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Quelques Conclusions en Rapport avec l'Appel de Dieu dans le Nouveau Testament

L’appel des Apôtres et l’appel des Croyants

Ce que le Nouveau Testament enseigne au sujet de l’appel

            Le mot appel (gr. κλητὸς) a comme sens de base, d’être invité. C’est un mot qui est utilisé en rapport avec une invitation à un souper. Par exemple, si je t’invite chez moi pour un souper, alors tu as reçu un appel (gr. κλητὸς). Donc, la notion d’appel implique, implicitement, la possibilité de refusé l’invitation. Si je t’invite pour souper tu as reçu un appel, tu pourrais toujours décliner parce que tu es occupé, ou tu sais que je ne cuisine pas bien. Donc, le mot appel (gr. κλητὸς) implique une invitation et la possibilité de l’accepté ou de le refuser. Avec cette notion nous pouvons, maintenant, regarder les écritures.

Quand on examine ce que le Nouveau Testament enseigne au sujet de l’appel on voit que ce terme est utilisé quasiment toujours pour parler d’une invitation, de l’action d’invité quelqu’un, ou du fait d’être nommé ou appelé quelque chose. (Pour voir les textes qui parle de l'appel, ainsi qu'un analyse préliminaires des textes, voit mes deux publications blogue à cette sujet: 1, 2.) La majeure partie des versets qui utilisent ce terme l’utilise pour parler de l’acte d’appeler ou inviter quelqu’un. Ceci mis de côté nous voyons qu’il y a 49 sections, d’un ou de plusieurs versets, qui parle de l’appel de Dieu. De ces 49 : 2 parle de la nature de celui qui a fait l’appelle, et ne mentionne l’appel qu’en parlant de celui qui vous a appelé;[1] 1 parle de la nature de l’appel;[2] 1 parle de la relation entre l’appel de Dieu et son dessein;[3] 2 font appel à l’appel des Juifs;[4] 10 parle du fait que les chrétiens était appelé par Dieu sans préciser rien de plus, souvent parlant seulement d’un groupe d’appelés;[5] 14 indique que Dieu appelle ceux qui ont cru en Jésus-Christ de vivre un vie sainte (parfois il parle de la sanctification, parfois de la liberté, ou de la paix);[6] 4 sections parlent de l’état d’un personne (son statut sociale, son occupation, etc.) comme un appel;[7] 8 versets parle de l’invitation de Dieu de passé l’éternité avec lui;[8] 3 parle de l’appel de Paul pour devenir un apôtre.[9] Il y a 4 autres versets qui utilisent le terme en question de façon très générale.[10]


L’appel au Salut

On peut tout de suite noter que Dieu nous invite à accepter le sacrifice de Jésus pour nos péchés, et qu’un des conséquences du fait d’accepté cette invitation/appel est la vie éternelle. Nous avons le choix de répondre à l’appel/invitation de façon négative – on peut dire « non, merci. » Il n’y a aucun verset dans le Nouveau Testament qui enseigne que seulement ceux qui vont répondre par un « oui » sont invité/appelé par Dieu. Le seul verset dans le Nouveau Testament qui parle du fait qu’on était appelé au salut est 2 Thess. 2 :13-14. « Quant à nous, frères bien-aimés par le Seigneur, nous devons continuellement rendre grâces à Dieu à votre sujet, car Dieu vous a choisis (εἱλατο) dès le commencement pour le salut, par la sanctification de l’Esprit et par la foi en la vérité. C’est à cela aussi qu’il vous a appelés (ἐκάλεσεν) par notre Évangile, pour que vous possédiez la gloire de notre Seigneur Jésus-Christ. » Notez, dans ces versets, la relation entre le choix de Dieu[11] et l'appel/invitation au salut (2 Thess. 2:13). C'est intéressante à noter que le choix de Dieu est ‘dès le commencement’, ce qui fait surtout référence au fait que c'est un décision qui n'était pas pris en rapport (ou après, ou en conséquence) avec notre choix d'accepté l'invitation (2 Thess. 2:14), ce n'est pas un décision temporelle (Dieu n'est pas mesuré par le temps), donc, il n'y a aucun contradiction à dire que Dieu à choisis pour le salut, ceux qui ont choisi, de façon libre, d'accepter son invitation à être sauvé. (Le choix de Dieu est à l'extérieur du temps, le choix du croyant est à l'intérieur du temps, donc, d'un sens, le choix de Dieu et le choix de l'homme est simultané.) 

