Skip to main content

Une Pensée sur la Gouvernance de L'église - Réponse au Questions

J'avais reçu plusieurs questions après que j'ai publier ma première réflexion à ce sujet. Dans ce publication de blogue nous allons regarder chaque question. J’ai marqué les questions en italique et les réponses en texte normal.

Tite 1. 5 Quelles étaient les instructions de Paul? Tite était-il lui-même ancien?
 Nous ne savons pas si Tite était un ancien, mais ceci n’a pas d’importance dans la discussion sur comment un ancien devrait être mis en place. Ce que nous voyons, au commencement de l’église ancienne, c’est que Paul établissait, à chaque endroit où il allait, des anciens qui étaient chargés de la santé spirituelle de l’église en question (Actes 14 :23). Dans l’épître à Tite, nous voyons que Paul, qui était allé à Crête, n’avait pas le temps d’établir des anciens, alors il a écrit à Tite, qui avait été laissé à Crête pour finir les tâches nécessaires à la santé de l’église, pour lui dire comment établir l’église. Une des tâches principales était, donc, d’instaurer des anciens, avec les qualifications données dans Tite 1 :5-9. Alors Tite, agissant avec l’autorité de Paul, était supposé de mettre en place des anciens. Les instructions de Paul à Tite, et aussi à Timothée en 1 Timothée 3 :1-7, n’ont  jamais inclus l’idée qu’il devrait consulter les membres de l’église avant de nommer des anciens. Au contraire, la nomination des anciens était basée sur le désire de la personne en question et sur les qualifications données (1 Tim. 3 :1-7). Notez, ce n'est pas le désire seulement, mais le désire plus les qualifications. C’est intéressant de remarquer les informations concernant le début du ministère de Timothée, ce que Paul dit à Timothée dans 1 Timothée 4 :13-16. Ce sont les anciens qui avaient commissionné Timothée par la prière et l’imposition des mains (nous voyons que, même avec Paul, quand il a été envoyé en mission, ce sont les anciens qui l’ont envoyé, guidés par l’Esprit Saint. Actes 13 :1-3.) Nous voyons aussi, la recommandation de Paul à Timothée dans 2 Timothée 2 :2, à propos de la formation d’hommes fidèles. Nous pourrions nous dire : mais ils ne sont pas des anciens. C’est vrai qu’on ne nous dit  pas qu’ils étaient nommés anciens, mais nous voyons ici le moyen par lequel les anciens allaient être formés et préparés pour les tâches et les défis qu’ils allaient rencontrer. La formule que nous observons à travers la Bible est que des dirigeants forment des disciples qui ensuite, prennent la place des dirigeants.  Alors, quand nous disons que ce sont les anciens qui nomment d’autres anciens, nous ne parlons pas d’une sélection arbitraire, mais d’une sélection faite à partir des disciples formés, c'est-à-dire, « des hommes fidèles » qui sont capables de continuer à former d’autres hommes fidèles, qui vont continuer à former d’autres hommes fidèles.

