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La Souveraineté Divine et le libre arbitre de l'homme: Introduction à des concepts préliminaires

Vers le fin de 2011, et au début de 2012, j’ai publié plusieurs articles de blogue en anglais pour introduire le lecteur aux positions prédominantes sur la souveraineté divine et le libre arbitre de l’homme. En enseignant mon cours sur l’épître de Paul aux Romains j’ai traduit les textes, je les ai retravaillé, et j’ai ajouté quelques réflexions importante. Dans les prochains jours je vais publier ces textes sur mon blogue pour ceux qui s’intéresse. Nous allons commencer avec quelques réflexions qui sont présupposé par la discussion sur la souveraineté divine et le libre arbitre de l’homme.

En Romains 8 :29, le mot qui est traduit, connus d’avance (gr. Προέγνω), inclut  deux notions importantes : (i) la connaissance, (ii) une question de temps. L’idée est qu’il y a un objet de connaissance qui est acquis ou possédé avant que l’objet devienne actuel. Le concept, comme appliqué à Dieu, a besoin d’être nuancé parce que le concept présuppose que celui qui possède la connaissance en question existe à une période de temps qui est avant le temps quand l’objet de la connaissance arrive. Par exemple :


 Création                  prophétie                             naissance
     de                             De la                                 de
     L’univers               naissance de Jésus                Jésus


      |__________________|______________________|_________________| 


Dans cette image nous voyons une ligne de temps très basique sur laquelle il y a une prophétie de la naissance de Jésus et un évènement qui arrive actuellement, qui est la naissance de Jésus. L’idée de l’avant-connaissance est que nous avons la connaissance de ce qui arrive (que Jésus va naître d’une vierge, par exemple) avant que ça arrive. Les météorologistes aimeraient avoir l’avant-connaissance, mais le mieux qu’ils ont est une divination basée sur la température des années précédentes et les mouvements météorologiques qui semblent se présenter dans les jours précédents. Ils sont assez précis, mais, à la fin de la journée ils ne sont pas capables d’offrir plus que des opinions raisonnables. Il y a, donc, une distinction important entre le mot « connaissance » et « opinion ».[1] Même une opinion raisonnable ne peut pas se qualifier comme une connaissance. Pour comprendre l’avant-connaissance nous allons avoir besoin d’examiner rapidement les deux éléments de l’avant-connaissance.

Celui qui parle de l’avant-connaissance doit premièrement être capable de répondre à la question, « qu’est-ce que le temps? » La raison pour ceci est que la notion de l’avant-connaissance, comme nous venons de voir, implique la notion du temps : Personne A sait que événement x va arriver dans l’avenir.[2] Dans la philosophie du temps, on fait appel à trois théories principales : la théorie A, la théorie B, et la théorie Aristotico-Thomiste.[3] Les théories A et B traitent le temps comme une chose qui existe à l’extérieur de l’intellect. La théorie A décrit le temps comme étant essentiellement temporel, il y a un véritable passé, présent et futur. C’est impossible de se débarrasser de la temporalité, parce que le présent n’est présent qu’en relation avec le passé et le futur. Ces derniers existent, mais non dans le même sens que le présent.  La théorie B dit que la temporalité des choses n’est qu’une illusion. Chaque évènement qui a lieu existe au même titre que les autres, donc au lieu de parler comme si le passé n’existe plus, il faut en parler comme s’il existait, mais que nous sommes incapables d’y accéder. Pour comprendre les deux théories, nous pourrions penser à une ligne chronologique du temps. Tout ce qui apparaît sur la ligne du temps existe d’une manière ou d’une autre. Pour la théorie A, quoique chaque moment existe, dans un sens, le seul moment qui existe pleinement  est le présent (représenté par la ligne orange). Au fur et à mesure que le temps avance, la ligne orange avance sur la ligne du temps, ce qui est présent devient le passé, et ce qui est futur devient le présent. Pour la théorie B, chaque moment existe dans le même sens et de la même façon (donc, quoiqu’il y ait une ligne qui représente Mai 19, 2014, il ne faut pas penser qu’elle a plus d’importance ou plus d’existence que les autres dates). Il n’y aucun mouvement à travers le temps. Nous, nous considérons aujourd’hui comme présent, mais Abraham considérait son temps comme étant présent aussi. Donc, il ne faut pas parler du présent, passé et futur, mais de ce qui arrive simultanément, avant ou après.

