Monday, January 5, 2015

Cornelius Van Til & la Théologie Naturelle

            Cornelius Van Til, le père du système apologétique qu’on appelle le présuppositionalisme, a souvent était décrit comme un ennemis de la théologie naturelle. Michael Bird, par exemple, dans son Evangelical Theology, présente Cornelius Van Til comme étant un des théologiens réformé qui est bien connu comme ayant était opposé à la théologie naturelle. Bird affirme que, « Cornelius Van Til a rejeté la théologie naturelle motivé principalement parce que c’était une doctrine Catholique Romaine qui sous-estimait le péché et surestimait la capacité humaine à percevoir Dieu sans la révélation spéciale. »[1] La vraie histoire n’est pas aussi simple que Bird laisse entendre. La réalité est que Van Til n’était pas contre la théologie naturelle. Comment est-ce que Van Til, qui adhéré à la Calvinisme et la Confession de foi de Westminster, et qui pensait avoir proposé la meilleure interprétation de Calvin, aurait pu nier la théologie naturelle ? Van Til n’a pas nié la théologie naturelle, il l’a qualifié pour qu’elle meure d’un millions de qualifications. Regardons, rapidement, comment Van Til voyait la théologie naturelle. On commence en considérant comment Van Til aurait défini la théologie naturelle. La théologie naturelle est, pour Van Til, le raisonnement humain à partir de la nature vers Dieu, son existence et ses attributs.[2]

Considère, deuxièmement, ce que Van Til voit comment étant le contenus de la révélation naturelle. Selon Van Til, l’homme devait/devrait être capable d’apprendre de la nature, au sujet de Dieu, que Dieu existe,[3] que Dieu est le créateur de tout l’univers,[4] que Dieu est être illimité, [5] que Dieu est suffisante en soi,[6] que Dieu est l’absolue,[7] que Dieu est puissante,[8] que Dieu est providentiellement en contrôle de l’univers,[9] que Dieu est la source des lois morales et naturelles,[10] que Dieu préserve et juge l’univers,[11] etc.

Van Til affirme, troisièmement, que la théologie naturelle (comme défini) est possible, à la fois pour le croyant et pour l’homme non-régénérée. Il dit, en effet, que « le monde créée est l’expression de la nature de Dieu. Si quelqu’un connait ‘la nature’ véritablement, alors il connait, aussi, le Dieu de la nature véritablement. »[12] À la lumière de ceci, considère, premièrement, ce que Van Til dit concernant la connaissance naturelle que l’homme non-régénérée possède de Dieu, « il y a deux sens dans lesquels on peut dire qu’il [l’homme] a de la connaissance. L'homme naturel a connaissance, la vraie connaissance de Dieu, dans le sens que Dieu, à travers la nature et la conscience propre de l'homme, impressionne sa présence sur l'attention de l'homme. Si certaine et inévitablement a-t-il [Dieu] fait ceci que, autant qu’il peut essayer, l'homme ne peut pas s’échapper de la connaissance de Dieu. »[13] Et encore, « Ayant ‘sans Dieu dans le monde’ l’homme naturel connait, malgré ceci, Dieu, et, malgré soi-même, reconnait, à un certain mesure, Dieu. »[14] Et encore, « On suivrait Calvin en disant que, objectivement, ‘la vérité de la révélation générale, quoiqu’obscurci à un certain mesure par le péché, ne cesse pas de révélé Dieu avec assez de clarté que l’homme est rendu sans excuse. »[15] On pourrait regarder l’appendice que Van Til a écrit pour raffiné ce qu’il avait dit en chapitre 2. Il se défend, contre certaines critiques, en disant ceci, « Suivant Calvin je parle, par la suite, du fait que tous les hommes connaissent inévitablement Dieu (Rom. 1:19). Tous les hommes, même après la chute, savent, au fond de leur cœur, qu'ils sont des créatures de Dieu, qu'ils doivent donc obéir, mais qu'ils ont effectivement brisé la loi de Dieu. »[16] Noté, deuxièmement, que l’homme pré-chute était capable de connaître Dieu à partir de la nature,[17] et, troisièmement, que l’homme régénérée est capable de connaître Dieu à partir de la nature.[18] Donc, il semblerait que Van Til pense que l’homme (pré-chute, post-chute, et régénérée) est capable de connaître quelque chose au sujet de Dieu à partir de la nature (ce qui comprends la nature humaine et la conscience humaine).