Est-ce que le choix d'un autre apôtre (Actes 1) ou de "serviteurs" (Actes 6) peut s'apparenter?
            Le choix d’un apôtre dans Actes 1 n’est pas quelque chose qui pourrait se répéter, à moins qu’il y ait des témoins oculaires de la résurrection de Jésus qui soient toujours en vie. Dans Actes 1, quand ils ont choisi l’apôtre remplaçant, ils ont donné deux critères pour sa sélection (et c’est assez intéressant de noter qu’il y avait seulement deux hommes, dans ce temps-là, qui étaient qualifiés) : (1) « ceux qui nous ont accompagnés tout le temps que le Seigneur Jésus allait et venait avec nous, depuis le baptême de Jean, jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous », (2) « il faut qu’il y en ait un qui soit avec nous témoin de sa résurrection. » (Actes 1 :21-22). Un troisième critère de qualification qui pourrait être ajouté en vue des évangiles est la sélection, par Jésus, de Paul : (3) que l’apôtre soit choisi par Jésus lui-même (voyez Gal. 1:1, 11-24). Alors, la réponse est non, pour la sélection d’un apôtre. La plus grande question que nous devrions nous poser dans ces versets est : est-ce que les disciples avaient le droit de nommer un autre apôtre? Paul a été choisi par Jésus, enseigné par Jésus et envoyé par Jésus (Voit : Gal. 1 :11-24, Actes 9 : 1-30).
            En ce qui concerne la sélection de diacres, nous voyons clairement que les apôtres avaient dit aux gens de choisir des diacres pour eux-mêmes dans Actes 6 :3. Mais, la question ici est, est-ce que ce choix peut être utilisé comme une norme pour l’église aujourd’hui, étant donné que, dans ces circonstances, les apôtres agissaient en fonction d’un problème évident. C’est-à-dire, « les Hellénistes murmurèrent contre les Hébreux, parce que leurs veuves étaient négligées dans le service quotidien. » (Actes 6 :1) Alors, les apôtres ont fait la chose la plus sage; si les Hellénistes choisissaient leurs propres diacres, ils ne pouvaient plus murmurer contre les apôtres si elles étaient négligées, parce que c’était leur propre choix. Alors, les méthodes, décidées dans ces circonstances, étaient les plus sages, mais pas nécessairement normatives pour aujourd’hui. De plus, ces méthodes n’étaient que pour la sélection des diacres (des serviteurs de l’église), et non pour la sélection des anciens. Finalement, Paul a, plus tard mis en place des qualifications et méthodes pour la sélection des diacres quand il a écrit a Timothée (1 Tim. 3:9-13). Notez que les diacres doivent être mis à l'épreuve (1 Tim. 3:10), mais que ce n'est pas le cas pour les anciens qui, s'ils ont les qualifications exigé et le désire d'être ancien, devrait être nommé ancien (1 Tim. 3:1-8, Tit. 1:5-9).

Devrions-nous appliquer cette "équation" (les anciens choisissent les anciens) aux autres sujets d'églises? Droit de vote aux personnes compétentes dans les domaines relatifs?
            Si on parle des dons de l’esprit, alors, je crois que la réponse est d’un sens oui, d’un sens non. C’est l’Esprit qui donne les dons (1 Cor. 12 :7-11), mais c’est l’église (et peut-être même le collège des Anciens) qui reconnait les dons (Actes 13 :1-3, 1 Tim.4 :14). En tout cas, ce serait une autre discussion intéressante, mais ce n’est pas relié à la sélection des anciens, parce que les anciens ne sont pas nommés en fonction de leur dons, mais en fonction des qualifications énumérées dans 1 Timothée 3 et Tite 1.
            Je ne vois pas la nécessité d’appliquer cette « équation » à d’autres domaines, parce que je ne le vois pas dans le Nouveau Testament. On doit toutefois dire que la personne qui est la mieux placée pour choisir celle qui va travailler dans un certain domaine est celle qui est déjà une autorité dans ce domaine, parce qu’elle connait les qualifications requises pour accomplir le travail. Donc, d'un sens, celui qui a un certain don va être mieux situé pour le reconnaître en d'autres personnes, et pour les former pour la perfectionnement de leur service dans l'église.

