Wednesday, July 27, 2011

Une Pensée sur la Gouvernance de L'église - Réponse au Questions

J'avais reçu plusieurs questions après que j'ai publier ma première réflexion à ce sujet. Dans ce publication de blogue nous allons regarder chaque question. J’ai marqué les questions en italique et les réponses en texte normal.

Tite 1. 5 Quelles étaient les instructions de Paul? Tite était-il lui-même ancien?
 Nous ne savons pas si Tite était un ancien, mais ceci n’a pas d’importance dans la discussion sur comment un ancien devrait être mis en place. Ce que nous voyons, au commencement de l’église ancienne, c’est que Paul établissait, à chaque endroit où il allait, des anciens qui étaient chargés de la santé spirituelle de l’église en question (Actes 14 :23). Dans l’épître à Tite, nous voyons que Paul, qui était allé à Crête, n’avait pas le temps d’établir des anciens, alors il a écrit à Tite, qui avait été laissé à Crête pour finir les tâches nécessaires à la santé de l’église, pour lui dire comment établir l’église. Une des tâches principales était, donc, d’instaurer des anciens, avec les qualifications données dans Tite 1 :5-9. Alors Tite, agissant avec l’autorité de Paul, était supposé de mettre en place des anciens. Les instructions de Paul à Tite, et aussi à Timothée en 1 Timothée 3 :1-7, n’ont  jamais inclus l’idée qu’il devrait consulter les membres de l’église avant de nommer des anciens. Au contraire, la nomination des anciens était basée sur le désire de la personne en question et sur les qualifications données (1 Tim. 3 :1-7). Notez, ce n'est pas le désire seulement, mais le désire plus les qualifications. C’est intéressant de remarquer les informations concernant le début du ministère de Timothée, ce que Paul dit à Timothée dans 1 Timothée 4 :13-16. Ce sont les anciens qui avaient commissionné Timothée par la prière et l’imposition des mains (nous voyons que, même avec Paul, quand il a été envoyé en mission, ce sont les anciens qui l’ont envoyé, guidés par l’Esprit Saint. Actes 13 :1-3.) Nous voyons aussi, la recommandation de Paul à Timothée dans 2 Timothée 2 :2, à propos de la formation d’hommes fidèles. Nous pourrions nous dire : mais ils ne sont pas des anciens. C’est vrai qu’on ne nous dit  pas qu’ils étaient nommés anciens, mais nous voyons ici le moyen par lequel les anciens allaient être formés et préparés pour les tâches et les défis qu’ils allaient rencontrer. La formule que nous observons à travers la Bible est que des dirigeants forment des disciples qui ensuite, prennent la place des dirigeants.  Alors, quand nous disons que ce sont les anciens qui nomment d’autres anciens, nous ne parlons pas d’une sélection arbitraire, mais d’une sélection faite à partir des disciples formés, c'est-à-dire, « des hommes fidèles » qui sont capables de continuer à former d’autres hommes fidèles, qui vont continuer à former d’autres hommes fidèles.

Est-ce que le choix d'un autre apôtre (Actes 1) ou de "serviteurs" (Actes 6) peut s'apparenter?
            Le choix d’un apôtre dans Actes 1 n’est pas quelque chose qui pourrait se répéter, à moins qu’il y ait des témoins oculaires de la résurrection de Jésus qui soient toujours en vie. Dans Actes 1, quand ils ont choisi l’apôtre remplaçant, ils ont donné deux critères pour sa sélection (et c’est assez intéressant de noter qu’il y avait seulement deux hommes, dans ce temps-là, qui étaient qualifiés) : (1) « ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus allait et venait avec nous, depuis le baptême de Jean, jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous », (2) « il faut qu’il y en ait un qui soit avec nous témoin de sa résurrection. » (Actes 1 :21-22). Un troisième critère de qualification qui pourrait être ajouté en vue des évangiles est la sélection, par Jésus, de Paul : (3) que l’apôtre soit choisi par Jésus lui-même (voyez Gal. 1:1, 11-24). Alors, la réponse est non, pour la sélection d’un apôtre. La plus grande question que nous devrions nous poser dans ces versets est : est-ce que les disciples avaient le droit de nommer un autre apôtre? Paul a été choisi par Jésus, enseigné par Jésus et envoyé par Jésus (Voit : Gal. 1 :11-24, Actes 9 : 1-30).
            En ce qui concerne la sélection de diacres, nous voyons clairement que les apôtres avaient dit aux gens de choisir des diacres pour eux-mêmes dans Actes 6 :3. Mais, la question ici est, est-ce que ce choix peut être utilisé comme une norme pour l’église aujourd’hui, étant donné que, dans ces circonstances, les apôtres agissaient en fonction d’un problème évident. C’est-à-dire, « les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service quotidien. » (Actes 6 :1) Alors, les apôtres ont fait la chose la plus sage; si les Hellénistes choisissaient leurs propres diacres, ils ne pouvaient plus murmurer contre les apôtres si elles étaient négligées, parce que c’était leur propre choix. Alors, les méthodes, décidées dans ces circonstances, étaient les plus sages, mais pas nécessairement normatives pour aujourd’hui. De plus, ces méthodes n’étaient que pour la sélection des diacres (des serviteurs de l’église), et non pour la sélection des anciens. Finalement, Paul a, plus tard mis en place des qualifications et méthodes pour la sélection des diacres quand il a écrit a Timothée (1 Tim. 3:9-13). Notez que les diacres doivent être mis à l'épreuve (1 Tim. 3:10), mais que ce n'est pas le cas pour les anciens qui, s'ils ont les qualifications exigé et le désire d'être ancien, devrait être nommé ancien (1 Tim. 3:1-8, Tit. 1:5-9).

