélation générale sont ultimement en harmonie l’un avec l'autre, cette harmonie est évidente seulement lorsque chacun est pleinement compris et correctement interprété. Dans la pratique, nous n'avons jamais une compréhension complète d’aucune de ces sources de la vérité de Dieu, de sorte qu’une certaine friction pourrait bien se produire entre les deux. »[10]

Miley note que « Nous devons trouver dans la nature de la preuve de l'existence de Dieu avant que nous soyons prêts pour la question d'une révélation de lui. »[11] Ceci implique un certain ordre dans la connaissance scientifique de la théologie. Avant de pouvoir se dépendre de la révélation écrite il faut savoir que Dieu existe, et qu’il est capable (et désire) de communiqué avec l’homme. Plus tard Miley explique qu’il y a plusieurs vérités fondamentales qui doivent être vraies pour que la théologie systématique soit possible. Ils sont : (1) que Dieu existe[12] (2) que l’homme est un être religieux par nature,[13] et (3) que les écritures sont une communication de vérité, par l’agence divine, qui est digne de confiance, vraie, possible, et probable.[14] Miley est totalement en accord avec ce que nous avons dit ci-haut. C’est aussi intéressant à remarquer que ce théologien Arminian bien connu est totalement d’accord avec B. B. Warfield.

Pour conclure cette section, nous allons regarder ce que Bavinck enseigne à ce sujet. Bavinck note plusieurs préalables[15] qui sont nécessaires pour la possibilité de faire la théologie chrétienne. « Pour qu’un théologien puisse travailler avec la réalité de Dieu, Dieu doit parler en premier. Si la théologie est de travaillé avec la vraie connaissance, Dieu doit être connaissable et doit avoir se fait connaître, et nous les créatures humaines doit avoir la capacité de connaître Dieu. Pour qu’une théologie puisse être vraie, la religion sur laquelle se fonde la foi du théologien doit être vraie, et la foi du théologien doit être authentique. »[16] En ceci Bavinck se mettre entièrement en accord avec ce que nous avons dit ci-haut (et, d’ailleurs, avec les autres théologiens déjà cités). Il note, ailleurs, que la théologie dogmatique se base sur le réalisme aristotélicienne (qui affirme l’existence des universels dans les choses qui existe, et non comme des entités séparées),[17] « Le point de départ approprié pour une théorie de la connaissance, est la certitude universelle et naturelle que nous trouvons spontanément dans notre expérience ordinaire…des penseurs chrétiens dès Augustin ont rejeté le rationalisme et les idées innées en faveur d'un ‘réalisme’ qui reconnaît la primauté des sens et les contraintes placées par la réalité sur l'esprit humain. »[18] Il continue en expliquant, « La perception sensorielle est le point de départ de toutes les connaissances humaines…À ce point la doctrine de la création est importante. L'intellect est lié au corps et donc à l'univers et donc ne peut pas devenir actif que par, et sur, ​​la base des sens. Tous les théologiens chrétiens croient ceci. »[19] Il note le danger du nominalisme pour le Christianisme, et affirme l’importance du Réalisme lorsqu’il dit, « Contrairement à toutes les formes du nominalisme, qui en niant la réalité des universaux rend toute science impossible, le réalisme assume correctement leur réalité dans la chose elle-même (in re), et donc aussi dans l'esprit humain subséquent à la chose elle-même (in mente hominis post rem). »[20] En ceci Bavinck se montre d’accord avec la tradition philosophique d’Aristote qui était utilisé, aussi, par Thomas d’Aquin.

Il affirme, deuxièmement, que la théologie présuppose que l’homme est, par nature, religieux.[21] « La prédisposition à la religion est présente dans chaque être humain. »[22] Encore, « La révélation et la religion, donc, ne sont pas étrangères à la nature humaine. Au contraire, comme des porteurs de l'image de Dieu, les êtres humains sont par nature religieux; la religion est une réalité universelle; nous sommes créés pour Dieu. »[23] Ceci, selon Bavinck, est attesté par les écritures, « Cela signifie que, comme l'Écriture enseigne, les êtres humains depuis le premier moment de leur existence étaient des êtres religieux, créés à l'image de Dieu. Religion n'était pas quelque chose d'ajouté plus tard par une création ou d'un long processus d'évolution séparée. La chute ne modifie pas ce que les formes de notre vie religieuse diffèrent dans les états distincts de l'intégrité, le péché, et, enfin, la grâce et la gloire. »[24] Malgré le fait que Bavinck se distance de Calvin en niant l’existence des idées innées,[25] et s’approche d’Aristote et Thomas d’Aquin en affirmant le réalisme modéré, en disant que la théologie chrétienne présuppose que l’homme est, par nature, religieux, Bavinck se montre d’accord, sur ce point avec Calvin, et la tradition calviniste. Nous voyons, aussi, que Bavinck est totalement d’accord avec notre position, et avec les autres théologiens cités, et, aussi, avec la tradition thomiste et augustinienne.

(Suivre le lien pour retrouver le deuxième partie ici.)



[1]Il serait possible d’utiliser la Bible comme source dans la création d’une théologie systématique, sans croire que la Bible est la parole inspirée de Dieu, si c’est fait comme expérience, ou pour des raisons non reliées à la vérité de la Christianisme. Autrement dit, il semble impossible de créée ce qu’on croit est une théologie systématique qui enseigne la vérité dans tout ce qu’elle affirme, et qui se base sur la Bible chrétiens, sans croire que la Bible est réellement la parole inspirée de Dieu.