L'établissement d'anciens vient des hommes ou de l'Esprit? Si l'Esprit, à qui revient la responsabilité de discerner la volonté de l'Esprit? Si les hommes, quel est le rôle de l'Esprit?
            C’est une question intéressante, mais je crois que la réponse est plus simple que nous le penserions. C'est-à-dire, je crois que ceci est un faux dilemme. Je ne vois pas pourquoi nous serions obligés de dire que c’est soit l’Esprit, soit les hommes, qui nomment les anciens. Je crois qu’il n’y a aucune contradiction en disant que, d'un coté, c’est l’œuvre de l’Esprit, qui est souverain (étant donné que Dieu est souverain) et qui déclare tout ce qui se passe; et, de l’autre coté, que c’est le choix de l’homme, à qui Dieu a donné la sagesse, le discernement (par l’Esprit) et une liste de critères de qualification pour nous aider dans nos choix. Ceci est une question qui suscite une discussion sur la souveraineté de Dieu et la volonté de l’homme. Je n’ai pas le temps dans cette réponse d’explorer ce sujet. Mais je ne pense pas qu’il y ait un dilemme.
            En fait, je vois que le Nouveau Testament nous montre, justement, que c’est une sélection provenant, en même temps, des hommes et de l’Esprit (Remarquez : Actes 14 :13 – C’est Paul et Barnabas qui ont nommé les anciens dans toutes les églises; C’est aussi intéressant de noter que 1 Timothée a été écrit à Timothée lorsque il était à Éphèse – 1 Tim. 1 :3, et que c’est dans cette lettre que Paul à recommandé à Timothée comment nommer des anciens. Paul donne à Tite la responsabilité de nommer des anciens (Tite 1:5). Donc, nous voyons clairement que c'est des hommes qui étaient qualifié pour être ancien (même s'ils n'était pas à ce moment) qui avaient la responsabilité de nommer des anciens dans toutes les églises, utilisant la liste de qualifications, et le sagesse que Dieu les a donner. Mais, quand Paul a rassemblé les anciens d’Éphèse, durant son dernier retour vers Jérusalem, il a dit, en Actes 20 :28, que « Le Saint-Esprit vous a établis évêques, pour faire paître l’Église de Dieu… » Il est donc intéressant de constater que Paul voit la sélection des anciens comme étant à la fois la décision des hommes – c'est-à-dire, lui-même, Timothée, Tite – et, à la fois la décision de l’Esprit-Saint.)

Devrions-nous tenir compte d’une "autorité apostolique" déléguée?
            Si la chaîne de formation de disciples avait été continuée, on pourrait alors dire qu’il y aurait des gens, vivant aujourd’hui, pouvant tracer une ligne, dans leur formation, jusqu’aux apôtres. J’ai bien peur, par contre, que la chaîne de formation de disciples n’a pas été continuée. Mais, même si elle avait surmontée les siècles, est-ce que cela voudrait dire que ceux qui auraient pu tracer un lignée jusqu’aux apôtres aurait une « autorité apostolique déléguée »? Non. L’autorité que Timothée ou Tite, par exemple, avait était basé sur les écrits de Paul. Ils n’avaient pas d’autorité apostolique déléguée sauf pour celle que Paul leur avait ordonnée. Nous pouvons le voir dans la façon que Paul, en écrivant à Timothée, met tellement l’emphase sur son appel à être un apôtre (1 Tim. 1 :1, 12, 2:7). Timothée le savait, ce n’est pas pour Timothée que Paul avait écrit ceci, c’était pour que l’église sache que Timothée n’agissait pas par ses propres désires, mais par l'ordonnance d’un apôtre. Alors, je pense que, même s’il y avait une ligne de formation de disciples qui pouvait être tracée à partir d’un apôtre jusqu’à une personne d’aujourd’hui, cette personne n’aurait pas plus d’autorité qu’un ancien qui n'avait pas de lien avec un apôtre. Même l’autorité de Timothée était basée sur la Parole de Dieu, écrite par Paul. Alors, on ne peut pas dire que quelqu’un, aujourd’hui, aurait une autorité autre que celle que Timothée avait. Toute l’autorité de l’ancien est basée sur la Parole de Dieu  et sur le fait qu’il a été formé par un homme fidèle (2 Tim. 2 :2).