Devrions-nous appliquer cette "équation" (les anciens choisissent les anciens) aux autres sujets d'églises? Droit de vote aux personnes compétentes dans les domaines relatifs?
            Si on parle des dons de l’esprit, alors, je crois que la réponse est d’un sens oui, d’un sens non. C’est l’Esprit qui donne les dons (1 Cor. 12 :7-11), mais c’est l’église (et peut-être même le collège des Anciens) qui reconnait les dons (Actes 13 :1-3, 1 Tim.4 :14). En tout cas, ce serait une autre discussion intéressante, mais ce n’est pas relié à la sélection des anciens, parce que les anciens ne sont pas nommés en fonction de leur dons, mais en fonction des qualifications énumérées dans 1 Timothée 3 et Tite 1.
            Je ne vois pas la nécessité d’appliquer cette « équation » à d’autres domaines, parce que je ne le vois pas dans le Nouveau Testament. On doit toutefois dire que la personne qui est la mieux placée pour choisir celle qui va travailler dans un certain domaine est celle qui est déjà une autorité dans ce domaine, parce qu’elle connait les qualifications requises pour accomplir le travail. Donc, d'un sens, celui qui a un certain don va être mieux situé pour le reconnaître en d'autres personnes, et pour les former pour la perfectionnement de leur service dans l'église.

L'établissement d'anciens vient des hommes ou de l'Esprit? Si l'Esprit, à qui revient la responsabilité de discerner la volonté de l'Esprit? Si les hommes, quel est le rôle de l'Esprit?
            C’est une question intéressante, mais je crois que la réponse est plus simple que nous le penserions. C'est-à-dire, je crois que ceci est un faux dilemme. Je ne vois pas pourquoi nous serions obligés de dire que c’est soit l’Esprit, soit les hommes, qui nomment les anciens. Je crois qu’il n’y a aucune contradiction en disant que, d'un coté, c’est l’œuvre de l’Esprit, qui est souverain (étant donné que Dieu est souverain) et qui déclare tout ce qui se passe; et, de l’autre coté, que c’est le choix de l’homme, à qui Dieu a donné la sagesse, le discernement (par l’Esprit) et une liste de critères de qualification pour nous aider dans nos choix. Ceci est une question qui suscite une discussion sur la souveraineté de Dieu et la volonté de l’homme. Je n’ai pas le temps dans cette réponse d’explorer ce sujet. Mais je ne pense pas qu’il y ait un dilemme.
            En fait, je vois que le Nouveau Testament nous montre, justement, que c’est une sélection provenant, en même temps, des hommes et de l’Esprit (Remarquez : Actes 14 :13 – C’est Paul et Barnabas qui ont nommé les anciens dans toutes les églises; C’est aussi intéressant de noter que 1 Timothée a été écrit à Timothée lorsque il était à Éphèse – 1 Tim. 1 :3, et que c’est dans cette lettre que Paul à recommandé à Timothée comment nommer des anciens. Paul donne à Tite la responsabilité de nommer des anciens (Tite 1:5). Donc, nous voyons clairement que c'est des hommes qui étaient qualifié pour être ancien (même s'ils n'était pas à ce moment) qui avaient la responsabilité de nommer des anciens dans toutes les églises, utilisant la liste de qualifications, et le sagesse que Dieu les a donner. Mais, quand Paul a rassemblé les anciens d’Éphèse, durant son dernier retour vers Jérusalem, il a dit, en Actes 20 :28, que « Le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l’Église de Dieu… » Il est donc intéressant de constater que Paul voit la sélection des anciens comme étant à la fois la décision des hommes – c'est-à-dire, lui-même, Timothée, Tite – et, à la fois la décision de l’Esprit-Saint.)