Jusqu’à maintenant Van Til semblerait être d’accord, à 100 pour cent, avec les autres théologiens que nous avons regardés. Pourquoi, alors, est-ce qu’il y a autant de personnes qui pensent que Van Til nier la possibilité de la théologie naturelle ? Cette idée vient de Van Til lui-même. Van Til nie constamment (en contradiction à ce qu’on vient de voir) que l’homme post-chute (même régénérée) est capable de connaître quelque chose de Dieu de la nature à moins qu’il présuppose la vérité du Christianisme trinitaire et interprète le monde comme guidé par l’Esprit-Saint.[19] En effet, Van Til nie la validité des arguments traditionnelles qui cherchent à démontrer que Dieu existe en disant « Nous ne hésitons pas à affirmer qu'ils sont invalide. S’ils étaient valides, le Christianisme ne serait pas vrai. »[20] Ailleurs Van Til nie que l’homme est capable de raisonné, à partir de la nature, pour arriver à une connaissance (à des vérités) de Dieu, « Après que le péché est entré dans le monde, personne ne peut connaitre, de lui-même, la nature comme il faut, et personne ne peut connaître l'âme de l'homme comme il faut. Comment donc l'homme pourrait raisonner de la nature au Dieu de la nature et obtenir quelque chose d’autre qu’une notion déformée de Dieu? »[21] Van Til affirme que l’homme chuté raisonne de manière « univoque », et que « par le raisonnement univoque, on ne peut jamais trouver la vérité au sujet de Dieu, soit en rapport avec son existence, soit en rapport avec son être. »[22] En fait, par ce « type » de raisonnement on ne peut trouver qu’un fausse Dieu.[23] Regardons une dernière citation, « Il suite que personne ne peut comprendre, véritablement, la révélation de Dieu dans la nature à moins qu’il comprend, premièrement, la révélation de Dieu dans les Écritures. »[24]

Comment, alors, comprendre Van Til ? Est-ce qu’il pense que la théologie naturelle est possible ou non ? En fait, nous n’allons pas prendre en compte la position de Van Til parce que sa position est clairement contradictoire. Il affirme, à la fois, (1) que la théologie naturelle (la connaissance de Dieu que l’homme peut avoir à partir de la nature) est possible (pour les hommes non-régénéré autant que pour les hommes régénérés et pré-chute, et ceci, malgré l’effet noétique du péché), et (2) que ce n’est pas possible (pour les hommes non-régénéré autant que pour les hommes régénérés, et ceci, à cause de l’effet noétique du péché). Face à cette contradiction claire nous ne voyons aucun raison de prendre la position de Van Til en compte. À la limite on est capable de dire que Van Til pense, sans se contredire, que la théologie naturelle est possible pour les croyants qui sont soumis à l’esprit. Donc, pour Van Til, la théologie naturelle est possible—Dieu se révèle à travers la nature.



[1]Bird, ET, 185. Traduction le mien. En Anglais on lit, « Cornelius Van Til rejected natural theology chiefly from the motivation that it was a Roman Catholic Doctrine that underestimated sin and overestimated the human ability to perceive God apart from special revelation.”

[2]Cf. Cornelius Van Til, An Introduction to Systematic Theology, vol. 5 of In Defense of the Faith (1974; repr., Phillipsburg, NJ: P&R Publishing, 1982), 1, 14, 56, 57, 72-73, 100-109.

[3]Ibid., 27, 100, 106.

[4]Ibid., 76, 102, 106.

[5]Ibid., 102.

[6]Ibid.

[7]Ibid., 106.

[8]Ibid., 100.

[9]Ibid., 103.

[10]Ibid.

[11]Ibid., 106.

[12]Ibid., 26. Traduction le mien. En Anglais on lit, “The created world is expressive of the nature of God. If one knows ‘nature’ truly, one also knows nature’s God truly.”

[13]Ibid., 27. Traduction le mien. En Anglais on lit, « there are two senses in which we may speak of his having knowledge. The natural man has knowledge, true knowledge of God, in the sense that God through nature and man's own consciousness impresses his presence on man's attention. So definitely and inescapably has he done this that, try as he may, man cannot escape knowing God. » Cf. Ibid., 90, 93, 100, 104.

[14]Ibid., 27. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Being ‘without God in the world’ the natural man yet knows God, and, in spite of himself, to some extent recognizes God.”

[15]Ibid., 59. Traduction le mien. En Anglais on lit, “We would follow Calvin in saying that, objectively, ‘the truth of general revelation, though obscured to some extent by sin, still reveals God with sufficient clearness to render man without excuse.’”

[16]Ibid., 253. Traduction le mien. En Anglais on lit, “Following Calvin I then speak of all men as unavoidably knowing God (Rom. 1:19). All men, even after the fall, know, deep down in their hearts, that they are creatures of God, that they should therefore obey but that they have actually broken the law of God.”

[17]Ibid., 59, 72, 100, 101.

[18]Ibid., 61, 75.

[19]Ibid., 54, 57, 61, 66, 69, 71, 84, 197, etc.

[20]Ibid., 198. Traduction le mien. En Anglais on lit, « We do not hesitate to affirm that they are invalid. If they were valid, Christianity would not be true. » On se demande pourquoi il dit que les arguments sont invalide, parce que comme nous allons voir (et comme des multitudes de philosophes chrétiens ont déjà démontré) ces arguments sont valide. On est obligé de dire soit que Van Til ne comprends pas ce qu’il dit, ou qu’il utilise le mot « valide » dans un autre sens que la sens qui est utilisé, habituellement, dans le logique (et lorsqu’on dit qu’un argument est valide ou invalide).

[21]Ibid., 72. Traduction le mien. En Anglais on lit, « After sin has entered the world, no one of himself knows nature aright, and no one knows the soul of man aright. How then could man reason from nature to nature's God an get anything but a distorted notion of God? » Cf., Ibid., 101.

[22]Ibid., 101. Traduction le mien. En Anglais on lit, « By univocal reasoning, one can never find the truth about God, either as to his existence or as to his being. »

[23]Ibid., 57, 101, 104.