Si l'Église est la même "primitive" et "contemporaine" avons-nous encore le ministère d'apôtre tel que pratiqué initialement?
            Cette question a été répondue ci-haut (la partie concernant « le ministère d’apôtre »). Je voudrais tout de même dire que, dans un sens, l’église est la même aujourd’hui qu’elle l’était au début – c'est-à-dire, c’est le corps de Christ, la communion des Saints de tous les âges. Christ n’a pas changé et son épouse n’a pas changée non plus. L’église est toujours composée d’humains déchus, mais sauvés. Mais, dans un autre sens, l’église « primitive » n’est pas la même que l’église « contemporaine », c'est-à-dire, nous vivons dans une culture différente, les témoins oculaires ne sont plus vivants, il n’y a plus d’apôtres, l’église a traversé plusieurs schismes. Cette différence n’enlève cependant pas la validité des principes mis en action que nous voyons dans l’église primitive. Comme je l’ai dit, notre nature n’a pas changée, ils étaient autant humains que nous le sommes, ils avaient les même tentations (le désir du pouvoir, les désirs sexuels), il reste donc que la meilleur façon de nommer des anciens est de suivre les principes que nous voyons en action dans l’église primitive, parce que ces principes ont formé une sécurité contre les abus de pouvoir et l’introduction d’hérésies et ils ont montré de quelle façon les dirigeants des église pourraient prendre soins les uns des autres (voit Actes 20 :28 – le travail d’un ancien est premièrement de prendre soin des autres anciens et deuxièmement, de prendre soin des autres chrétiens.)

Popular posts from this blog

How Kant’s Synthesis of Empiricism and Rationalism resulted in Agnosticism

Immanuel Kant, presented with the extreme empiricism of Hume and the extreme rationalism of Liebniz, which he discovered through the writings Wolff, sought to take a middle road between these two extreme philosophical positions. I would submit that Kant’s synthesis of these two views leads to an agnosticism about what Kant called “the thing-in-itself”, and ultimately to the philosophical positions known as Atheism, determinism, and nihilism.


Kant’s Sources
First of all, Kant was influenced by Hume’s empiricism and Newton’s physics. He saw that the physical sciences, in contrast to rationalistic metaphysics, were actually making advances. They were making discoveries, and building a system of knowledge that accurately described the world of our sense perceptions. Rationalistic metaphysics, on the other hand, was floundering amidst the combating systems that the philosophers were erecting. It did not provide new knowledge, and only led to unacceptable conclusions, such as the Absolute Mon…

A Short outline of Charles Taylor's: The Malaise of Modernity

CHARLES TAYLOR’S THE MALAISE OF MODERNITY[1]
            This is simply an outline of Taylor’s basic argument in this short work written by Charles Taylor. The idea of this outline is to help the reader understand the book by providing a simple outline of the basic argument that Taylor is presenting here. The book, which is essentially the manuscript is the fruit of a series of presentations that Taylor made at the Massey Conferences which are hosted by Massey College and Radio-Canada, is divided into 10 chapters. In the first chapter Taylor essentially proposes three causes (recognizing that there may be more) of the Malaise of Modernity: (1) Individualism or the Loss of Sense, (2) The Primacy of Instrumental Reason or the Loss of Ends, and (3) The effect on society and politics in general of the loss of sense to an inauthentic individualism and the domination of instrumental reason, or, the loss of true freedom. Taylor considers the first Malaise in chapters 2 to 8, the second in c…

LEISURE: THE BASIS OF CULTURE – A BOOK REVIEW

Leisure: The Basis of Culture & the Philosophical Act. Josef Pieper. Translated by Alexander Dru. 1963. Reprint, Ignatius Press, 2009. 143 pp. $12.99. ISBN 978-1-58617-256-5.
            This book is composed of two articles written by the German philosopher Josef Pieper. Though the two articles are intimately connected, they form two distinct works; as such, this book review will begin by giving a brief introduction to the works in question, followed by and exposition of each of the works individually. The two articles that are included in this book, Leisure: the Basis of Culture and The Philosophical Act, were both published in 1947, and, as such, were written during the cultural crisis in Germany that followed the Second World War. Not only did Pieper have the cultural crisis in mind when he wrote these articles, but he was also writing in light of the works of the most well-known German philosopher of the time – Martin Heidegger. As such, any reader who is familiar with Heidegg…