Devrions-nous tenir compte d’une "autorité apostolique" déléguée?
            Si la chaîne de formation de disciples avait été continuée, on pourrait alors dire qu’il y aurait des gens, vivant aujourd’hui, pouvant tracer une ligne, dans leur formation, jusqu’aux apôtres. J’ai bien peur, par contre, que la chaîne de formation de disciples n’a pas été continuée. Mais, même si elle avait surmontée les siècles, est-ce que cela voudrait dire que ceux qui auraient pu tracer un lignée jusqu’aux apôtres aurait une « autorité apostolique déléguée »? Non. L’autorité que Timothée ou Tite, par exemple, avait était basé sur les écrits de Paul. Ils n’avaient pas d’autorité apostolique déléguée sauf pour celle que Paul leur avait ordonnée. Nous pouvons le voir dans la façon que Paul, en écrivant à Timothée, met tellement l’emphase sur son appel à être un apôtre (1 Tim. 1 :1, 12, 2:7). Timothée le savait, ce n’est pas pour Timothée que Paul avait écrit ceci, c’était pour que l’église sache que Timothée n’agissait pas par ses propres désires, mais par l'ordonnance d’un apôtre. Alors, je pense que, même s’il y avait une ligne de formation de disciples qui pouvait être tracée à partir d’un apôtre jusqu’à une personne d’aujourd’hui, cette personne n’aurait pas plus d’autorité qu’un ancien qui n'avait pas de lien avec un apôtre. Même l’autorité de Timothée était basée sur la Parole de Dieu, écrite par Paul. Alors, on ne peut pas dire que quelqu’un, aujourd’hui, aurait une autorité autre que celle que Timothée avait. Toute l’autorité de l’ancien est basée sur la Parole de Dieu  et sur le fait qu’il a été formé par un homme fidèle (2 Tim. 2 :2).

Si l'Église est la même "primitive" et "contemporaine" avons-nous encore le ministère d'apôtre tel que pratiqué initialement?
            Cette question a été répondue ci-haut (la partie concernant « le ministère d’apôtre »). Je voudrais tout de même dire que, dans un sens, l’église est la même aujourd’hui qu’elle l’était au début – c'est-à-dire, c’est le corps de Christ, la communion des Saints de tous les âges. Christ n’a pas changé et son épouse n’a pas changée non plus. L’église est toujours composée d’humains déchus, mais sauvés. Mais, dans un autre sens, l’église « primitive » n’est pas la même que l’église « contemporaine », c'est-à-dire, nous vivons dans une culture différente, les témoins oculaires ne sont plus vivants, il n’y a plus d’apôtres, l’église a traversé plusieurs schismes. Cette différence n’enlève cependant pas la validité des principes mis en action que nous voyons dans l’église primitive. Comme je l’ai dit, notre nature n’a pas changée, ils étaient autant humains que nous le sommes, ils avaient les même tentations (le désir du pouvoir, les désirs sexuels), il reste donc que la meilleur façon de nommer des anciens est de suivre les principes que nous voyons en action dans l’église primitive, parce que ces principes ont formé une sécurité contre les abus de pouvoir et l’introduction d’hérésies et ils ont montré de quelle façon les dirigeants des église pourraient prendre soins les uns des autres (voit Actes 20 :28 – le travail d’un ancien est premièrement de prendre soin des autres anciens et deuxièmement, de prendre soin des autres chrétiens.)

Friday, July 22, 2011

La Recherche d’une Fondation pour des Décisions Morales


Dernièrement, j'ai lu un article que quelqu'un avait publié sur Facebook, qui a été écrit en réaction au verdict du procès de Guy Turcotte. Écrit par Stéphane Laporte, l'article s’intitule "La vie ne vaut rien". Je vous encourage à lire cet article qui se trouve sur cyber presse.ca. Une des questions qui ressort de cet article est: "Existe-t-il une fondation sur laquelle nous pouvons baser nos actions?" C'est-à-dire, comment est-ce possible que dans notre société on puisse  applaudir le mal et ridiculiser (même parfois, culpabiliser) le bon. Comment a-t-on pu se rendre à ce point et comment est-ce qu’on peut s’en sortir vivant? Il dit ceci: "Les questions fondamentales, on ne se les pose jamais, tellement on est pris par l'économie, la politique, le sport et les vedettes...Il y a quelque chose de pourri au royaume des humains et j'ai bien peur que ce soit notre âme."[1] Ce sont là des questions que nous nous posons présentement.

Dans la première partie de notre discussion sur ce que veut dire être humain, j'ai dit que nous devions  poser une fondation, à partir de la métaphysique, avant d’aller dans des questions d'éthiques. Nous avons commencé avec l'étude de la nature humaine et, en passant, nous avons vu beaucoup de termes et principes de base. (Nous avons vu les pensées d'autres écrivaints sur ce point, voir cette publication. Entre-temps j'ai trouvé d'autres blogs intéressants sur ce sujet, voir Edward Feser, et Francis J. Beckwith.) Nous avons maintenant, si vous avez été capables de me suivre et si tout ce que j'ai dit est bien, une idée de la nature humaine. Mais, il y a quelques autres observations que nous devons faire avant de parler de questions d'éthiques. 

Toutes les choses qui existent ont ce qu’on appelle une fin. C'est-à-dire, une raison pour laquelle elles ont été créées et vers laquelle elles se dirigent. Par exemple, une oreille est fait pour recevoir des sons et une bonne oreille, qui atteint sa fin, est une oreille qui entend, comme il faut, les tonalités qu’elle est supposée entendre. La fin d’une chose est déterminée par la forme de la chose en question. Les humains ont une forme rationnelle. Et c’est notre rationalité qui nous différencie des animaux, des plantes et des objets inanimés. Ca veut dire que la fin de l’homme a un rapport avec sa rationalité – sa forme. De plus, étant donné que l’homme est un animal rationnel, il est, de ce fait, un agent volontaire – C'est-à-dire, un agent qui peu choisir entre des fins et des façons de les atteindre. Une volonté ne peut exister que là où il y a un intellect pour présenter des choix à l’agent et pour délibérer entre des choix et des moyens de les atteindre. 

