Tuesday, February 4, 2014

Quelques Réflexions sur Romains 1:17 - La Justice de Dieu

            Ce qui suite est pris directement des notes que je suis en train d'écrire pour le cours d'adulte que je suis en train d'enseigner sur l'Épître de Paul aux Romains, à l'Église Évangélique d'Aujourd'hui. Je ne publierais pas toutes mes notes, mais je pensait que cette section pourrait être intéressante pour ceux qui suivent ma blogue (et qui lisent en français, évidement).

            Le verset 17 continue la pensée de Paul en 1 :16, et c’est un des versets le plus difficile à interpréter dans toute l’épître.[1] Ce verset est difficile à interpréter dû à deux questions principale : Premièrement, est-ce que Paul est en train de dire que l’évangile démontre la justice qui est un attribue de Dieu, est-ce que Paul est en train de dire que l’évangile est la justice qui viens de Dieu et qui est donner gratuitement à l’homme de foi (c’est-à-dire, la justice venant de Dieu), ou est-ce qu’il est en train de dire que c’est l’acte de Dieu de « ‘La justice fait par God'—une action de ‘mettre dans le droit’ accompli par Dieu »[2]?[3] Le grec dans ce verset permet les trois interprétations.[4] Deuxièmement, qu’est-ce que Paul veux dire par ἐκ πίστεως εἰς πίστιν, qui est souvent traduit « par la foi et pour la foi », mais qui, traduit littéralement, serait quelque chose comme, « de la foi, à la foi »[5] ?

            On peut répondre aux deux questions en même temps si on commence en se demandant, qu’est-ce que le sens de « la justice de Dieu »?[6] En réponse à cette question certaines comprennent le texte « la justice de Dieu s’y révèle par la foi et pour la foi » comme si la Justice de Dieu est donner à (révélé en) celui qui possède la foi. Comme Moo nous l’explique, cette interprétation était celui « des reformeurs, et c’est la position traditionnelle chez les théologiens protestants. »[7] Cette interprétation serait tout à fait en ligne avec l’enseignement de la Bible. De plus le fin du verset 17 s’accorde facilement avec cette interprétation, « selon qu’il est écrit : Le juste vivra par la foi. »[8] Ce verset serait on train de dire, alors, que Dieu justifie celui qui croit l’évangile.

            Moo semble être plus de l’avis que lorsque Paul parle de la justice de Dieu, il est en train de parler de « l'acte par lequel Dieu met des gens qui croient en bonne relation avec lui-même. »[9] La différence entre la première réponse et celui de Moo est que la première réponse voit la justice venant de Dieu comme seulement une déclaration judicaire par lequel la personne en question est considérée comme étant juste (malgré la réalité). Selon la position de Moo, non-seulement est-ce que Dieu déclare que la personne est juste, mais Dieu enchaine un processus par lequel la personne devient juste devant Dieu autant en état d’être qu’en déclaration. Ce position à autant de soutiens biblique que le premier, même que c’est plus complète que le premier parce qu’il prend en compte la question de la sanctification.

Avant de procédé avec cette interprétation on doit ajouter deux considérations contextuelles. Premièrement, dans le verset 16 Paul affirme que l’évangile est « une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. » L’idée étant que Dieu démontre sa puissance en sauvant ceux qui croient l’évangile.[10] Donc, dans ce verset « la puissance » appartient à Dieu, et c’est Dieu qui agit par sa puissance pour sauver ceux qui croient. Deuxièmement, dans le verset qui suit, le verset 18, Paul dit que « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes… » Donc, dans le verset 18 nous voyons l’action colérique de Dieu contre les injustes. Dieu n’est pas en train de donner aux hommes sa puissance (v. 16), ni sa colère (v. 18). Au contraire, ces mots attributifs affirment quelque chose de Dieu. Si on revient au verset 17 on retrouve une terminologie qui se ressemble beaucoup aux versets 16 et 18, « En effet la justice de Dieu s’y révèle… » Donc, le contexte semblerait justifié la conclusion qu’on parle ici non d’une justice que Dieu donne à l’homme de foi, mais de la justice qu’on attribue à Dieu seul. Est-ce que le problème est maintenant résolu? Est-ce qu’on parle, ici, de la justice attribué à Dieu, et non de la justice que Dieu attribue aux hommes de foi? Une réponse trop facile qui pencherait vers un des 3 thèses est hors de question. Certaines éléments du contexte semble favorisé la thèse de Moo, d’autres semble favorisé l’idée qu’on parle d’un attribue qui appartiens à Dieu.