            Théorie-A                               
                                                                                     

             1,000 BC        500 BC                         0             1000 AD     2000 AD        3000 AD     4000 AD              Fin
                                                     

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                                                                      Présent 



Théorie-B

  1,000 BC       500 BC                         0             1000 AD     2000 AD        3000 AD     4000 AD              Fin

 
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                                                                                          (2014)

Ce qui est important pour comprendre ces deux théories est que, pour les deux théories, la ligne d’espace-temps au complet existe. La troisième théorie, la théorie Aristotico-Thomiste nie l’existence de la ligne d’espace-temps. Ce qui existe est le moment présent. Le futur n’existe pas, excepté dans le sens que le futur existe, potentiellement dans ce qui est actuel. Le passé n’existe plus, excepté dans la mémoire des êtres rationnels. Donc, la ligne chronologique du temps n’est qu’une représentation qui nous aide à comprendre notre place dans la grande histoire de l’humanité. Alors, pour la troisième théorie, le temps n’est que la mesure conventionnelle du mouvement. Le temps terrestre est la mesure du mouvement de la terre sur son axe autour du soleil. Un être qui change est alors mesuré par le temps – il y a un temps qu’il n’était pas, il y a un temps qu’il est, il dure pour une période de temps, et il va y avoir (ou il y a) un temps qu’il ne sera plus - et c’est ça que nous voulons dire par « être dans le temps, ou être limité par le temps. » Chacune des théories entraîne des conséquences importantes pour la théologie chrétienne et spécialement pour les doctrines en rapport avec Dieu et son interaction avec l’univers, l’avant-connaissance, etc. Nous n’allons pas prendre une position sur une théorie pour l’instant, parce que tout ce qui est nécessaire est de comprendre les théories du temps pour être capables de voir comment elles ont un impact sur notre compréhension de l’avant-connaissance. Si nous acceptons soit la théorie A ou la théorie B du temps, alors Dieu a un regard sur tout ce qui se passe, autant du passé que du présent que de l’avenir. Si la théorie A dit vrai, alors Dieu connaît le présent comme actuel, le passé comme passé en ce moment, et le futur comme futur en ce moment. Il voit tout, mais il voit le présent comme étant actuel. Si la théorie B dit vrai, alors Dieu connaît chaque moment sur la ligne comme étant actuellement présent, et actuellement existant. Pour rajouter à la difficulté de la question, si Dieu n’est pas dans le temps, et si soit la théorie A ou la théorie B dit vrai,  mais que Dieu regarde le temps de l’extérieur, alors il faut expliquer comment c’est possible.[4] D’un autre côté, si Dieu est dans le temps, et si soit la théorie A ou la théorie B dit vrai, alors il faut expliquer comment il connaît l’avenir et le passé.

Si la théorie Aristico-Thomiste dit vrai, alors seulement ce qui change est « dans le temps », donc, Dieu, qui ne change pas, n’est ni dans le temps, ni mesuré par le temps. De plus, tout ce qui existe est le moment présent. L’avenir n’existe pas encore, excepté en puissance dans ce qui est actuel. Le passé n’existe plus, excepté dans nos mémoires, dans nos livres d’histoires et dans nos artéfacts qui nous rappellent ou parlent du passé. Pour la troisième théorie, la connaissance de Dieu n’est pas dépendante de ce qui existe mais, au contraire, ce qui existe est parce que Dieu le connaît. Les mêmes questions doivent être répondues pour cette théorie ainsi que pour les autres.