Mais l’existence d’une fin exige qu’il y ait une fin ultime pour l’homme. Ceci est dû au fait qu’on peut demander, pour chaque action qu’un homme aurait fait, pourquoi il l’a fait. La réponse serait : « J’ai agi d’une telle façon parce que je voulais fin A. » Et on pourrait tout de suite demander pourquoi la personne en question voulait  fin A. Sa réponse serait : « Je voulais fin A parce que je voulais fin B. » Nous ne pourrions pas continuer cette série de questions à l’infini parce que s’il y a une régression infinie de fins, nous ne pourrions jamais agir, parce qu’il n’y a pas de première fin. En réalité, lorsqu’on demande une telle série de questions, nous arrivons ultimement à la réponse: « Je voulais fin Z parce que je veux être heureux."

 Sans équivoque, tout homme recherche le contentement. Le contentement doit être ce qui fait du bien à l’homme parce que c’est la seule chose que nous cherchons sans avoir une fin ultérieure. Est-ce que nous pouvons maintenant nous demander en quoi consiste le contentement de l’homme? Je crois que oui et je ne suis pas le seul qui le crois. Aristote, 400 ans avant Jésus-Christ, dans son livre L’Éthique Nicomachéan s’est posé les mêmes questions.[2] Il a ensuite offert comme solution toutes les choses qui sont souvent recherchées par des humains et en quoi nous pouvons toujours trouver le contentement. La liste inclut l’argent, l’acquisition de biens, le plaisir, l’honneur ou la popularité et la louange des hommes, entre autres.  Mais aucunes de ces choses ne peut être élevées à un point tel qu’elles nous contentent. Par exemple, nous ne recherchons pas l’argent seulement pour être capable de vivre, mais pour être heureux et pour autant, ceux qui sont les plus riches sont souvent ceux qui sont les moins heureux. Le plaisir n’est pas un contentement pour la même raison que l’argent et l’acquisition des biens n’est pas non plus un contentement parce que nous recherchons ces choses pour qu’elles nous rendent heureux, mais aussitôt que nous les atteignons, elles s’enfuient et nous devons recommencer la recherche. Ces choses nous démontrent qu’en fait, qu’il n’y a aucun bien qui est lié au corps qui puisse nous contenter.

Aristote fini par dire que le contentement se retrouve dans une vie vertueuse.[3] Pourquoi? Parce que ceux qui sont les plus vertueux sont ceux qui sont les plus heureux et nous ne pourrions pas leur enlever leur contentement, même si on les tuait. Il y a deux types de vertu, les vertus pratiques et les vertus intellectuelles. Les vertus intellectuelles sont mieux que les vertus pratiques parce qu’elles ne dépendent pas des circonstances, elles sont plus durables et ces vertus peuvent être mises en pratique sans les biens matériaux. Alors, Aristote a finalement trouver le contentement de l’homme dans la contemplation et il dit que le contentement se trouve seulement là où il y a de la contemplation. 

La question que nous pouvons nous poser par la suite, la contemplation de quoi? La réponse doit être la contemplation de la fin ultime de l’homme qui est le bien ultime de l’homme. L’homme peut seulement agir pour une fin s’il a une notion, même imparfaite, de sa fin ultime – de ce qui est son bien. Le bien de l’homme est qu’il soit parfait selon sa forme, c'est-à-dire qu’il soit totalement, parfaitement, humain. Ceci peut seulement être atteint par une vie de contemplation et de connaissance, parfaite. Mais l’homme, comme il est, ne peut pas tout connaître – ce qu’il doit faire s’il veut être parfait. La seule façon de tout connaître serait de connaître la première cause de toute chose parce que les modèles de tout ce qui existe se trouve dans la cause première. Cependant, cette cause première, qui est en même temps la fin ultime de toute chose, est ce qu’on appelle Dieu. 

C’est ici qu’on voit Thomas d’Aquin qui arrive pour dire que la fin de l’homme est bien la contemplation, c’est la contemplation de Dieu, comme Il est.[4] C’est-à-dire que l’homme a été créé pour Dieu mais pour qu’il se dirige vers Dieu, la connaissance de Dieu étant la raison pour laquelle il a été créé, il fallait que Dieu lui montre premièrement qu’Il est la fin ultime de l’homme et deuxièmement, qu’Il est la façon d’obtenir ou d‘atteindre cette fin. Étant donné que l’homme ne peut pas atteindre sa fin tout seul, il fallait que Dieu lui donne le moyen par lequel il pourrait atteindre sa fin. Il faut que Dieu élève l’homme, par sa Grâce, à la connaissance de Dieu – ce qu’il fera au ciel. Nous ne nous dirigeons pas vers une fin à moins que nous sachions que c’est une fin. L’homme, étant un agent qui peut choisir comment il va atteindre ses fins, ne pouvait pas choisir Dieu, la fin ultime de l’homme, sans qu’il sache que c’est sa fin. Alors, Dieu nous a donné la révélation divine, par les écritures, pour que nous puissions savoir que Dieu est notre fin et savoir comment nous pouvons l’atteindre.