[24]Ibid., 57. Traduction le mien. En Anglais on lit, « It follows that no one truly understands the revelation of God in nature unless he firsts understands the revelation of God in Scripture. »

Thursday, December 18, 2014

JEAN CALVIN ET LA THÉOLOGIE NATURELLE

(Cette article est un traduction de l'article que j'ai écris en anglais trouver ici.)

Introduction

Jean Calvin est le fondateur, très bien connu, de cette branche de théologies protestantes réformées qui a toujours été un des positions théologique les plus virulents et passionnante dans le cercle des théologies protestantes authentiques et orthodoxe. Jean Calvin, éduqués dans les classiques, un véritable humaniste, a été principalement influencée par les œuvres de Cicéron, Augustin et Platon. Son point de vue sur le rôle et l'utilisation de ce que nous appelons théologie naturelle ne devrait pas être d'intérêt passager pour l'étudiant en théologie, en particulier parce que certains calvinistes du 20e siècle ont interpréter Calvin de deux manières semblables, soit qu’il nié la possibilité même de la théologie naturelle (comme chez Karl Barth),[1]soit qu’il refuser d’admettre que la théologie naturelle pourrait être utilisé dans des dialogues entre des chrétiens et des non-chrétiens (comme chez Cornelius Van Til).[2] De l’autre côté, un grand nombre de théologiens calvinistes des plus importantes, depuis Calvin, ont déclaré ouvertement et sans gêne que la théologie naturelle est non seulement possible (autant pour ceux qui sont régénérer que pour ceux qui ne sont pas régénéré), mais que c’est une partie nécessaire de toute véritable théologie réformé, chrétienne, orthodoxe.[3] À la lumière de ces opinions divergentes, il semblerait nécessaire de considérer les mots de Jean Calvin lui-même.[4] Nous allons examiner les affirmations de Calvin sur les connaissances que l'homme peut avoir de Dieu sous cinq points: (1) Qu'est-ce que Calvin entend par « connaissance de Dieu », (2) La possibilité de la connaissance de Dieu, (3) Les sources de la connaissance humaine de Dieu, (4) Le contenu de cette connaissance, et (5) ce que l'homme fait de cette connaissance (ou, l'effet de cette connaissance sur l'homme).


Ce que Calvin entend par « connaissance de Dieu »

Au début de ses Institutes Calvin distingue entre deux types de connaissances: la connaissance de Dieu, et la connaissance de nous-mêmes (la connaissance de soi, ce que je suis, comment je suis relié à Dieu et aux autres, l'état relatif de ma vie, etc.).[5] Il affirme que ces deux objets de la connaissance sont si étroitement liées qu'il peut être difficile de déterminer lequel doit être connu en premier (par exemple, Calvin pourrait postuler, est-ce que nous pourrions savoir ce que nous sommes quand nous ne savons pas ce que Dieu est?).[6] Il déclare, plus tard, que « par la connaissance de Dieu, je comprends ce par lequel nous concevons non seulement qu'il y a un Dieu, mais aussi par lequel on appréhende ce qu’on devrait comprendre, ce qui est propice à sa gloire, ce qui, en bref, il est utile de connaître à son sujet. »[7] Pour Calvin, alors, la connaissance de Dieu n’est pas seulement la connaissance que Dieu est, ni seulement de ce que Dieu fait, mais, aussi, la connaissance de ce qu'il nous a révélé à son sujet, et au sujet de notre relation à lui. Ceci devient explicite lorsque Calvin déclare, sur la même page, « c’est une chose d’être informer que Dieu en tant que notre Créateur nous soutient par sa vertu, nous gouverne par sa providence, nous maintient et nourrit par sa bonté, et nous donne toutes sortes de bénédictions, et une autre chose totalement d’embrasser la grâce de la réconciliation, telle qu’il nous est offerte en Christ. »[8]

Il y a deux points qu’on peut remarquer dans ces citations. Premièrement, son affirmation est très certainement vraie. C'est-à-dire, la connaissance de la vérité que Dieu existe, qu’il est le créateur de toutes choses, et qu’il gouverne toutes choses par sa providence, bonté et grâce si important qu’elle est, serait, selon les Écritures révélées, moins importantes que de savoir que Dieu est sauveur. Deuxièmement, Calvin semble distinguer entre deux niveaux de la connaissance de Dieu. Le premier niveau, qu'il juge moins important, comprend la connaissance de la vérité que Dieu existe, qu’il est le créateur de toutes choses, et qu’il gouverne toutes choses par sa providence, bonté et grâce. Le deuxième niveau, qu'il juge plus important, est la connaissance de Dieu comme le sauveur de ceux qui croient en l'œuvre de Christ sur la croix. Les affirmations, présumé vraie, du deuxième niveau de notre connaissance de Dieu sont ontologiquement dépend sur la vérité des affirmations du premier niveau. C’est à dire, à moins que Dieu existe, est le créateur de toutes choses, et gouverne toutes choses par sa providence, bonté et grâce, il n’est pas possible que Dieu soit notre sauveur. En outre, il nous semblerait évident que la possibilité de croire les affirmations du deuxième niveau implique que nous sommes déjà certaines, ou que nous croyons, la vérité des affirmations du premier niveau. C'est-à-dire, si je ne crois pas, au moins, (à la limite, par une foi aveugle) que Dieu existe, est le créateur de toutes choses, et gouverne toutes choses par sa providence, bonté et grâce, alors je ne peux pas, en aucune façon, croire que Dieu est mon sauveur.