Deuxièmement, pour pouvoir parler de l’avant-connaissance il faut avoir une idée de ce qu’est la connaissance. Il y a deux grandes traditions philosophiques qui définissent la connaissance de manière très différente. La première des deux traditions commence avec Platon dans le Théétète lorsque nous examinons la connaissance. Théétète essaie de définir la connaissance trois fois. On définit la connaissance comme (1) sensation,[5] (2) comme opinion ou croyance vraie,[6] et (3) comme opinion ou croyance vraie et justifiée (ou accompagnée de raisons).[7] Aucune des trois suggestions n’est retenue, dans ce dialogue, comme étant la véritable définition de la connaissance, mais dans la philosophie depuis Platon, la troisième option a été retenue comme étant la meilleure analyse de la connaissance.[8] Même aujourd’hui, de grands philosophes et théologiens continuent à utiliser et défendre la notion que la connaissance est une croyance vraie et justifiée.[9] La deuxième grande théorie a été avancée, premièrement par Aristote, et développée par des penseurs Aristotélicienne à travers les siècles comme Thomas d’Aquin. Dans cette tradition, la connaissance est décrite comme l’union intellectuelle de la chose connue et celui qui la connaît. Il y a un sens dans lequel nous pourrions dire que la connaissance est possédée lorsque que la cause formelle d’un être est représentée par l’abstraction intellectuelle à un être rationnel. Quand ceci arrive, celui qui connaît devient intellectuellement la chose connue. On dit qu’une personne a connaissance de quelque chose lorsqu’elle est capable d’expliquer les causes formelles, matérielles, efficientes et finales de la chose en question. L’explication des causes vient par l’analyse intellectuelle de l’objet de la connaissance qui se présente par l’abstraction à celui qui connaît. Une troisième tradition qui ressemble à celle de Platon a pris son départ avec René Descartes. Pour Descartes, pour qu’il y ait de la connaissance, il fallait que l’idée soit vraie, indubitable et évidente. Nous n’avons pas l’espace ici  pour expliquer ces trois positions en détails et de présenter une critique des trois positions. Donc, pour le but de cette section, nous allons assumer la position Aristotico-Thomiste.

Dans la tradition de Platon et Aristote, on nous informe que la connaissance est le sujet de ce qui ne change pas – la nature, la forme, l’idée ou l’essence de l’objet de la connaissance. Il n’y a pas de connaissance de ce qui change sans cesse, à moins qu’il y ait quelque chose dans cette chose changeante qui ne change pas. Nous parlons ici de la nature de l’objet connu et non de la nature de la connaissance. Pour Platon, la véritable connaissance était basée sur les formes qui subsistent à part des choses qui participaient dans les formes. Pour Aristote, les formes n’avaient aucune existence à part des substances (êtres), et la connaissance était obtenue par l’abstraction. Le point commun entre Platon et Aristote est que la connaissance a comme objet les formes. Tant qu’on n’a pas « vu » la forme (essence) d’une chose, on ne la connaît pas. Donc, la connaissance est l’essence.

Ayant fait un survol rapide de la notion du temps, y compris des questions en rapport avec la connaissance, nous sommes plus en mesure d’expliquer ce que c’est l’avant-connaissance. L’explication de l’avant-connaissance sera différente dépendamment de la nature de celui qui la possède. Si celui qui a l’avant-connaissance est dans le temps, alors il a l’avant connaissance si,  étant à temps X, il possède à temps X, une croyance qui est vraie et justifiée de ce qui va arriver à l’avenir,[10] à temps X1, X2, X3, etc. Donc, si celui qui possède l’avant-connaissance est dans le temps, alors il a seulement l’avant-connaissance s’il sait  ce qui va se passer à un temps qui est toujours futur pour lui (quelle théorie de connaissance est-ce qu’on accepte ici?) S’il n’est pas dans le temps, alors on ne peut pas dire qu’un moment est soit futur ou passé pour celui qui possède l’avant-connaissance. Donc, si Dieu n’est pas dans le temps, alors quand nous disons qu’il a l’avant-connaissance, alors nous sommes en train d’utiliser un anthropomorphisme. C'est-à-dire, si Dieu n’est pas « dans le temps », alors il n’y a aucun moment qui est futur pour Dieu. S’il n’y a aucun moment qui est futur pour Dieu, alors il n’a pas, proprement dit, l’avant-connaissance. Nous disons qu’il a l’avant-connaissance parce qu’il sait ce qui est futur pour nous, mais qui n’est pas futur pour lui.