[2]Si on ne peut pas prouver aucun (la théologie chrétienne traditionnel et orthodoxe à toujours affirmer qu’on ne peut pas prouver que Dieu est trois personnes en un être, mais, qu’on peut prouver qu’un seul Dieu existe, que l’homme est religieux, que l’homme est capable de comprendre certaines types de communication, etc.) de ces présuppositions (autrement dit, si on doit simplement les acceptés comme étant variés, ou, on pourrait dire, les présupposés sans chercher à les prouver), alors on tombe dans un fidéisme absolue.

[3]Benjamin B. Warfield, “The Idea of Systematic Theology,” in Studies in Theology, vol. 9 of The Works of Benjamin B. Warfield (1932; repr., Grand Rapids, MI: Baker Book House, 2000), 55. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Like all other sciences, therefore, theology, for its very existence as a science, presupposes the objective reality of the subject-matter with which it deals.”

[4]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “(1) The affirmation that theology is a science presupposes the affirmation that God is, and that He has relation to His creatures.”

[5]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Were there no God, there could be no theology; nor could there be a theology if, though He existed, He existed out of relation with His creatures. The whole body of philosophical apologetics is, therefore, presupposed in and underlies the structure of scientific theology.”

[6]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “The affirmation that theology is a science presupposes the affirmation that man has a religious nature, that is, a nature capable of understanding not only that God is, but also, to some extent, what He is.”

[7]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “The affirmation that theology is a science presupposes the affirmation that there are media of communication by which God and divine things are brought before the minds of men, that they may perceive them and, in perceiving, understand them.”

[8]Ibid., 64. Traduction le mien. En Anglais on lit, “necessary presuppositions without which no theology is possible – the existence and essential nature of God, the religious nature of man which enables him to receive a revelation from God, the possibility of a revelation and its actual realization in the Scriptures.”

[9]Millard Erickson, Christian Theology, 2nd ed. (1998; repr., Grand Rapids, MI: Baker Books, 2002), 34. Traduction le mien. En Anglais on lit, “how we interpret Scripture will be affected by how we conceive of God.”

[10]Ibid., 76. Traduction le mien. En Anglais on lit, “While the special revelation (preserved for us in the Bible) and the general revelation are ultimately in harmony with one another, that harmony is apparent only as each is fully understood and correctly interpreted. In practice, we never have a complete understanding of either of these sources of God’s truth, so some friction between the two may well occur.”

[11]John Miley, Systematic Theology (1893; repr., Peabody, Mass. : Hendrickson Publishers, 1989), 1 :3. Traduction le mien. En Anglais on lit, “We must find in nature the proof of God’s existence before we are prepared for the question of a revelation from him.”

[12]Ibid., 1:26-27.

[13]Ibid., 1:27-28.

[14]Ibid., 1:28-34.

[15]Un préalable est états d’être qui doit être actuelle avant qu’un autre état d’être puisse être actualisé – ou réalisé. Ceci devrait être distingué des présuppositions. Une présupposition est une affirmation qui doit être accepté comme vrai avant qu’une autre affirmation puisse être soit proposé soit accepté comme étant vrai.

[16]Herman Bavinck, Reformed Dogmatics, Abridged in one volume, ed. John Bolt (Grand Rapids, MI: Baker Academic, 2011), 15. Traduction le mien. En Anglais on lit, “For a theologian to work with the reality of God, God must speak first. If theology is to deal with real knowledge, God must be knowable and have made himself known, and we human creatures must have the capacity to know God. For a theology to be true, the religion on which the theologian’s faith is based must be true, and the theologian’s faith must be genuine.”

[17]Ibid., 51.

[18]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, « The proper starting point for any theory of knowledge is the universal and natural certainty we find spontaneously in our ordinary experience…Christian thinkers from Augustine on rejected rationalism and innate ideas in favor of a ‘realism’ that acknowledges the primacy of the senses and the constraints placed by reality on the human mind.”

[19]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Sense perception is the starting point of all human knowledge…Here the doctrine of creation is important. The intellect is bound to the body and thus to the cosmos and therefore cannot become active except by and on the basis of the senses. All Christian theologians believe this.”

[20]Ibid., 52. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Contrary to all forms of nominalism, which by denying the reality of universals in effect makes all science impossible, realism correctly assumes their reality in the thing itself (in re) and therefore also in the human mind subsequent to the thing itself (in mente hominis post rem).”

[21]Ibid., 53-61.

[22]Ibid., 55. Traduction le mien. En Anglais on lit, “The predisposition to religion is present in every human.”

[23]Ibid., 61. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Revelation and religion are, therefore, not alien to human nature. Rather, as God’s image bearers, human beings are by nature religious; religion is a universal reality; we are created for God.”

[24]Ibid. Traduction le mien. En Anglais on lit, “This means that, as Scripture teaches, human beings from the first moment of their existence were religious beings, created in God’s image. Religion was not something added later by a separate creation or a long process of evolution. The fall does not alter this though the forms of our religious life differ in the distinct states of integrity, sin, and, finally, grace and glory.”

[25]Cf. Ibid., 51, 158-162.

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