La connaissance de Dieu, alors, pour Calvin, est à la fois la connaissance de Dieu en tant que créateur, et la connaissance de Dieu comme sauveur.[9]


La possibilité de la connaissance de Dieu

La question que nous devons maintenant poser est ceci, « l’homme peut-il atteindre à un certaine connaissance de Dieu? » À cette question la réponse de Calvin est un grand « Oui! » Non seulement est-ce que l'homme régénéré peut atteindre à la connaissance de Dieu, mais l'homme non régénéré peut également atteindre une certaine connaissance de Dieu.[10] En effet, c’est bien connu et très bien attesté, que Calvin affirme que tous les hommes, régénérer ou non régénéré, ont en eux la sensus divinitatus (le sens de la divinité). Il affirme, par exemple, « Nous mettons hors de doute qu'il existe dans les esprits humains, et même par l'instinct naturel, un certain sentiment de divinité. Car, afin que nul ne cherche son refuge sous la prétention de l’ignorance, Dieu lui-même, a imprimé tous les hommes une connaissance de Dieu lui-même, de laquelle il renouvelle abondement la mémoire, comme s’il en distillait goute par goute, afin que tous les hommes étant conscient, dès début jusqu’à la fin, qu'il y a un Dieu, et qu'il est leur Créateur, peut être condamné par leur propre conscience, de ce qu’ils ne l'adorent ni consacrent leur vies à son service. »[11] Qu’il soit noté, tout d'abord, que Calvin dit clairement que Dieu lui-même, constamment, « renouvelle » et élargis cette connaissance de Dieu qui est dans tous les hommes. C'est-à-dire, même si un homme pourrait tenter de diminuer, détruire, ou noyer le cette connaissance de Dieu que Dieu a implanté dans son esprit, Dieu ne lui permettrait pas de s’en débarrasser totalement de cette connaissance, mais le ramène constamment. Il convient, aussi, à noter que cette sensus divinitatus rend l'homme au courant du fait qu'il y a un Dieu, et qu'il est leur créateur. Cette phrase fait ressortir le point que ce n’est pas une connaissance de Dieu qui est vague (presque invisible), mais que les hommes sont, en fait, « conscient » de deux faits très distinctes et pointues : (1) il y a un Dieu, et (2) que ce Dieu est sa créateur.[12] Pour Calvin, peu importe si l'homme accepte, oui ou non, ces deux vérités, il les connaît.

Il est aussi important de noter la déclaration suivante concernant la question de si, oui ou non, l'homme peut, ou ne peut pas, savoir quelque chose de Dieu. « Je voulais seulement observer ici qu’il y a une voie commune aux païens et aux croyants de l’église de rechercher Dieu, en suivant ses traces, comme ils sont esquissée dans le firmament et sur la terre, comme les peintures de son image. »[13] Cette affirmation importante démontre non seulement que Calvin pensait que c’était possible de connaître quelque chose de Dieu en observant sa création, mais aussi, que cette connaissance était possible pour tous les hommes, qu'ils soient régénérés ou non régénéré.[14] Quand il parle de la « voie commune…de rechercher Dieu, en suivant ses traces, comme ils sont esquissée dans le firmament et sur la terre. » il est en train de décrire, parfaitement, ce qu’on appelle la théologie naturelle—l'étude de ce que l'homme peut connaître de Dieu à partir des choses qu'il a créé.[15] Il dit très clairement que cette étude, cette « recherche », est possible à la fois pour ceux qui sont dans l'église (les régénérés), ainsi que pour ceux qui ne sont pas dans l'église (les non-régénérés). À la lumière des affirmations que nous venons de voir ci-dessus, on n’a pas seulement le droit, on est, en effet, obligé, si on veut suivre dans les traces de Jean Calvin, à accepter que la théologie naturelle est, pour tous les hommes, régénérer ou non régénéré, non seulement possible, mais, en effet, une source viable (et fiable) des vérités concernant Dieu.


Les sources de la connaissance humaine de Dieu

À la lumière de ce que nous avons déjà vu, il semblerait évident que Calvin accepte, au moins, deux sources d'où les humains peuvent acquérir des connaissances concernant Dieu. Cependant, avec le but de rendre ce fait plus explicite, nous allons examiner un certain nombre de citations qui proviennent directement des institutions. Si on considère uniquement les titres des chapitres dans les Institutions on va remarquer, immédiatement, que Calvin affirme que Dieu lui-même s’est révèle, à la fois, dans la création (Tome 1, chapitre 5) et dans les écritures divinement inspirés (Tome 1, chapitre 6). Étant donné qu’aucune théologien réformé orthodoxe voudrait disputer avec l'affirmation selon laquelle Dieu s’est révélé dans les Écritures Saintes, et, étant donné que ce court sommaire n’est que sur la position de Calvin sur la théologie naturelle, nous ne considérons que ce que Calvin a à dire au sujet de l'autorévélation de Dieu dans la nature.