[2] Aristotle, "Nicomachean Ethics", in The Basic Works of Aristole, ed. Richard McKeon (New York: Oxford, 1941), 938.

[3] Ibid., 1107-8

[4] Thomas Aquinas, Providence, part 1, vol. 3 of Summa Contra Gentiles, trans. Vernon J. Bourke (1956; repr., Notre Dame, IN: University of Notre Dame, 1975), 70-206.

Friday, July 15, 2011

What it Means to Be a Human Person – Part 13 - The Thomistic Definition of Matter

            Interestingly enough, the Thomist agrees, in principle, with at least one claim of the Naturalist. In this sense, Thomism is a Christian Naturalism. The Thomist would agree that matter is a basic, substantial, principle of all sensible, material, entities. We saw in a previous post that, for the hylomorphist, matter is one of two principles out of which all material, sensible, things are composed. Though the Naturalist attempts to claim that matter is atoms, or, whatever the natural sciences claim is most basic, the Thomist recognizes that these descriptions do not define what matter is. Rather, an atom, or, whatever seems to be most basic according to the natural sciences at any given time, is simply another form of matter; and this way of explaining it leads us into the Thomistic explanation of matter.

            In his short treatise De Principiis Naturae Aquinas explains what he considers to be the basic principles from which all material things spring. He begins by pointing out what seems to be a platitude, “Take note that some things can exist, though they do not, whereas others do indeed exist. Those which can exist are said to be potentially. Those which already do exist are said to be actually.”[1] Aquinas then goes on to explain that, of those things which actually exist, some exist substantially, and others exist only accidentally. Accidental existence is found in a subject, whereas substantial existence describes the thing itself, its essence.

            Earlier we noted that one of the problems with Naturalism is that in attempting to define matter it gives us a list of characteristics, in other words, accidents. Bobik, in his commentary on Aquinas’ De Principiis Naturae, notes that “The ultimate existing subject is I - - this rational animal. My being five feet eight inches tall, and white, and knowledgeable, etc. - - no one of these is what I am as an ultimate existing subject. Neither is the collection of them what I am as an ultimate existing subject. Furthermore, no one of them, nor the collection of them, is itself an ultimate existing subject.”[2]

            If we apply what we have just seen to the claims of Naturalism, we find that the Naturalist is attempting to say that some substantial entity is the foundation of reality. But we want to know what matter is. Even the most basic substantial entity, be it the atom, or energy, or anything else, is still composed, as we shall see, of matter and form.

            Aquinas goes on to describe what he has already alluded to when he talked about things that exist, do not exist, and potentially exist. “Both what is in potency to substantial existence, and what is in potency to accidental existence, can be called matter…But they differ in this: the matter which is in potency to substantial existence is called the matter out of which; and that which is in potency to accidental existence is called the matter in which. Properly speaking, however, what is in potency to substantial existence is called prime matter; whereas what is in potency to accidental existence is called a subject.”[3]

            Prime matter is pure potency, having no existence by itself. A subject, however, is not pure potency, but is in potency to certain accidents. For example, a child, which is a subject, is in potency to become an adult. Unfortunately, as we all too frequently find out, a child also has the potency to become an inanimate body. When this happens we are always pained, and rightly outraged, but the potency is there from the moment that the child’s form is in act. In order to fully understand pure potency, it needs to be explained in light of form; due to the fact that pure potency is formless, it is only that which can be.

            “Now just as everything which is in potency can be called matter, so too everything from which something has existence, whether substantial or accidental, can be called form.”[4] Form is that principle which limits matter – potency. Matter is that principle which, makes the form, this individual; it is the principle of individuation. “First matter, the indeterminate but determinable principle which makes possible the transformation of one substance into another; and first form, the determining principle which accounts for the fact that a given substance is the particular thing that it is and not something else [meaning it’s essence]…If first matter represents what a thing can be, first form represents what a thing is.”[5]

            Matter, then, in the Thomistic perspective, is that principle of potency which individuates form - that is, which makes a human person to be this human person (i. e. - Socrates). But matter cannot exist by itself. Without form there can be nothing. This becomes clear when we try to imagine, or think about, or point to, a particular blob of pure matter. It cannot be done. Matter always exists united with form in some way or another. “First matter is separable from first form in thought, though never in fact. There is no such thing as first matter without first form…First matter has no character in itself. It is absolutely featureless, formless, and indefinite, without quality, without quantity. To acquire definiteness and quality, to be earmarked with quantity, it must have first form. It is potentially everything, though it is actually nothing.”[6] As such, matter is not some single substance; rather the most basic substances are subjects that are composed of matter and form, and are potentially other things.