 Quand on parle des appelés comme un groupe, on fait référence à ceux qui ont répondu de façon positive à l’appel de Dieu. Ceci n’est pas un contradiction ou problème d’incohérence. Au contraire, la Bible est claire que ce n’est pas tous ceux qui sont appelé qui vont être sauvé. Seulement ceux qui répondent à l’appel vont être sauvé, et on peut nommer ces dernières « les appelés ». Il faut noter que les apôtres ont reçu un appel spécial. Ils étaient non-seulement appelé à accepter Jésus comme Dieu, et son sacrifice pour leurs péchés, mais, aussi, à devenir les messagers spéciale de Jésus à tout le monde (apôtres), et d’être la fondation de l’Église.


L’appel à un Ministère

            C’est devenu normale, dans l’église évangélique de parler d’un appel au ministère. On entend souvent, lorsqu’on considère un homme pour le ministère, des gens qui demande au sujet de son appel. On entend des questions comme : Quand as-tu reçu ton appel au ministère? Tu es appelé à quel type de ministère? Notre survol des versets du Nouveau Testament dévoile un fait intéressant : il n’y a aucun verset biblique qui soutient cette notion. Les seules versets dans le Nouveau Testament qui parle d’un appelle de Dieu au « ministère » sont en rapport avec l’appelle de Paul à être Apôtre.[12] Évidement on parle ici d’un rôle important et unique dans l’église. Après la mort des apôtres il n’a pas eu un autre Apôtre.

Les seules autres versets dans le Nouveau Testament qui semblerait avoir un rapport avec l’appelle de Dieu et notre état de vie (sociale, éducationnelle, ou occupationnelle) ne disent rien au sujet d’un appelle au ministère, ni, même, à une occupation (vocation?) quelconque.[13] Certes, ces versets lient l'appel de Dieu avec notre état dans la vie, mais, notez que notre état dans la vie n'a aucun rapport avec l'appel de Dieu. C'est à dire, Dieu aurait pu nous appeler/invité au salut, quand on était pauvre, non-éduqués, des esclaves, ou, de l’autre côté, riches, très éduqué ou propriétaires. De plus, Paul nous explique que, malgré le fait qu’on devrait être heureux (contenter) là où on se trouve, on ne devrait pas avoir aucune honte à vouloir changer notre état d’être. Nous pourrions changer notre état dans la vie si on voudrait, et ça ne changerais, du tout, l’appel de Dieu pour nous, parce que son appel est, premièrement, au salut, et deuxièmement, à la sanctification. On pourrait s'enrichir ou s'appauvrir (de façon volontaire ou involontaire), s'instruire ou négligé notre éducation, on pourrait même changer notre occupation, devenir missionnaire ou ancien (pasteur),[14] mais toutes ces changement n'affecte en rien l'appel ou invitation de Dieu pour nous.


L’appel de Dieu pour ceux qui croient dans le témoignage des Apôtres

            À quoi, alors, est-ce que nous, ceux qui croient en Jésus pour le pardon de nos péchés, sommes appelés ? Le Nouveau Testament nous donne une réponse à cette question. Nous sommes appelés à : (1) être saints,[15] (2) à vivre dans la paix,[16] (3) à la liberté,[17] (4) marché digne de notre appelle,[18] (5) à la sanctification,[19] (6) la souffrance,[20] (7) bénir les autres,[21] (8) la gloire et vertu de Jésus,[22] (9) à affermir et démontrer que nous avons répondu à l’appel et que nous faisons vraiment partie des élus.[23] On pourrait argumenter que plusieurs des buts que je viens de énuméré sont pareil, mais j’ai décidé de les énumérés de cette façon pour démontrer la variété des choses à lequel les chrétiens sont appelés. En fin du compte on voit que les croyants sont seulement appelés à émulé leur maître – Jésus le Messie. Je dis seulement, mais on comprend que c’est un gros « seulement ». Le défi est énorme. Mais celui qui s’affiche comme croyant est en train de dire, je relève le défis sachant que « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés (καλέσαντος) par [à] sa propre gloire et par [à] sa vertu. »[24] Celui qui n’est pas prêt à relever ce défi ne devrait pas se dire croyant !