            Il y a, peux être, un moyen de résoudre cette difficulté en reconnaissant que Paul est en train de dire les deux. C’est-à-dire, l’homme est justifié (déclaré juste, malgré la réalité actuelle, par Dieu), non par ses propres œuvres, ni parce qu’il le mérite, mais par Dieu, qui lui rendre juste (par le processus que les protestantes appelle, d’habitude, la sanctification, mais qui pourrait aussi être appelé la justif-ication - le processus par lequel un personne deviens « juste », bon, saint) par un processus qui implique la puissance de l’Esprit Saint, et l’action de l’homme qui fait des bons œuvres.[11] Ces actions divine sont la révélation de sa justice (la justice qu’on peut seulement attribuer à Dieu) en ce que ceux qu’il déclare juste (ceux qui croient à son Évangile (l’Évangile de Dieu) qui concerne Son Fils (le Fils de Dieu)) sont rendu juste, et donc, « mérite » d’être déclaré juste. Donc Dieu est juste, ou démontre sa justice, en ce qu’il rendre juste ceux qu’il a déclaré juste.[12] Comme Paul dit en Romains 3 :26 « il a voulu montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être (reconnu) juste, tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus. » Donc, la justice de Dieu est rendu manifeste par la foi pour celui qui a la foi. C’est-à-dire, celui qui croit à l’Évangile de Dieu reçoit la justice de Dieu, ce qui lui rendre juste devant Dieu.[13] De là la citation d’Habaquq, « le juste vivra par la foi »,[14] celui qui croit en Jésus à la vie en Jésus.[15]




[1]Cf. Moo, NIVR, 51-52.

[2]Moo, NIVR, 52. Traduction le mien. En anglais, « ‘Righteousness done by God’—an action of ‘putting in the right’ being done by God. »

[3]Sanday & Headlam n’expose que les deux positions traditionnelles: que la justice de Dieu fait appel à un attribut de Dieu, ou que la justice est un cadeau de Dieu à celui qui croit (Sanday & Headlam, 24-25.). Ils posent leur position entre les deux extrêmes (Ibid., 25.), comme je vais suggérer ici-bas.

[4]Moo dit que, « The context does not point clearly in one direction. (Moo, NIVR, 52.) » Sur ce déclaration je ne peux pas être d’accord. Certes les mots utilisé ne point pas vers un sens ou un autre, mais, il me semble, le contexte des versets 16-18 nous aide à arriver à une compréhension certaines du texte.

[5]εἰς est un préposition qui signifie un direction vers quelque chose en s’approchant. On le traduit par : dans, à, jusqu’au, contre, avant, pour, en accord avec. ἐκ est aussi un préposition, mais signifie l’inverse de εἰς, un direction qui sorte de quelque chose en s’éloignant. ἐκ peut être traduit par : de, hors de, à travers, pour, avec, par. Bruce préfère de le traduire, « ‘It is based on faith and addressed to faith’ (Bruce, RTNTC, 75.). » Mais il faut avouer qu’une telle traduction est déjà une interprétation de ce que Paul veut dire dans ces versets. La traduction de ce verset est un exemple en or du fait que la traduction du texte est nécessairement une interprétation du texte. Pour bien traduire ce qui est dit ici on doit premièrement comprendre le texte, ce qui nécessite l’interprétation. Moo voit cette construction comme disant, plutôt, « ‘from [ek] faith into [eis] faith,’ which is probably correctly interpreted in the NIV as an emphatic construction, ‘faith from first to last’. (MOO, NIVR, 52.) »