Calvin affirme que Dieu se révèle à l'homme dans la nature, et ceci de trois manières : (1) à travers la création elle-même, (2) à travers la nature et histoire de l'homme, et (3) à travers sa direction providentielle de la création et de l'homme. Prenez, par exemple, cette déclaration, « afin qu'aucun pourrait être exclue [des moyens d'obtenir la félicité, c'est-à-dire, « la perfection de la béatitude ou bonheur qui consiste dans la connaissance de Dieu "], non seulement il [Dieu] à engravé dans nos esprits les semences de la religion dont nous avons déjà parlé [la sensus divinitatus], mais il s’est tellement manifester à eux dans cette structure, si beau et exquis, qui est le ciel et le terre, et s’est présenté et manifesté quotidiennement, qu’ils ne pourraient pas ouvrir leurs yeux sans être obligé de l’apercevoir. Son essence, en effet, est incompréhensible, tellement que sa majesté est caché bien trop loin de tos nos sens; mais il a imprimé certaines marques de sa gloire en toutes ses œuvres, en caractères si brillante, si distinct et si illustre, qu’il n’y a personne, même chez les plus rudes et bêtes du monde, qui peut plaider l'ignorance comme excuse. »[16] Ici, Calvin affirme que Dieu n'a pas seulement donné, à tous les hommes (régénèré et non régénéré) la sensus divinitatus, mais, en plus de cela, il donne aussi, à tous les hommes, dans la nature (dans toutes les choses qu'il a créées), la preuve de son existence et de sa gloire. Cette connaissance de Dieu, atteint par la contemplation de la création, est disponible à tous les hommes, partout, régénérer ou non. C’est ce qu’on appelle la théologie naturelle.

Calvin poursuit: « Il y a des enseignements infinis tant au ciel qu’en la terre qui nous témoigne de sa puissance admirable ; je ne parle pas seulement des sécrets de nature qui requirent l’étude spéciale, c'est-à-dire, l’étude de l'astronomie, de la médecine, et de toutes les sciences naturelles, mais je parle de ceux qui sont si évidents que mêmes ceux qui sont les plus rudes et idiots ne peuvent pas ouvrir les yeux sans les voir…toutefois, ceux qui n’ont jamais était à l’école [ étant ignorant de ces preuves plus avancés qui sont présentées dans les études libérales et des sciences naturelles prouvant l'existence et les attributs de Dieu], ne sont pas empêché de voir ces preuves de sagesse créatrice qui peuvent bien lui faire éclater en admiration de sa majesté. »[17] Dans cette citation, nous voyons deux affirmations très importantes. Premièrement, Calvin reconnaît que l'homme, par son étude scientifique et philosophique de la création, a découvert des innombrables preuves de l'existence et des attributs de Dieu. Calvin fait probablement allusion aux nombreuses preuves (arguments) ou des démonstrations de l'existence et les attributs de Dieu qui ont été découverts, dans toute l'histoire de l'église, par les grands penseurs telle qu’Augustin, Anselme, Thomas d'Aquin, et ceux qui ont suivi dans leurs pas. Deuxièmement, Calvin reconnaît, également, que même si quelqu'un est incapable de comprendre ces arguments, dont plusieurs de ces arguments nécessitent des années d'étude approfondie pour les saisir, tous les hommes, éduqué ou non, sont toujours confronté à la preuve de l’existence de Dieu à chaque fois qu'ils considèrent la création. Cette citation démontre clairement que Calvin pense que l'homme peut atteindre la connaissance de Dieu à travers la création, et ceci soit par simple observation, soit par l'étude scientifique et philosophique.

Calvin note, également, que ce qui est vrai au sujet de notre observation de la création de Dieu, est, également, vrai de nos considérations de nous-mêmes, « toutesfois, par la confession de chacun, le corps humain présente du premier coup, un ouvrage si ingénieux, que l’auteur mérite bien notre admiration. »[18] Il dit aussi que Dieu se révèle dans son gouvernance providentielle du monde.[19]

Nous allons citer, en conclusion un autre déclaration intéressante dans laquelle Calvin déclare que la meilleure façon de chercher Dieu – le chemin le plus direct et la méthode le plus apte – est de le contempler dans la création, « Par conséquent, il est évident que dans la recherche de Dieu, le chemin le plus direct, et la meilleur méthode qu’on pourrait prendre, n’est pas de nous fourrer avec un curiosité si hardie qu’on tente de saisir sa majesté, ce qui devrait être adoré que sonder trop curieusement : mais de le contempler dans ses œuvres, par lequel il se rends proche, et devient familier à nous, et, dans un sens se communique à nous. »[20] Cette déclaration démontre, sans aucun doute, que Calvin pensait que la théologie naturelle n’était pas seulement un moyen viable de connaître Dieu, mais un des moyens le plus fructueux.


Le contenu de la connaissance humaine de Dieu

Calvin croit, évidemment, que tous les hommes, régénérer et non régénéré, peut posséder « vraiment » quelque connaissances véritable de Dieu, qui est le créateur de tout ce qui est; et que cette connaissance est révélé à l'homme (et bien reçu), par Dieu, dans la nature. On pourrait, maintenant, demander exactement ce que Calvin pense que l'homme peut connaître Dieu à travers la nature? C’est là que la distinction (créateur/sauveur), mentionné ci-dessus, rentre en jeu. À partir de la nature, l'homme peut vraiment connaître la vérité que Dieu existe (le vrai Dieu), qu’il est le créateur de toutes choses, et que toutes choses sont gouverné par sa providence, bonté et grâce. Il ne peut pas, cependant, savoir que ce Dieu désire être unis avec lui – en d'autres termes, l’homme peut, à partir de la nature connaître Dieu comme créateur, mais l'homme ne peut pas, à partir de la nature, connaître Dieu comme sauveur.