[1]Joseph Bobik, Aquinas on Matter and Form and the Elements (1998; repr., Notre Dame, IN: University of Notre Dame Press, 2006), 1.

[2]Ibid., 3.

 [3]Ibid., 4.

[4]Ibid., 6.

[5]Robert Edward Brennan, Thomistic Psychology: a Philosophical Analysis of the Nature of Man (1941; repr., New York: The Macmillan Company, 1946), 66-67.

[6]Ibid., 67.

Thursday, July 14, 2011

What it Means to Be a Human Person – Part 12 - Naturalisms “Matter” is Void of Content

            Is it possible that matter is what Naturalists say that it is? As soon as we allow for the possibility that matter is just that, atoms, protons, neutrons, electrons or energy, we run into problems.

            First of all, giving a description of the physical characteristics of something does not tell you what it is. If I ask you to tell me what a refrigerator is, and all you give me are its accidental characteristics: it is hard, has handles, drawers and tablets, is rectangular, and black, white or metallic; you still have not told me what a refrigerator is. Your description may fit a certain number of refrigerators, but it does not describe, very well, the types of refrigerators that you find in hotels and big restaurants (walk-in-refrigerators), or the type of refrigerators that you find in dorms, hotel rooms and personal bars (compact refrigerators). There seems to be more to “being a refrigerator” than its “physical description.” The physical description is true, it is part of what it means “to be” a refrigerator, but using a term borrowed from the ancient and medieval philosophers, this type of description is called this its material cause, but, giving the material cause does not tell you what something is.

            To be more concrete, if I say that matter is hard, someone will point to water, or perhaps air, and ask, “is that not also matter, in some sense?” If I say that matter is atoms, or smaller entities, I still have not defined matter; I have simply made matter smaller. I still require a definition. Defining something by describing its physical characteristic does not explain it. Make the component parts as small as you want, add as many as you wish, in any composition, you still have yet to tell us what matter is.

            You might add that refrigerators are made by Fridgidaire, LG, Whirlpool, etc. However, you still have not told us what a refrigerator is, you have only told us who made the refrigerator, the efficient cause.

            You might add that refrigerators are things that are used to keep food cold so that bacteria is not able to grow on it as easily as if it was left on the counter. Refrigerators, therefore, are used to preserve food by keeping it cold. This is a teleological explanation of a refrigerator, the final cause, that for which it was made. Yet this is still not good enough, this type of description, though it is true of refrigerators, is also true of freezers. The point of this little exercise is to show that giving a description of matter, with only one of these types of descriptions does not tell me what matter is.

            Second, another way of defining matter, demonstrated by Dennett’s description, is by defining it in terms of whatever the natural sciences study, especially physics, chemistry, bio-chemistry, and micro-biology. This only seems to post-pone giving a definition, because the sciences do not define matter in order to do science, they simply assume its existence. 

            Furthermore, this way of defining matter is circular. Matter is whatever the natural sciences study. What do the natural sciences study? Matter. What is matter? Matter is whatever the natural sciences study. This could get long. W. H. Sheldon, who, in his article, has been trying to discover what Naturalism is, out of  despair, proclaims, “But surely the term [Naturalism] must have some positive distinctive trait. Surely naturalism is more than the vicious-circle imperative—‘investigate by scientific method that which can be investigated by scientific method.’”[1] Unfortunately, his cry of despair is not met with a positive answer. As he continues to examine the writings of the Naturalists of his time he discovers that, as far as the Naturalist is concerned, (and as we have seen, their opinions have not changed), “Nature means everything; apply scientific method to everything and you will find out what is sham and what is reality, what is genuine and what is shoddy.”[2] Naturalism is unable to tell us what its most important, and most basic, concept—matter—is.

            In fact, we will include Methodological Naturalism under this second critique because, as Sheldon points out, if scientific method is the only test by which we determine what exists, then, “Publicity is the test; the private and hidden is ruled out of court. And the only publicly observable things are the physical things. Thus the naturalist, when he investigates what men call mental affairs, has to treat them as bodily or physical affairs…When, then, it comes to a specific issue, to the issue fought over through the ages between idealist or spiritualist or dualist and materialist, he [the methodological naturalist] definitely takes sides with the materialist.”[3] So, even Methodological Naturalism must ultimately be Materialistic, and we still do not know what matter is.

            If, however, we pursue this idea, that, matter is whatever the natural sciences study and tell us is the basic foundation of all that exists, then, we must assume, based upon the history of science, that we will never know what matter is, because the scientific theory of one generation is always being supplanted by the theory of the next. It seems that Naturalism, in all of its forms is unable to tell us what matter is; all that it is able to do is to claim that matter is most basic, and then point to the advancements of science as if they amount to some type of proof.

            In the next installment of this, long series on what it means to be a human person, we will look at the Thomistic view of matter, and how it helps us to understand the form-matter composite which, due to its rationality, is called human.


[1]W. H. Sheldon, “Critique of Naturalism,” in Journal of Philosophy 42, no. 10 (May 10, 1945), 262.