[6]Bruce nous explique que dans l’Ancien Testament la justice est vue comme l’état d’être juste devant la loi, surtout dans le contexte d’être justifié dans ses actions par un Juge. C’est une justice judicaire – une déclaration de la justice d’un personne (Bruce, RTNTC, 73-74.). Moo nous amène plus profond dans ce qu’on pourrait dire, dans l’Ancien Testament, par le phrase « la Justice ou droiture de Dieu », en nous expliquant qu’il pourrait faire référence à : la justice comme attribue de Dieu (Moo, NIVR, 53.), la loi de Dieu qui explique ce qui est juste (Ibid., 53-54.), ou l’action salutaire de Dieu par lequel il rendre sa nation choisi juste (Ibid., 54.).

[7]Moo, NIVR, 52.

[8]Rom. 1 :17b.

[9]Moo, NIVR, 52. Traduction le mien. En anglais, « the act by which God puts people who believe in right relationship with himself. »

[10]Cf. Sanday & Headlam, 23.

[11]2 Pie. 1 :3-10. Cf. Col. 1 :29, 2 Tim. 2 :3-6, 15, 21-25, Héb 13 :20-21.

[12]Pour une réponse semblable voit Bruce, RTNTC, 74-75.

[13]La position de Sanday & Headlam resemble beaucoup à ce que je propose. Ils affirment que ce que Paul est en train de dire est que Dieu, dans sa justice, attribue sa justice aux hommes, « The righteousness of which the Apostle is speaking not only proceeds from God but is the righteousness of God himself…It is righteousness active and energizing; the righteousness of the Divine Will as it were projected and enclosing and gathering into itself human wills. (Sanday & Headlam, 25.)  » En fait cette position était la réponse à laquelle j’étais, moi-même, arriver, mais il y a un problème avec cette affirmation. La justice, comme concept, est un mot analogue (le mot, tout en ayant un sens de base que ne change pas, s’applique – se dit – de façon différent à chaque chose). C’est-à-dire, l’idée de base de la justice est que x fait ce que x devrait faire, ou, x est ce que x est supposé d’être. Cette définition présuppose que x possède un nature contre lequel on peut comparer sa façon d’être et ses actions. Si x possède parfaitement sa nature, alors x serait juste; ou, si x fait ce que x est supposé de faire, basé sur ce que x est, alors x est juste. Il suite que ce que ça veut dire pour Dieu d’être juste, et ce que ça veut dire pour l’homme d’être juste, n’est pas la même chose. Le critère de la justice n’est pas la même. Dieu est juste lorsqu’il agit selon sa nature, et possède parfaitement sa nature. L’homme est juste, non quand il agit selon la nature de Dieu (ce qui est actuellement impossible), mais quand il agit comme il devrait (basé sur sa nature – c'est-à-dire, quand il agit comme Dieu l’a créée pour agir), et quand il possède parfaitement sa nature. Donc, on ne peut pas dire que Dieu donne sa justice à l’homme (ça serait de faire en sorte que l’homme deviens Dieu), mais que Dieu fait en sorte que l’homme deviens ce que Dieu l’a créée pour être – il le rendre à l’image de Jésus, qui était l’homme parfait (en action) et en possession parfait de la nature humain (ce qui veut simplement dire que Dieu le rendre juste).

[14]Rom. 1 :17.

[15]C’est important à  noter que ce section de Habaquq 2 :4, « La juste vivra par la foi », est cité par Paul aussi en Gal. 3 :1 et Héb. 10 :38. Cf. Bruce, RTNTC, 75-76.