Calvin énumère un certain nombre de vérités que toute l'humanité, à partir de la nature, pouvez connaître du seul vrai Dieu. Nous sommes en mesure, premièrement, de connaître son pouvoir,[21] qui est un des attributs que Paul, en Romains 1: 19-20, affirme que tous les hommes non-régénérés peuvent connaître. Calvin ne pense pas que la connaissance que possèdent les sciences humaines de Dieu s’arrête avec sa puissance. Au contraire, à partir « Or sa puissance nous conduit nécessairement à son éternité : car il est nécessaire que celui à partir duquel toutes les autres choses tirent leur origine soit éternelle, et n’ai de commencement que de soi. »[22]

Calvin pense, aussi, que l'homme peut connaître la bonté de Dieu,[23] ainsi que la majesté de Dieu,[24] et la sagesse de Dieu, dont il dit: « L'excellence de la sagesse divine se manifeste, assez clairement, dans la bon distribution et la bonne gouvernance de toutes choses, en confondant toutes les subtilités du monde, et en surprenant les plus sages dans leur ruse (1 Cor 3:19.); en fin de compte, en ordonnant toutes les choses par la meilleur raison qu’il est possible de penser. »[25]

La liste n’est pas longue, et certainement pas exhaustive. Ce qui est important pour cette étude, cependant, n’est pas combien de choses que l'humanité est capable de connaître au sujet de Dieu à partir de la nature, mais le fait que, pour Calvin, tous les êtres humains sont capables de « vraiment » connaître, à travers la nature (sans la parole de Dieu) quelque chose au sujet de Dieu lorsqu’ils considèrent les choses qu'il a créées, et la manière dont il gouverne providentiellement sa création. Cette connaissance, selon Calvin, n’est pas réservé pour les régénérer, mais, au contraire, même les non-régénérés possède, ou sont capables de posséder, cette connaissance ; et basé sur le fait qu'ils possèdent cette connaissance, mais le rejette, ils sont condamnés par Dieu.[26]


Ce que l’homme fait avec cette connaissance
(ou l'effet de cette connaissance sur l’homme)

Nous sommes conduits à notre dernier point, dans lequel nous devons examiner comment, selon Calvin, l'homme réagit à cette connaissance de Dieu. Calvin est très clair que même si toute l'humanité, de toutes les époques et lieux, sont à la fois doué avec le sensus divinitatus (la connaissance innée de Dieu) et capable d’arrivé à une certaine connaissance de Dieu à partir de la création, en dépit de cette connaissance ils rejettent Dieu. « Ils sont contraint, qu'ils veuillent ou non, de connaître que ce sont des preuves de sa divinité, lesquels, toutefois, ils tiennent cachés dedans eux. »[27] Il est important de noter que, pour Calvin, toute l'humanité est réellement en possession de (ou, au moins, a accès à) la connaissance que Dieu est, qu'il est le créateur de toutes choses, et qu'il gouverne toutes choses par sa providence, bonté et grâce. Il est incohérent, pour Calvin, de parler de la possibilité que cette état ne pourrait pas devenir réelle (ou actuelle), par conséquent, s’il est possible à l'homme de connaître Dieu à partir de la nature, alors il est incohérent de dire que l’homme ne peut pas actualiser cette connaissance (ou arrivé à une connaissance du vrai Dieu à partir de la nature). En outre, il semblerait que certains hommes sont arrivés à la connaissance de Dieu à partir de la nature, comme Calvin le déclare ci-dessus, quand ils ont examiné les arguments scientifiques et philosophiques concernant l'existence de Dieu. En tant que tel, Calvin croit vraiment que l'homme peut vraiment et, en fait, obtiens réellement, la vraie connaissance du vrai Dieu créateur. Deuxièmement, et ceci ne fait que prouver (encore plus) le point précédent, les êtres humains (selon Calvin, et, il faut le dire, selon Paul) suppriment, ou repousse, cette connaissance. Vous ne pouvez pas supprimer quelque chose à moins que tu en aies accès. Si vous ne savez pas « que X est », alors vous ne pouvez pas supprimer la connaissance « que X est ». Par conséquent, si l'homme supprime sa connaissance de Dieu, alors il doit posséder la connaissance de Dieu pour qu’il peut la supprimée.

La déclaration ci-dessus est rendu plus claire dans la citation suivante: « Quant à ce que  David dit, que les méchants et insensés pensent en leur cœur qu’il n’y a point de Dieu (Ps. 14: 1, 53: 1) : premièrement, ceci doit être appliquée à ceux qui, comme nous verrons tantôt, ayant étouffé la clarté de la nature, se stupéfie volontairement. Et, comme de fait, il s’en trouve plusieurs, après qu'ils sont devenus endurci par le péché, et ceci par audace et coutume, rejettent avec une rate toute souvenir de Dieu…Et c’est une juste vengeance du ciel que les cœurs des méchants ainsi endurcis, afin que, ayant fermé leurs yeux, en voyant ils ne voient plus. »[28] Remarque, dans cette citation, que l'aveuglement de Dieu aux yeux de ceux qui rejettent leur connaissance de Lui vient après que ces hommes ont déjà rejeté leur connaissance de Dieu. Dieu leur confirme, toute simplement, leur choix. Ils ne sont pas nés aveugles. Au contraire, comme nous l'avons vu ci-dessus, Calvin affirme que tous les hommes voient clairement que Dieu existe. En effet, comme cette citation, et bien d'autres, démontre, Calvin pense que si l'homme est, dès la naissance, en mesure de connaître quelque chose de Dieu par les choses que Dieu a faites, alors quand l'homme rejette, plus tard, ce qu'il a appris au sujet de Dieu, que l'homme va être confirmé, par Dieu, dans son choix.