[2]Ibid., 264.

[3]Ibid., 262.

Wednesday, July 13, 2011

What it Means to Be a Human Person – Part 11 - Defining Matter

             In order to understand hylomorphism we need to understand what matter is. However, the term "matter" has been hijacked by modern Naturalists and Materialists. In the next couple blog posts we will look at the concept of matter so as to come to a better understanding of what it means to be human. We embarked upon this journey in order to discover the foundations upon which moral theory will be based. We began by saying that before we can talk about what is right or wrong for humans to do, we need to know what humans are. For example, in order to determine whether or not a certain electronic device is supposed to perform task A or task B we must first determine what kind of electronic device it is, what sets it apart from other electronic devices, and what it's primary purpose is. We will now turn to the question of matter to help us understand what we mean when we talk about a form/ matter composite.

              In order to interact with Naturalists and Materialists, on the question of matter, it would be good to see how they define it. This is, however, a notoriously difficult task to perform. Especially in light of the fact that many, perhaps all, Naturalists define matter as whatever the natural sciences tell us is the most basic element of reality. This, of course, has changed with the years and with advancements in the capacity of science to go deeper and deeper within the cell. We will however, attempt to see how contemporary Naturalists define matter, and we will begin with D. M. Armstrong.

It seems that Armstrong equates matter with physical bodies. “A pure Materialist allows man nothing but physical, chemical and biological properties which, in all probability, he regards as reducible to physical properties only.”[1] For Armstrong, then, matter, the foundation of reality, is defined in terms of the physical properties that the natural sciences tell us are most basic. This fits with what we mentioned just above.
          
             Colin McGinn’s definition of matter also coincides with what we mentioned above. He says that, “Material objects are combinations of physical atoms, determined by physical laws…The atoms make up the molecules that make up the cells that make up the organs that make up the bodies. And the atoms themselves are made up of simpler things yet.”[2]

            Daniel C. Dennett, in Consciousness Explained, concurs with his fellow Naturalists. “There is only one sort of stuff, namely matter – the physical stuff of physics, chemistry, and physiology – and the mind is somehow nothing but a physical phenomenon. In short, the mind is the brain.”[3]

            Most Naturalists, at least those who are willing to tender a definition of matter, seem to agree that matter is physical stuff (which seems to be somewhat redundant), atoms, smaller bits of matter, or perhaps energy, whatever it is, it is the stuff examined by the natural sciences. They all agree, as well, that whatever this matter is, it is the basis, the ultimate foundation, of reality. This, however, causes a problem. For it seems that there is somewhat of a vicious circle involved in such a definition. Luckily for us, hylomorphism, which we have just looked at, however briefly, is able to help the Naturalists define matter. 

            Though this may be a slight over-simplification, in general, the pre-socratics defined matter in terms of some one form of matter from which all other things were composed, and into which all other things decomposed. For example, Thales, the first philosopher, held that “water was the origin of all things, and that the earth was supported by water.”[5] Democritus held that “what really exists is atoms and void.”[6] As such, all of reality was empirically verifiable, “The older ‘physiologists’ have tried to explain the multiplicity of the materials to be found in experience by assuming one kind of matter to be basic and showing how the other kinds originated from it.”[7] To make sure that it is clearly understood that there has been very little change in the Materialists definition of matter in over 2000 years, it is interesting to note that the Atomists maintained that “matter, which is conceived as that from which, that of which and that into which, consists of an infinite number of atoms each of which is a plenum.”[8] The Atomists description of the foundation of ultimate reality is, interestingly enough, almost exactly the same as that of the contemporary Naturalists like those that we mentioned above. Due to the fact that the naturalistic theory of reality has not changed substantially since the time of the Atomists, it cannot escape the critiques of the philosophers of the past. All it can do is claim supremacy based upon the success of modern science,[9] and hope that no one discovers that they have just reheated an already moldy plate of bad left-over’s.

              Having seen how Materialists define matter, we will go on, in our next post, to give reasons why such a definition of matter is not precise enough.


[1]D. M. Armstrong, A Materialist Theory of the Mind, (1968; repr., London: Routledge, 1971), 37.

[2]Colin McGinn, The Mysterious Flame: Conscious Minds in a Material World (New York: Basic Books, 1999), 56.

[3]Daniel C. Dennett, Consciousness Explained (Toronto: Little, Brown and Company, 1991), 33.

[4]For an interesting discussion of Methodological Naturalism, see: Angus J. L. Menuge, "Against Methodological Materialism," in The Waning of Materialism, ed. Robert C. Koons and George Bealer (Oxford: Oxford University Press, 2010), 375-94.

[5]Edward Hussey, The Presocratics (1972; repr., Indianapolis: Hackett Publishing, 1995), 19.

[6]Ibid., 123.

[7]Czeslaw Lejewski, “The Concept of Matter in Presocratic Philosophy,” in The Concept of Matter in Greek and Medieval Philosophy, ed. Ernan McMullin (Notre Dame, IN: University of Notre Dame Press, 1965), 29-30.