[1]Cf. 1 Thess. 5:24, 2 Tim. 1 :9.

[2]Cf. Rom. 11 :29.

[3]Rom. 8 :28-30.

[4]Cf. Rom. 9 :26, Héb. 11 :8.

[5]Cf. Rom. 1 :6, 9 :24, Gal. 1 :6, Héb. 3 :1, 5 :4, Jac. 2 :7, 1 Pie. 2 :9, 1 Jn. 3 :1, Jude 1, Apo. 17:14.

[6]Cf. Rom. 1 :7, 1 Cor. 1 :2, 1 Cor. 7 :15, Gal. 5 :13, Éph. 4 :1, Col. 3 :15, 1 Thess. 2 :12, 1 Thess. 4 :7, 1 Pie. 1 :15, 1 Pie. 2 :20b-21, 1 Pie. 3 :8-9, 2 Pie. 1 :3, 2 Pie. 1 :10, 2 Thess. 1 :11.

[7]Cf. 1 Cor. 1 :26, 7 :17, 7 :20, 7 :21-24. Il faut noter que, dans 1 Cor. 7, Paul parle de l’état de la personne au moment qu’il était sauvé. Il conseil que si le personne (par exemple un esclave) à l’opportunité de changé son état, qu’il le prenne, si non, qu’il soit heureux là où il est.

[8]Cf. 1 Cor. 1 :9, Éph. 1 :18, 4 :4, Phil. 3 :14, 2 Thess. 2 :13-14, 1 Tim. 6 :12, Héb. 9 :15, 1 Pie. 5 :10.

[9]Cf. Rom. 1 :1, 1 Cor. 1 :1, Gal. 1 :15-16a.

[10]Cf. Mt. 22:14, 1 Cor. 1 :23-24, Gal. 5 :8, Héb. 2 :11.

 [11]Un autre sujet qu’on va devoir aborder plus tard, mais qui est lié à la question de l’appel de Dieu au salut.

[12]Cf. Rom. 1:1, 1 Cor. 1:1, Gal. 1:15-16a.

[13]Cf. 1 Cor. 1 :26, 7 :17, 7 :20, 7 :21-24.

[14]Paul nous explique, en 1 Tim. 3 :1, « Cette parole est certaine : si quelqu’un aspire à la charge d’évêque, il désire une belle activité. ». Tu n’es pas ancien/évêque/pasteur, mais tu veux l’être? Tu désires une bonne chose, maintenant, pour être ancien, tu dois qualifier. Tu dois être dans une communauté de croyants, et tu dois avoir tous les qualifications listé en 1 Tim. 3 :1-7 et Tite 1 :5-9. Une chose que tu n’as pas besoin est un appel!

[15]Rom. 1:7, 1 Cor. 1 :2, 1 Pie. 1 :15.

[16]1 Cor. 7:15, Col. 3 :15.

[17]Gal. 5:13.

[18]Éph. 4:1, 1 Thess. 2:12, 2 Thess. 1:11.

[19]1 Thess. 4:7.

[20]1 Pie. 2:20b-21.

[21]1 Pie. 3:8-9.

[22]2 Pie. 1 :3.

[23]2 Pie. 1:10.

[24]2 Pie. 1:3. J’ai ajouté en lettres gras le mot « à », parce que le mot « par » qu’on retrouve dans plusieurs traductions n’est pas présente dans le texte grecque. Le mot qui se trouve dans les textes grecques peut être traduit soit « par » ou « à ». Étant donné le contexte d’1 Pie. 1 :3-10, je crois que la meilleur traduction est « à ». Donc, ce verset devrait dire, « Sa divine puissance nous a donné tout ce qui contribue à la vie et à la piété, en nous faisant connaître celui qui nous a appelés (καλέσαντος) à sa propre gloire et à sa vertu. » comme on le voit traduit dans l’English Standard Version, « His divine power has granted us all things that pertain to life and godliness, through the knowledge of him who called us to his own glory and excellence. » 

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