Calvin ne pense pas, cependant, que la personne que Dieu aurait aveuglé (en leur donnant leur propre désir) est laissé sans témoin de Dieu, « Toutefois, cette semence demeure, laquelle ne peut être déracinée du tout, c’est qu’il y a quelque divinité : mais la semence qui était bonne de son origine, est tellement corrompue, qu’elle ne produit que des méchants fruits. Non, nous avons la preuve encore plus forte de la proposition que je soutiens maintenant : c’est que naturellement il y a quelque appréhension de divinité imprimée aux cœurs des hommes, étant donné que la nécessité contraint les plus méchants d’en faire confession. »[29] Selon Calvin, c’est en raison du fait, entre autres, que l'humanité supprime cette connaissance, que Dieu condamne l'humanité.[30]


Conclusion

Nous pourrions continuer, pendant un très longtemps, en énumérant citation après citation (toute dans leurs contexte) dans laquelle Calvin affirme: (1) que toute l'humanité (régénérée ou non-régénérée) est en mesure de connaître quelque chose de Dieu sans les Écritures divinement inspirées, c'est-à-dire, à travers la sensus divinitatus et à travers la contemplation de la création de Dieu, et (2) que, malgré le fait que l'homme atteint à cette connaissance, il le rejette volontairement (ce qui implique qu'il le possède vraiment), et (3) que c’est en raison de ce rejet volontaire que Dieu condamne l'homme.[31] De présenté plus de citations pour prouver ces points ne semble pas nécessaire, étant donné que nous avons déjà suffisamment examiné le sujet de cette section - la théologie naturelle de Calvin.

Nous avons vu que Calvin croit clairement que l'homme est capable de vraiment connaître et comprendre, à partir de sa contemplation de la création (qu'il s’agisse de la simple observation de la création d'une personne qui est dans l'émerveillement, ou qu’il s’agisse du regard scientifique ou philosophique d’un scientifique ou philosophe), la vérité que Dieu existe, que Dieu est le créateur de toutes choses, et que toutes choses sont gouverné par sa providence, bonté et grâce. Ceci n’est rien d’autre que la théologie naturelle. Par conséquent, il semblerait que nous sommes justifiées d’affirmer que Calvin croit que la théologie naturelle est, à la fois, possible, et nécessaire, comme manière de connaître Dieu. Bien que cette connaissance de Dieu ne peut pas sauver l'homme, c’est qui est la raison pour la nécessité, selon Calvin, d’une révélation écrite et divinement inspirée,[32] il reste que c’est, toutefois, un véritable connaissance du seul vrai Dieu (connaissance de Dieu comme créateur), qui prépare les hommes à recevoir la révélation écrite divinement inspiré dans lequel ils peuvent connaître Dieu comme sauveur.[33]



[1]Cf. Karl Barth, The Knowledge of God and the Service of God According to the Teaching of the Reformation, trans. J. L. M. Haire and Ian Henderson (London: Hodder & Stoughton Publishers, 1938). Karl Barth, “No”, in Natural Theology, trans. Peter Fraenkel, ed. John Baillie, 65-128 (1946; repr., Eugene, OR: Wipf and Stock Publishers, 2002).

[2]C’est un fait qui est très bien attesté que Van Til n'a jamais prétendu que la théologie naturelle était impossible (s’il le faisait, comme nous le verrons, ce serait de nier son héritage calviniste), au contraire, Van Til avait affirmé que la théologie naturelle n’était que possible, « véritablement », pour le vrai chrétien. Cf. Cornelius Van Til, An Introduction to Systematic Theology, vol. 5 in In Defense of the Faith (1974; repr., Phillipsburg, NJ: P&R Publishing, 1982), 15, 56-57, 64, 72-73, 76, 79, 100-109, 197, etc.

[3]Cf. Benjamin Breckinridge Warfield, “The Idea of Systematic Theology,” in Studies in Theology, vol. 9 of The Works of Benjamin B. Warfield, 49-87 (1932; repr., Grand Rapids, MI: Baker Book House, 2000). Benjamin Breckinridge Warfield, “The Task and Method of Systematic Theology,” in Studies in Theology, vol. 9 of The Works of Benjamin B. Warfield, 91-114 (1932; repr., Grand Rapids, MI: Baker Book House, 2000). As well as, Charles Hodge, Systematic Theology, 3 vols. (1940; repr., Peabody, Mass: Hendrickson Publishers, 2003). Regarder surtout les 30 premières pages du premier volume. Voit aussi, la théologien Baptiste Calviniste, A. H. Strong, Systematic Theology, 3 vols en 1 (1907; repr., Old Tappan, NJ: Fleming H. Revell Company, 1979). On pourrait continuer mais ce n’est pas necessaire.

