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Ma Traduction d'un Article du Somme Théologiae de Thomas d'Aquin


SOMME THÉOLOGIAE I, QUESTION 5, ARTICLE 3
(à l’exception du 4ieme réponse)

Est-ce que tout être est bon?

Au troisième on procède ainsi. On voit que tout être n’est pas bon. Car le bien s’ajoute (ou se joindre) sur (à, en plus de) l’être, il est évident à partir de ce qui était dit. Certainement, les choses qui ajoutent quelque chose à l’être, elles réduisent (délimitent, distinguent, ou qualifient) l’être. Ainsi, la substance, la quantité, la qualité, et les autres choses du même genre (ou sortes). Alors, le bien délimite l’être. Alors tout être n’est pas bon.

En suite, aucun mal est bon, Ésaie 5 , « Malheureux vous qui disiez que le mal est bon, et le bon mal. » Mais on dit qu’il y a des êtres qui sont mauvaises. Donc, tout être n’est pas bon.

En suite, le bien est ce qui est désirable (ou à raison de désirable). Mais la matière première n’est pas désirable (n’a pas de raison de désirable), mais désire tout (ou est désirant de tout). Alors, la matière première n’est pas bon (n’a pas raison du bien). Donc, tout être n’est pas bon.

En suite, la philosophe dit, en Métaphysique III, le bon n’est pas dans les mathématiques. Mais le mathématique à un certaine être, pas comme dans les autres sciences. Donc,  tout être n’est pas bon.

Mais, au contraire, tout être qui n’est pas Dieu, est une créature de Dieu. Mais tout créature de Dieu est bon, comme dit 1 Timothée chapitre 4, Car Dieu est maximalement bon. Alors, tout être est bon.

Je réponds qu’il faut dire que tout être, en tant qu’il est un être, est bon. Tout être, en effet, en tant qu’il est un être, est en acte, et d’une certaine manière parfait, tout acte est d’une façon parfait. Car la perfection est désirable (a raison de désirable) et bien, il est évident de ce qui était dit. D’où il suite que tout être, dans cette sens (ou de cette manière) est bien.

Au première, alors, il faut dire, que la substance, la quantité, et la qualité et ce dont sous elle est contenus, elles délimitent (ou déterminent) l’être en appliquant l’être vers une certaine essence, ou bien, [vers un certaine] nature. Au contraire, le bien ne s’ajoute pas sur un certain être de cette façon, mais seulement ce qui est désirable (raison désirable) et la perfection, qui convient à l’être lui-même dans cette sens (ou de cette nature). D’où [il suite que] le bien ne délimite (restreint) pas l’être.

Au deuxième, il faut dire qu’aucun être peut-être dit mal (mauvais) en tant que c’est un être. (Ou, on ne peut pas dire d’aucun être qu’il est mauvais en tant que c’est un être.) Mais en tant que privé de son être, de cette façon (ou ainsi) l’homme est dit mauvais (ou, c’est dans cette façon qu’on dit que l’homme est mauvais.), dans le mesure d’être privé de la vertu, et on dit que l’œil est mauvaise lorsqu’il est privé de la plus haut dégrée de la vision.

Au troisième, il faut dire que la matière première, comme ce n’est pas un être qu’en puissance, de cette manière, ce n’est pas bon à moins qu’il est en puissance. Quoique, selon les Platonistes, il disait que la matière première est du non-être, parce que la privation lui est jointe. Mais, cependant, il participe en quelque chose dans le bien. On peut voir qu’il y a un ordonnance, ou bien, une aptitude, vers (pour) le bien, et pour cela il ne convient pas de soi qu’il est désirable, mais qu’il désire.

Ceci est ma traduction tenant en compte les corrections par M. Pronovost qui m'enseigne le latin.

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