Tous les éléments que nous venons d’expliquer vont contribuer à répondre à une question difficile causée par la notion de l’avant-connaissance. Le problème est ceci : Comment est-ce que nous pouvons connaître les actions futures d’un être qui a le libre arbitre? C'est-à-dire, je ne sais pas quel chandail je vais mettre demain matin. J’ai un tiroir dans lequel j’ai deux piles de chandails à manches courtes. Demain matin, quand je vais me lever, est-ce que je vais prendre le chandail qui est sur le dessus de la pile à gauche ou de la pile à droite, ou est-ce que je vais fouiller à travers les deux piles pour trouver un chandail particulier? Si Dieu sait quel chandail je vais porter demain matin, est-ce que j’ai toujours le choix? Nous pourrions illustrer la difficulté comme ceci. Si Dieu sait que je vais mettre mon chandail noir demain matin, mais que je mets mon chandail rouge, est-ce que Dieu s’est trompé? Est-ce que Dieu était dans l’erreur? La théologie chrétienne, basée sur les études bibliques, affirme que Dieu ne peut pas se tromper sur rien, Dieu dit toujours vrai. C'est-à-dire, si Dieu pense que je vais mettre mon chandail noir, alors je vais mettre mon chandail noir. Si c’est le cas, est-ce que j’ai toujours le choix de mettre un autre chandail? Il semblerait que si Dieu pense que je vais mettre mon chandail noir, alors je n’ai pas le choix de mettre ce chandail. Si c’est le cas, alors est-ce que j’ai le libre arbitre? Avant de poser quelques solutions aux problèmes mentionnés ci-haut, regardons la deuxième chose dite au sujet des croyants : prédestinés.

Le mot traduit prédestinés (gr. Προώρισεν)[11] a comme sens général de délimiter ou démarquer à l’avance ou de faire des plans définis à l’avance. L’idée est de faire des plans pour x à l’avance. Tout comme le mot traduit avant-connaissance, il y a un sens dans lequel on dit qu’au temps X, avant que temps X1 arrive, on avait déjà planifié de faire a, b, c, lorsque temps X1 est arrivé. Ce mot est utilisé six fois dans le Nouveau Testament. La première fois que nous retrouvons ce mot dans le Nouveau Testament, c’est dans une prière en Actes 4 :28. Dans la prière, on loue Dieu parce qu’il est en contrôle de tout et que c’était par son plan que Jésus avait été livré à Hérode et Ponce Pilate pour être tué. Il y a deux points d’importance que nous devons remarquer. Premièrement, c’est que dans cette prière, nous disons qu’Hérode, Ponce Pilate et les gens d’Israël ont fait, de leur propre volonté, ce que Dieu avait planifié d’avance. Un seul et unique évènement était, en même temps, arrivé par la volonté divine et par la volonté de l’homme. Deuxièmement, nous disons que ce qui était l’objet de la prédétermination divine était la mort de Jésus, l’acte qui a ouvert la voie pour aller vers Dieu. La deuxième et troisième fois qu’on utilise ce mot grec est en Romains 8 :29-30, que nous sommes en train de regarder. Nous allons revenir sur ces versets. La quatrième fois est en 1 Corinthiens 2 :7 où Paul dit : « nous prêchons la sagesse de Dieu, mystérieuse et cachée, que Dieu avait prédestinée avant les siècles, pour notre gloire. » Qu’est-ce que la sagesse de Dieu qui était prédestinée (planifiée) avant les siècles? « Christ crucifié. »[12] Notez, une fois de plus, que l’objet de la prédestination divine est la mort de Jésus sur une croix romaine. Les cinquième et sixième versets se retrouvent dans le même chapitre en Éphésiens : « Il nous a prédestinés par Jésus-Christ à être adoptés, selon le dessein bienveillant de sa volonté. »[13] Aussi, « En lui, nous avons aussi été mis à part, prédestinés selon le plan de celui qui opère tout selon la décision de sa volonté. »[14] Ces deux versets, Éphésiens 1 :5 et 11 se retrouvent dans une bénédiction de Paul dans laquelle il explique aux Éphésiens le plan de Dieu par lequel Dieu avait choisi les apôtres pour être ses émissaires à tout le monde,[15] et pour être le fondement de l’Église.[16] Dans ces versets, notez que l’objet de la prédestination est le groupe d’apôtres qui allait témoigner de la parole de Dieu. Ils étaient prédestinés à l’adoption (lire filiation) pour célébrer la gloire de sa grâce.