[8]Ibid., 35.

[9] There is, of course, no necessary correlation between the success of modern science and Naturalistic metaphysics. Such a claim is an unsubstantiated claim. Science would be just as successful if the main metaphysics of its scientists was hylomorphism.

Tuesday, July 12, 2011

What it Means to Be a Human Person – Part 10 – Hylomorphism

         The Aristotelian, and the Thomist, recognizes a little bit of truth in the Platonist account of change, a little bit of truth in the Naturalist account of change, as well as a little bit of error on each side. The Thomistic or Aristotelian Philosopher, therefore, sits in the middle and responds to the problem of change by claiming that change is real; but, that there is something that persists through change, and maintains the identity of the thing in question. That which persists through the change, in order for us to be able to know it, must be in the changing thing. If it is not in the thing itself, then we can have no knowledge because every time we think that we know the thing in question,  it has once again changed and is totally different. We are material beings, and are dependant on our senses in order to gain knowledge of the mind-exterior world. Our knowledge, however, is not restricted to that knowledge which we gain through our senses; we are also capable of deducing truths about the world from the knowledge that we gain through our senses. Therefore, knowledge begins with sensible knowledge of the particular,[1] and through deduction it develops beyond what our senses are capable of telling us.

           In all change, that is, every time one thing becomes another (or different), there must be some common element, a beginning point, and a point of termination. Without this common element, no change is possible; all that can be said, is that at Time, t1, we observe thing 'A'; at t2 we observe thing 'B'; at t3 we observe 'C', and so on. Without that common element there can be no continuity between each instance, and, therefore, each new instance must be taken as a new entity (This is the claim that David Hume makes, as we saw in the preveious posting). This is where hylomorphism comes in. All sensible, material things are composed of matter and form, not as “two things joined together, but one thing consisting of two constitutive principles, each of which plays an essential role in bringing the other, and hence the whole, hylomorphic entity into being.”[2] In other words, material things are composed of matter and form, act and potency, soul and body, not as two substances that are somehow joined together in an accidental unity (as with Platonism, and the Cartesian view of man, known as Substance Dualism), but as two substantial principles which together compose one complete substance. We discussed important terms in a previous post, but, just by way of reminder, substance can be defined as "the same essence considered as that which renders a being apt to exist in itself and not in another - i.e., not as a part of any other being - and which therefore functions as the principle of unity holding together all its various accidental attributes and the abiding principle of its self-identity down through all its accidental changes across time."[3] Therefore, what we are saying above is that the human being, as a material being which is composed of two 'substantial' principles (a principle can be defined as that from which another thing flows, the source of that thing), matter and form, is one substance. 

            It should now be evident how this description of the human being both agrees and disagrees with  the Platonic, and Materialist (Naturalistic), views of human nature. We affirm, along with the Materialist, that humans are one substance. We disagree with the claim that Matter alone is the principle of this substance. We affirm, along with the Platonist, that there are two principles to human nature, the material and the immaterial. However, we disagree with the claim that these two principles are separate substances. Hylomorphism, when it is properly understood, entails some very important consequences.

First of all, with respect to the object of man’s knowledge (sensible things, and that which can be deduced from our sensible knowledge), it can be known, because the form of the thing known is that which makes the object a substantial being which is able to persist through change. Therefore, a human-being is able to know the thing through its form (nature, or essence). Klubertanz explains change as follows, “first of all, a real change involves a subject which is present throughout the change…Secondly, after a process of real change, the thing which changed is different…The subject of change must have either acquired something which it did not have in act before or lost something which it had in act or lost one characteristic and acquired another.”[4] We are able to know material things through change because of their forms, which are abstracted from the material thing by the human intellect.

Second, it is the human form which is the principle of knowledge in humans, and that which makes the human a rational animal. Matter is not capable of receiving any form without actualizing the form, as matter is pure potency, and formless. It is only when matter becomes a principle of man by being informed by the rational form of man that it can be said to be capable of knowledge, but even in this case it is the substance, the form-matter composition, man, that is capable of knowledge, and not matter itself. Therefore, it is the form which is the principle of knowledge in humans.

Third, it is the form-matter composition that makes a material thing to be what it is - this particular substance. Therefore, if we can be permitted to describe it this way, as soon as matter and the human form are conjoined, forming one substance, a human person exists. We will discuss 'matter' in the next blog post.


[1]This includes even the first principles and laws of logic. As Aquinas says, “At first, all our cognition consists in knowledge of first undeducible principles. But the cognition of these arises in us from sense, as is clear from the Posterior Analytics. Therefore, all our knowledge arises from sense.” (Aquinas, Truth, 26.)

[2]John Wild, Introduction to Realistic Philosophy (New York: Harper & Brothers, 1948), 295.

[3]W. Norris Clarke, The One and the Many : A Contemporary Thomistic Metaphysics (2001; repr., Notre Dame, IN: University of Notre Dame, 2007), 159. 

[4]George P. Klubertanz, Introduction to the Philosophy of Being (New York: Appleton-Century-Crofts, 1955), 70.