[4]Dans ce court sommaire de la pensée de Calvin sur la question de la théologie naturelle, nous nous référerons essentiellement à ses Institution de la religion chrétienne comme révisé en 1888 (Jean Calvin, Institutes de la religion chrétienne, nouvelle édition, éd. Frank Baumgartner (Génève : E. Béroud & Cie, éditeurs, 1888), en comparaison avec l’excellent traduction anglais Henry Beveridge (John Calvin, Institutes of the Christian Religion, trans. Henry Beveridge (2007; repr., Peabody, Mass.: Hendrickson Publishers, 2012).). Nous allons donner notre propre version des textes de Calvin base sur ces deux textes.

[5]Inst., t.1, c.1, s.1.

[6]Inst., t. 1, c. 1, s. 1-2. Cette affirmation est difficile. Par exemple, est-ce que l'homme peut vraiment connaître Dieu avant qu'il atteigne le ciel? Le Nouveau Testament semblerait dire que non. Par exemple, Jésus avait enseigné à ses disciples qu'aucun homme n'a jamais vu Dieu, et que le seul chemin au Père est par Jésus; si vous connaissez Jésus, alors vous « connaissez » Dieu. Donc, aucun homme, avant l'état céleste, ne peut « vraiment » connaître Dieu. Si ce n’est pas possible, sur cette terre, de vraiment connaître Dieu, et si l'on doit vraiment connaître Dieu afin de vraiment connaître soi-même, alors il n’est pas possible, sur cette terre, de connaître, vraiment, soi-même. En d'autres termes, aucun « véritable » connaissance serait possible jusqu'à l'état céleste serait atteint. Ceci, bien sûr, crée des difficultés supplémentaires que je n’aborderai pas à ce moment.

[7]Inst., t. 1, c. 2, s. 1.

[8]Ibid.

[9]Ceci est une distinction important pour Calvin. Cf. Ibid., 7, 8, etc.

[10]Inst., t.1, c.1, s.1.

[11]Inst., t.1, c.3, s.1.

[12]Nous allons revenir à la « contenu » de la connaissance que l'homme a de Dieu plus tard. Le point ici est de mettre en évidence que, pour Calvin, le sensus divinitatus a un contenu clair et précis qui peut être formulée dans une affirmation de vérité et qui peut être acceptée ou rejetée comme vrai.

[13]Inst., t.1, c.5, s.6.

[14]Notez, aussi, l’affirmation (contre Van Til) qu’il y a un lieu commun où les croyants et non-croyants peuvent dialoguer.

[15]Rom. 1:19-20.

[16]Inst., t.1, c.5, s.1.

[17]Inst., t. 1, c.5, s.2.

[18]Inst., t.1, c.5, s.2.

[19]Inst., t.1, c.5. s.7-9.

[20]Inst., t.1, c.5, s.9.

[21]Inst., t.1, c.5, s.6.

[22]Ibid. Je suis sincèrement incapable de comprendre comment Calvin pourrait espérer en déduire l'éternité et l'auto-existence de Dieu à partir de sa puissance. Il me semble que la déduction devrait être l'inverse. Quoi qu'il en soit, nous ne sommes pas ici en train de considérer la force de sa position, mais, plutôt, nous voulons, tout simplement, l’expliquer.

[23]Ibid.

[24]Inst., t.1, c.5, s.9.

[25]Inst., t.1, c.5, s.8.

[26]Inst., t.1, c.4, s.2-4 & c.5, s. 5-14.

[27]Inst., t.1, c.5, s.4.

[28]Inst., t.1, c.4, s.2.

[29]Inst., t.1, c.4, s.4.

[30]Inst., t.1, c.5, s.11-14.

[31]Cf. Inst., t.1, c.4, s.2-4; c.5, s.10-c.6, s1; etc.

[32]Inst., t.1, c.5, s.13-14.

[33]Pour d'autres références, dont certaines pourraient être en désaccord, en partie, avec mes conclusions, voir: Michael Horton, « Knowing God: Calvin’s Understanding of Revelation », in John Calvin and Evangelical Theology: Legacy and Prospect, ed. Sung Wook Chung (Louisville, KY: WJK Press, 2009), 7-11. Wilhelm Niesel, The Theology of Calvin, trans. Harold Knight (London: Lutterworth Press, 1956), 39-53. Pierre Maury, “La théologie naturelle d’après Calvin”, Bull. de la Société de l’Histoire du protest. Franç., 84, (1935), 267ff. Jean Daniel Fischer, Le Problème de la théologie naturelle étudié d’après Calvin (Dissertation, Strasburg, 1936). Edward A. Downey, Jr., The Knowledge of God in Calvin’s Theology, 3rd ed., (Grand Rapids, MI: Wm. B. Eerdmans Publishing, 1994), 50-56, 72-86. B. B. Warfield donne une explication qui est, en tous points, semblable à l'explication que j’ai donnée ci-dessus dans son “Calvin's Doctrine of the Knowledge of God”, in Calvin and Calvinism, vol. 5 of The Works of Benjamin B. Warfield (Grand Rapids, MI: Baker Book House, 1932), 33-48.