Revenons maintenant à Romains 8 :29-30. « Car ceux qu’il a connus d’avance, il les a aussi prédestinés à être semblables à l’image de son Fils, afin qu’il soit le premier-né d’un grand nombre de frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a aussi appelés. »[17] Il faut noter premièrement que le plan, qui était préparé à l’avance, est que ceux que Dieu « a connu d’avance », sont destinés « à être semblables à l’image de son Fils. » Ici, nous ne parlons pas du plan par lequel Jésus a été envoyé pour mourir sur une croix romaine pour le salut de quiconque croit, ni du plan par lequel les apôtres étaient envoyés dans le monde pour célébrer la gloire de Dieu. Il connaît ceux qui vont croire et ce plan les inclus tous. Le plan est ceci : ceux qui croiront, seront « sanctifiés », ils seront rendus à l’image de Jésus. Il faut qu’une chose soit mise au clair, il n’y a aucun verset dans le Nouveau Testament qui affirme que Dieu nous prédestine au salut, à la justification ou à la rédemption. Au contraire, le seul verset qui applique la notion de la prédestination à tous les croyants enseigne que, selon le plan de Dieu, tous les croyants seront rendus à l’image de Jésus-Christ. Notez aussi que la prédestination et l’appel de Dieu se basent sur la connaissance de Dieu. Ce n’est pas l’inverse. Notez finalement que notre survol des versets qui parlent de la prédestination démontrent que Dieu a plusieurs plans différents, mais que le but final de tous les plans est d’agrandir sa famille – « afin qu’il [Jésus] soit le premier-né d’un grand nombre de frères. »[18]




[1]Platon est un des premiers penseurs à faire la distinction entre la connaissance et la croyance (Cf. Platon, « Gorgias, 454b-d », dans Protagoras-Euthydème-Gorgia-Ménexène-Ménon-Cratyle, trad. Émile Chambry (Paris : GF-Flammarion, 1967), 179.).

[2]Une question importante à poser est, dans l’avenir de qui? Est-ce que l’événement est dans l’avenir pour Personne A? Si Personne A est un être limité par le temps, et si l’avant-connaissance est de savoir qu’un événement va arriver dans l’avenir, et si Personne A possède l’avant-connaissance, alors il semblerait que l’événement est dans l’avenir de la Personne A.

[3]Cf. George N. Schlesinger, Aspects of Time (Indianapolis, IN : Hackett Publishing, 1980).

[4]Cf. Norman Kretzmann & Eleonore Stump, « Eternity », The Journal of Philosophy, vol. LXXVIII, no. 8 (August 1981). Eleonore Stump, Aquinas (London : Routledge, 2003), 131-158.

[5]Platon, « Théétète 151b-152b », dans Théétète et Parménide, trad. Émile Chambry (Paris : GF-Flammarion, 1967), 73.

[6]Platon, « Théétète 187b-187d », dans Théétète et Parménide, trad. Émile Chambry (Paris : GF-Flammarion, 1967), 130.

[7]Platon, « Théétète 201b-202a », dans Théétète et Parménide, trad. Émile Chambry (Paris : GF-Flammarion, 1967), 156.

[8]Cf. Pojman, Louis P., What can we Know? An Introduction to the Theory of Knowledge, 2nd edition (Belmont, CA: Wadsworth/Thomson learning, 2001), 81.

[9]Cf. Pojman, 80-83. Alvin Plantinga, Warrant: The Current Debate (Oxford: Oxford University Press, 1993).

[10]Qu’est-ce qui pourrait garantir la vérité d’une croyance qui a comme objet une action, événement, pensée, réaction, etc. qui est toujours futur à celui qui possède la croyance? Qu’est-ce qui pourrait fonctionner comme justification pour une telle croyance vraie?

[11]Troisième personne aoriste de προορίζω.

[12]1 Cor. 1 :23. Cf. 1 Cor. 1 :30, 2 :2, 8.

[13]Éph. 1 :5.

[14]Éph. 1 :11.

[15]Notez l’objet des descriptions en Éphésiens 1. Dans les versets 3-12, Paul utilise toujours le « nous ». En Éphésiens 1 :13 Paul change de pronom, « En lui, vous aussi, après avoir entendu la parole de la vérité… » Le « vous aussi », ainsi que le « nous qui d’avance avons espéré en Christ (1 :12b) nous fait réaliser que ceux qui étaient l’objet des descriptions en Éphésiens 1 :3-12 n’étaient pas tous les croyants, mais un groupe restreint de croyants – les apôtres, qui étaient les premiers à croire en Jésus. Nous voyons la même distinction entre les apôtres et les croyants (ceux qui allaient croire la parole des apôtres) dans la prière de Jésus en Jean 17 (Jean 17 :6-19 - prière pour les apôtres, Jean 17 :20-21 – prière pour ceux qui allaient croire le témoignage des apôtres), et encore en Éphésiens 2 :20-22 et Éphésiens 4 :11.

[16]Éph. 2 :20, 4 :11.

[17]Rom. 8 :29-30a.

[18]Rom. 8 :29b.

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